Bouillon de culture
Saturday, 28 July 2007
Le blog en vacances
Nouvelles du blog
J'ai fait état de ma décision de me trimballer en voyage mon ordinateur pour continuer à entretenir ce blog, à condition que j'aie - selon la formule de notre Président - autre chose à communiquer que des banalités. C'est que depuis quelques jours, je reçois de nombreux emails m'incitant à continuer. Par ailleurs mes doutes concernant l'entretien du blog fin Juillet et tout le mois d'Aôut était dicté par des considérations rationnelles et productiviste coût (en heures nocturnes) résultats (en commentaires et en nombre de visites). Ce jour-là un effondrement de la fréquentation à 280 visites, m'avait semblé un signal. Mais les jours suivants ont désavoué le pronostic. Ce matin à 9h il y avait déjà 300 visites et à 13 heures 06, nous avons totalisé 49999 visites au total.
Les chiffres semblent s'être stabilisés à 11 000 visites par mois, les 14 000 visites du mois dernier étant dû aux trois jours exceptionnels du second tour des legislatives, atteignant plus 1000 visites par jour. Les commentaires, comme vous avez pu le constater, ce sont enrichis et dévoilent des personnalités de qualité, dont l'une, comme l'ai écrit ailleurs, est venue me rendre visite cette semaine.
J'espère pouvoir partir à Divonne, ou comme tous les ans, se tient un séminaire confidentiel de L'ISD (Institute for Systems Development). Cette année il sera axé davantage sur la méta-géopolitique, une application de la Théorie des Systèmes que sur la désinformation, qui fait partie de l'arsénal des théories de l'information.
Si je devais recevoir une reconnaissance officielle...
J'aimerais qu'à cette occasion on rende hommage à une institution vénérable et oubliée, dévalorisée, qui n'est plus que le fantôme du passé. Voyons si vous la découvrez et vérifiez dans un prochain article la réponse juste.
1. L'association d'aide aux orphelins de la première guerre mondiale
2. La Bibliothèque Nationale de France
3. Le Conservatoire National des Arts et Métiers
A propos de l'article du Point sur les riches
Que le nouveau président de la République passe un week-end sur le yacht d'un ami milliardaire et la France se met à bouillir. Décidément, notre pays hésite toujours entre fascination, envie ou dénonciation dès lors qu'il s'agit d'argent
Domitille Arrivet, Le Point du 26 Juillet 2007
Continuer à lire "Le journal du 28 juillet 2007, (suite)"
Tuesday, 24 July 2007
La culture "force de la terre régressive"
Entre la culture Medusa, gauche-caviar, intello-engagé, que de Closet qualifie de m... dans le système EPM qui désigne Arte, et la culture de masse qui correspond au quotient populaire moyen français, je préfère encore Médusa. Voici une belle déclaration reproduite dans Marianne du 21 au 27 juillet et généreusement attribuée aux électeurs de Sarkozy.
Les émissions intellos, déclare (Cauet) , ce n'est pas mon truc, ça m'a toujours cassé les couilles. Je préfère faire ce que j'aime et être regardé" par des millions de gens que de me branlers autour d'une caméra et être regardé par 100 000 téléspectateurs.
Que voila une formulation concise et admirable de ce que j'avais appelé un brouillon d'inculture. Si nous inversons la proposition, nous tombons sur le crédo humaniste partagé par toutes les gloires de l'humanité et incitant chacun d'entre nous à s'élever, ce que Monsieur Cauet appelle "se branler". Mozart, ça n'est pas son truc, c'est évident, mais qu'il n'étale pas "ce qu'il aime".
Les émissions débiles, m'ennuient. Je préfère aspirer à ce qu'il y a de meilleur et d'être apprécié par des centaines de connaisseurs intelligents et raffinés, que d'être consommé par des milliards d'imbéciles
Ce point de vue qui semblait naturel voici quelques décénnies, et préconisé par les artisans, les artistes, les grands poètes et écrivains, depuis quelques millénaires; cède au point de vue que je nommerai : le paradigme Cauet. Sa devise ? La voici, elle est simple et pas particulièrement originale :
Ignorant et fier de l'être, voila mon truc !
On nomme ça l'ignorance glorieuse.
Monday, 23 July 2007
Je préfère avoir raison avec Aron que tort avec Sartre
On reconnaît dans cette formule, l'exacte inversion de l'adage des repentis des positions inqualifiables de J.P.Sartre (il ne faut pas désespérer Billancourt) et qui néanmoins s'il le fallait, recommenceraient avec verve les mêmes errements. Comme Médusa est l'inverse de Force de la Terre, et que je prends le contrepied de Médusa, la nouvelle formule correspond bien à ce qui constitue ma manière de penser.
Un grand quotidien français, relevant que Jack Lang, un totem de la culture politiquement correcte, et moi-même, représentant tabou de la culture politiquement incorrect, avons été honorés par le Président de la République, m'a demandé de me situer par rapport à l'ancien ministre dela culture. J'ai eu du mal à répondre car qui peut connaître un personnage aussi polymorphe? Et d'ailleurs j'ai déjà beaucoup de mal à me définir moi-même !
Ce qui est en revanche plus intéressant, est d'examiner notre activité, comme deu faces de Janus de la culture. Mais tout d'abord il me faut énumérer quelques points de convergence.
Les deux cultures
Jack Lang a été incontestablement un des grands ministres de la culture, entretenant les meilleurs rapports avec la création vivante et ayant payé de sa personne : nul ne peut lui raconter des histoires sur tel ou tel artiste. Il est une personnalité hors pair, très populaire auprès les hommes de l'élite intellectuelle et maniant parfaitement le verbe, et sa quintessence : l'humour.
C'est lui qui aurait dit : nous sommes venus au pouvoir grâce au verbe, nous avons le pouvoir, nous gardons le verbe. Se non e vero è ben trovato.
Cela dit, il faut tenir à l'esprit que certaines personnalités d'exceptions sont -pour employer une expression de Marvin Minsky, une "société de l'esprit" à eux tout seuls. C'est dire, que comme nous l'a enseigné Korzybsky nous ne devrions pas dire Jack Lang mais Jack Lang 1, Jarck Lang 2, Jack Lang n.1,2,3,n, correspondant à autant de moments de sa carrière.
Mais cela ne suffit pas, car au même instant plusieurs personnalités partielles et contradictoires, peuvent coexister, l'une d'entre-elle devenant dominante en fonction des circonstances favorables. Ainsi comprend-t-on la position de Lang. La main gauche qui proteste de sa fidélité indéfectible aux idéaux de gauche, ignore sa main droite, qui trouve toujours des accommodements avec l'homme fort qui lui tend la main. Si ce n'était que cela ... Marianne clame certes son dégoût pour les traitres qui ont trahi le "peuple de gauche". Mais Nicolas Sarkozy, en accord avec Jack Lang répudie cette notion. Il n'y a pas quoiqu'on dise un peuple de droite et un peuple de gauche, mais un peuple de France (pour l'instant) traversé par des idées, des idéaux, des valeurs, fluctuant avec le vent sous marin des courants de la mode et de la nécessité.
Le quotidien voulait opposer la culture de gauche Lang à la culture de droite Lussato, mais je lui fis remarquer que s'il y avait bien incompatibilité ce n'était pas une question de choix politiques, mais de ... mauvaise foi tout simplement. Qu'on n'y voie aucun reproche. La mauvaise foi n'est que la tentative pour couvrir l'inadéquation entre un modèle théorique rigide, et les nécessités de défense ou de protection du territoire.
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Vacances ou travail?
Les gens commencent à partir en vacances et parmi eux les internautes qui lisent ce blog. Or, je l'ai expérimenté moi-même, en dépit du wifi il est difficile de se brancher et cela coûte assez cher, sans compter la corvée d'avoir à traîner avec soi un ordinateur portable assez lourd et dont les batteries se déchargent périodiquement, sans avertir à l'avance. La fréquentation du blog s'en ressent, puisque nous avons atteint un rythme de croisière de 300 à 450 visites par jour, mais qu'il risque malgré tout de nous retrouver au chiffre de Mai, c'est à dire de 10000 visites au lieu des 14000 visites de Juin. La question est donc, dois-je me mettre en vacances aussi et reprendre le blog vers le 10 Septembre, ou continuer mon dialogue avec un public fidèle mais restreint? Ou encore, ralentir le rythme d'émission des articles. Ce qui me fait hésiter, est le nombre de commentaires qui croit sans cesse, dont celui que je vous reproduit ci-dessous qui est réellement motivant. J'aimerai avoir l'avis de mes amis Ardiccioni, Herbe, Poil à Gratter et autres Eric. Merci.
Bonjour monsieur Lussato,
Avant toute chose, pardonnez-moi d'avance pour l'orthographe, etant actuellement en stage à Los Angeles, je dispose d'un clavier americain.
Alexandre vous a peut-etre parle de moi comme nouveau lecteur assidu de votre blog, c'est avec enormement d'interet et de plaisir que je le lis a present quotidiennement.
Etant en premiere annee d'ecole de commerce à Bruxelles, je me destine a une carriere en entreprise, et votre blog apporte vraiment un eclairage tres interessant sur tout ce monde que je connais encore tres peu. Bref, en tant que -j'espere!- futur manager et en tant qu'homme, votre reflexion est vraiment enrichissante, je voulais vous en remercier.
Je n'ai pas encore pu me procurer votre livre, Virus, que j'ai eu envie d'acheter des que j'en ai vu les principaux axes de reflexion sur votre blog (et bien avant la fameuse Masterclass pour Alexandre, dans laquelle vous resumez brievement les principales lignes de l'ouvrage), mais cette approche me plait beaucoup et j'attends avec impatience de pouvoir le lire.
Actuellement, je me pose quelques questions concernant un sujet que je trouve assez preoccupant, peut-etre pourriez-vous m'eclairer de votre point de vue, ou meme pourquoi pas en faire un sujet de votre blog, si a l'occasion l'inspiration vous manquait, ce dont je doute!
Cela concerne l'avenement de la culture du reseau internet, et notamment de la folie actuelle que rencontre le site Facebook. Vous devez sans doute en avoir entendu parler, et je me demande si cette nouvelle tendance ne peut pas avoir d'importants effets pervers.
Ce site a un succes fou chez les jeunes des couches aisees de la population francaise; le pourcentage d'inscrits dans le milieu des grandes ecoles de commerce doit etre extremement eleve, et on ne compte plus les "fils de", les noms connus, et toutes sortes de gens "qui comptent".
Bref, mes preoccupations sont diverses:
-il existe une "pression sociale" pour participer a Facebook (je pense ne pas exagerer en disant cela). Facebook est actuellement "la ou il faut etre". Est-ce un passage oblige a la creation d'un reseau, a la reconnaissance de ses pairs? Participer a ce systeme n'est-il pas un engrenage dont il est difficile de sortir par la suite (augmentation du nombre de personnes de son reseau, course a la popularite)
-Et enfin, et ce qui m'inquiete le plus, est-ce bien raisonnable de confier a une entreprise privee, creee en 2004, et dont les origines et les regles ne sont pas forcemment tres claires, l'ensemble des donnees de son reseau social? (comment on a rencontre telle ou telle personne, par qui on la connait..) Bref, n'avons-nous pas affaire a un Big Brother au visage angelique, et ne serions-nous pas (une fois de plus..) les victimes passives et insouciantes d'une dangeureuse desinformation?
Tres cordialement, Solon.Matthew.Bronstein
Article en cours de rédaction
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Thursday, 19 July 2007
Art vivant
Une application frappante de mon billet sur l'eau vive, est la création artistique. Il suffit de se promener dans les galeries et dans les musées même célèbres, pour constater qu'à côté d'oeuvres qui nous frappent et qui changent notre regard, on trouve des centaine d'autres qui sans être mauvaises, ni même médiocres, suintent l'ennui.
Le musée du Louvre est ainsi empli de centaines de mètres de cimaises où sont accrochées des peintures au bitume du XIXe siècle. Les figures sont exotiques ou mythologiques, les poses maniérées, les couleurs affadies par une sorte de clair obscur imitant l'ancien. Le temps s'est vengé en assombrissant encore ce qui l'était déjà trop et en avalant dans une nuit sans gloire, des épopées glorieuses, des portraits convenus.
Bruno Lussato avait acheté un Contraste de formes de 1913, * la meilleure époque de Fernand Léger. Son pédigree était impressionnant : il provenait de la galerie Louise Leiris et il était authentifié par Kahnweiler, le découvreur et marchan officiel de Picasso, Léger, et bien d'autres génies. Il avait été exposé par Berggruen où il avait fait la couverture du catalogue préfacé par le célèbre Douglas Cooper et l'affiche de l'expo. Mieux encore, il avait été sélectionné par le Guggenheim qui le considérait comme une oeuvre marquante de l'artiste. Un des spécialistes avait déclaré : "ce tableau fonctionne". Bruno Lussato avait analysé le tableau et avait conclu à son importance historique Mais je n'étais pas convaincue car pour moi, précisément, ce tableau ne fonctionnait pas. Il était statique, faible, sans vie. Je finis par convaincre Bruno de le vendre, car il ne tenait pas le coup devant des oeuvres de Klee, de Tàpies ou de Hartung qui faisaient partie de l'exposition. Lussato envoya la photo à Sotheby's qui, très embarrassé, répondit qu'il faisait partie d'un lot de faux Léger, fourgués à Kahnweiler. J'écrivis à Cooper qui avait préfacé le catalogue. Il répondit à l'encre rouge, ce qui est mauvais signe chez lui, que le tableau était en effet un faux et qu'il avait écrit la préface sans le voir !
* NOTE: Les Contrastes de forme de Leger sont des oeuvres héritées du cubisme, composées de cylindres, de cones, de figures au fort relief et aux couleurs élémentaires assez brutales : rouges, jaunes, bleus et blancs. Le faux Léger dérogeait à cette franchise des couleurs, il montrait des tons pastel et des dégradés qui n'étaient pas dans la manière du peintre. Il reste à se demander pourquoi les conservateurs du Musée Guggneheim; Berggruen le marchand le plus avisé, et bien d'autres, ne se sont pas aperçus de la fraude. La réponse est que la signature de Kahnweiler a orienté leur regard. Ils ont attribué à une innovation ce qui était dû à une maladresse du faussaire.
Les leçons à tirer de cet épisode sont doubles.
Continuer à lire "Le billet de Marina Fédier. N°3"
Tuesday, 17 July 2007
Chronique italienne N°21
Revue de presse
DANGER NUCLÉAIRE
La centrale de Kashiwazaki, la plus grande du monde, a déjà connu quatre incidents en dix ans. "Les données relatives à la sécurité sont fausses". Il Corriere della Sera du 17 juillet, p.11.
Le problème essentiel qui se pose, est celui de la malveillance inhumaine des terroristes et de l'erreur humaine des technocrates (cf. le billet de Marina Fedier sur l'eau stagnante : ils voient tout sauf l'essentiel).
Il existe une seule parade : loger les réacteurs dans des cavernes enfouies dans le sol. Ainsi en cas d'attaque aérienne ou de tremblement de terre, les parois de la caverne s'effondreront sur le réacteur, le scellant pour l'éternité. Deux objections :
1. Cela ne résoud pas le problème d'une infiltration terroriste.
2. Je vous parie une swatch contre une Breguet, que les cavernes ne verront pas le jour. Elle se révèleront plus coûteuses que les autres solutions, et si un jour un malheur devait arriver (cf. Rêves de Kurosawa), l'homme trouvera toujours une solution. (cf. La Prédominance du Crétin, de Fruttero e Lucentini op. inlassablement cité).
Une question : si le pire devait arriver, quelles en seraient les conséquences? L'homme ne peut regarder le soleil ni la mort, dans les yeux, cela vaut pour la mort de l'espèce.
Aliments frelatés
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Corriere della Sera, 10 juillet 2007.
Vendre des aliments frelatés n'est plus un délit. Il n'y aura que des amendes pouvant atteindre au maximum 100 000 €
Sans commentaires.
Culture selon octopus
Nicole Kidman entraîne son cerveau tous les jours. Et toi, qu'as-tu fait aujourd'hui pour ton esprit.
Plus de 10 millions de personnes dans le monde entier d'entraînent avec Brain Training du Dr. Kawashima. Découvre ton âge cérébral * et stimulent ton esprit en quelques minutes par jour, avec une série d'exercices simples et amusants. etc... La seconde édition : More Brain Training est en route.
* âge mental n'est pas un terme scientifique, il a été simplement créé pour mesurer ton score dans le jeu.
Photo : Nicole Kidman (dont on connaît les perfromances intellectuelles), mordillant un crayon en signe d'intense concentration mentale, lit un fascicule. Elle est proprement ravissante. Les bienfaiteurs de ce multiplicateur d'intelligence sont les fameux savants de Nitendo. Qui dit mieux?
Le travail fatigue, des millions de gens sont usés. Dans la liste il y a aussi les danseurs, les portiers et les barmen.
Parmi les épargnés par l'usure on trouve les politiciens, les syndicalistes; les professeurs universitaires, les pilotes.
Ces propos sont inadmissibles. Allez voir se démener nos malheureux députés, en train de serrer des mains suantes à des milliers d'imbéciles, les gens de Nicolas Sarkozy qui ont dû renoncer à une vie de famille normale et des syndicalistes qui passent le temps à semer la zizanie chez une populace inerte ! Quant aux professeurs universitaires, dont je suis, je puis témoigner que toute ma vie j'ai travaillé vingt heures par jour, dont une par semaine, réservée à l'enseignement et une à préparer mes cours. Le reste est épuisant : réunions, séminaires, batailles pour de maigres privilèges, recherches de crédit pour décrocher une place d'avion de deuxième classe et une chambre d'hôtel, de troisième. Il y a de quoi être aigri contre les salauds d'entrepreneurs, qui ne font que créer des emplois et gagner du fric. Et aigri, je le suis. Comme bien d'autres de mes collègues, je me suis pointé chez Larguiller. (Oui, c'était moi!).
Vous croyez que je plaisante? Et bien non. Voici la définition officielle du mot "usant" (usurante). "Qui use, qui déchire. Activité usante : un travail qui soumet le corps, l'esprit à une usure excessive, c'est à dire une dégradation suite à un fonctionnement prolongé".
Or, comme vous le constatez, je travaille non stop de sept heures de matin à cinq heures, dont quatre passées de une heure à cinq heures du matin. J'ai fait le calcul. J'aurais dû prendre ma retraite à l'âge de vingt quatre ans, tout de suite après avoir décroché mon diplôme. J'ai l'intention d'exiger la rétroactivité et j'incite mes collègues professeurs, fonctionnaires, ronds-de-cuir, diplomates, pilotes de ligne, syndicalistes et politiciens à se joindre à moi contre ces propos discriminatoires. Nous revendiquons notre droit à la paresse ... pardon, lapsus calami, notre droit au non travail.
Meurtre au polonium
Ou ils sont fous, ou c'est moi qui le suis. Voici un gugus qui s'amuse à tirer la queue du tigre qui dort (à moitié) et ce qui dernier rêve à son élimination. Comme il n'y a rien de plus simple que de louer les services d'un honnête tueur à gages, discrétion assurée, ou au pire, si on cherche les ennuis, un accident style Diana, l'affaire aurait été vite conclue pour quelques milliers de dollars. (Je ne connais pas les tarifs, mais je puis me renseigner, discrétion assurée). Or, ils trouvent le moyen de monopoliser une escouade au complet pendant des mois, puis de signer le meurtre avec un moyen qui les désignent sans confusion. Comme cela ne suffit pas, il faut aussi le signer. L'auteur du crime prendra soin de laisser des traces radioactives dans tous les lieux où il traîne, avant de regagner la mère patrie. Deux hypothèses s'affrontent :
1. Les gens des services secrets sont un ramassis de sombres crétins, paranoïaques et dépensiers. Ils sont dirigés par ces bureaucrates dont parle Marina Fédier dans "eau vive". Il s'agit ici d'eau stagnante et l'agencement du meurtre a été fait avec l'intelligence qui caractérise les chefs de ces services : ils voient rien, ils comprennent rien, ils n'écoutent rien, mais ils agissent.
2. Il s'agit d'un montage machavélique dirigé contre la Russie (c'est la thèse russe).
Les images ne mentent jamais.
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Interrogeons-les. Scrutez le visage pathétique d'Alexander Litvinenko (Corriere della Sera 17 juillet 2007), passé, il faut l'avouer par Photoshop. Le drame est tout entier dans l'expression triste, désabusée, les yeux las et accusateurs, fixés vers le lointain. Une victime vouée à une mort atroce.
Ajoutons quand même qu'Alexander est un ex-colonel du KGB, ce qui n'est pas un brevet de sainteté.
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Voici le féroce Lugovoi, ex agent russe, et accusé d'avoir empoisonné son ex-camarade.
La bouche est accusatrice, les yeux d'un fanatique, aimeriez-vous affronter un tel adversaire?
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"Le gouvernement Poutine n'a pas compris avec quel sérieux nous traitons le cas de l'ex-espion occis.
(Le Foreign Office)
La photo ci-contre du ministre des affaires étrangères David Milliban, exprime cette farouche résolution qui nous rassure : justice sera rendue, proclame le visage tendu et l'expression intelligente de ce haut personnage. Poutine n'a qu'a bien se tenir.
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