Le billet de Marina Fédier
Friday, 10 August 2007
Aliénation quantique, deuxième partie
Le but de ce blog est de lutter contre la désinformation, et de découvrir l’information qui se cache derrière l’information, celle de surface, que l’on trouve dans les publications officielles. La désinformation commence lorsqu’on cesse de séparer les faits des constructions auxquelles ils donnent lieu, et des interprétations plus ou moins influencées par nos croyances.
En ce qui concerne les faits relatifs à la mécanique quantique, ils sont les suivants :
1. Il n’existe pas d’observation neutre. Le fait d’observer un phénomène le modifie.
2. On ne peut rien affirmer de sûr à propos d’une particule élémentaire car l’incertitude contamine toute information à son sujet.
3. Si l’on appelle un objet, un corps matériel, identifiable, animé ou pas, doté de propriétés « normales » qui en fonde le caractère solide et concret, les constituants fondamentaux d’un tel objet ne se comportent pas comme des objets de plus petite taille, on ne peut pas les considérer comme des objets.
4. Soit entre deux entités situées dans des régions distantes de l’univers, communiquent et interagissent entre elles sans énergie, donc sans matière, soit la réalité ultime (au niveau du constituant le plus élémentaire) se situe ailleurs que dans l’espace-temps.
Comment essayer d’interpréter des faits aussi incompréhensibles ? C'est-à-dire quelle idée se faire du réel lorsque l’abstraction et la contradiction troublent notre bon sens ?
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Thursday, 9 August 2007
Aliénation quantique. Première partie
On s'est dèjà penché plusieurs fois dans ce blog sur les paradoxes entraînés par la physique quantique, notamment à propos du poisson soluble, du chat de Schrödinger et de la non-séparabilité. Je désire revenir sur ces notions en les revisitant dans l’optique des changements de paradigmes propres au XXIe siècle et de leur signification (s’il elle existe) qu’elle revêt pour notre compréhension du monde .
Un changement de paradigme non assimilé.Une première remarque est que plus d’un siècle après, le changement de paradigme induit par la révolution quantique n’a toujours pas été digéré. On continue de faire, de vivre, de penser, comme s’il appartenait à un monde à part, disjoint du réel, en quelque sorte, aliéné. Cela nous rassure, car si ce n’est pas le théoricien quantique qui est aliéné, et que ses concepts traduisent bien le réel, c’est que c’est nous qui le sommes ! Quelle que soit la manière dont en l’envisage, on retombe toujours sur une aliénation quantique. D’ailleurs Niels Bohr exprimait bien ce sentiment quand il déclarait :
Quiconque n’est pas choqué par la mécanique quantique quand il la découvre, ne l’a certainement pas comprise.
En ce qui me concerne la réciproque n’est malheureusement pas vraie, puisque je suis choquée par les implications de la révolution quantique, sans pour autant comprendre la théorie qui la sous-tend. C’est pourquoi je vais m’efforcer d’un peu mieux saisir à quoi pourraient correspondre les concepts quantiques dans mon propos essentiellement tourné vers le sens de notre existence et la quête d’une spiritualité en accord avec le siècle qui commence.
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Saturday, 4 August 2007
À la rencontre de l’âme sœur
Notre psychisme est marqué par le moi existentiel, conditionné par le milieu social, la famille, la culture, la carrière, les succès, les échecs, la sédimentation des expériences, le statut et la position socioprofessionnelle, les repères qui nous situent dans le monde. Mais à côté, ou plutôt en dessous de ce moi existentiel, chacun de nous possède un être authentique, être par rapport au paraître, que Karfried Graf Durkheim (Le Centre de l’Être, Albin Michel, 1992) nomme le Moi essentiel, et que Carl Gustav Jung appelle le Soi. Cet être authentique loin d’être le fruit de nos conditionnements, est une source jaillissante de tous nos désirs, de notre génie propre, que Joseph Campbell identifie comme un bliss, le destin intérieur, cette vocation irrésistible, cette expression de notre génie propre. Nietzsche l’a fixé dans sa célèbre injonction : deviens ce que tu es.
L’être essentiel est au-delà de toutes les conventions, c’est ce noyau vital, ce moyeu, que représente la façon dont l’être universel se manifeste de façon spécifique, personnelle dans l’existence. Il se trouve en opposition avec le moi existentiel, façonné par la société, par nos préjugés, par les influences que nous absorbons comme des drogues. C’est dans la tension entre les deux pôles : essentiel/existentiel que pour Durkheim réside le problème central de l’homme.
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L’Entreprise citoyenne
On parle beaucoup de l’entreprise citoyenne, notamment à propos de Gouvernance. L’idée générale est qu’on ne saurait plus considérer une entreprise comme une entité dirigée uniquement en fonction des intérêts des seuls actionnaires, mais qu’elle doit tenir compte également des stakeholders, des parties prenantes, parmi lesquels les femmes et les hommes qui y travaillent et qui coopèrent à son développement, les clients qui la font vivre, et l’environnement qu’elle contribue à améliorer ou au contraire qu’elle dégrade.
Si l’on veut éviter que ce concept dépasse le stade des idées creuses, il me semble qu’il faille sérieusement se préoccuper de l’évolution de la femme dans le travail. Son efficacité n’a plus besoin d’être démontrée, et elle tient à sa complémentarité avec l’homme. Ensemble ils peuvent aborder simultanément sous deux angles différents la vision politique et entrepreneuriale d’une organisation, ce qui constitue un enrichissement considérable. Le Yang, valeur de croissance et le Yin, valeur de conservation et de préservation de la planète, se recouvrent et impriment un rythme vital à la société. Celle-ci est de plus en plus fragmentée en classes disjointes, non communicantes : enfants, jeunes, vieillards et la femme qui travaille ne peut plus assurer les failles face aux exigences d’une mondialisation qui se répercute dans le quotidien des entreprises et le management du personnel.
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