Théories des systèmesIntroductionSystème : une notion fourre-tout *** LA THEORIE DES SYSTEMES
La notion de système est fondamentale à notre époque, car elle met l'accent sur les structures et les relations plutôt que sur la nature des acteurs. Elle est plus galiléenne qu'aristotélicienne. Dans mon cours au CNAM sur la TDS , j'avais dénombré plus de 80 définitions du mot système, y compris le système D, qui est son antithèse!
Il existe autant de théories qu'il y a de définitions du concept. La théorie la plus faible (c'est à dire minimale) définit le système S comme résultant du couplage entre l'univers U, ou ensemble des éléments de S, et la caractéristique A, ou ensemble des relations entre les éléments. Lorsque A est stable, et significatif, on la nomme "structure". De ce fait, un tableau, une architecture, une symphonie, un ordinateur, sont des systèmes. Mais ceux qui trouvent trouvent trop générale cette définition, due à Klir et Valach, font intervenir des notions de temps (Théorie des systèmes évolutifs de Vogel), d'interaction avec l'environnement, (systèmes ouverts ou sémi-ouverts), d'aléas et de chaos, ou enfin de complexité (systèmes héorarchisés) et de densité des relations (systèmes intégrés). Un système statique comme celui de Klir et Valach est nommé "assemblage systématisé".
La TDS est holistique, c'est à dire qu'elle se refuse à réduire le comportement d'un système à la simple analyse des parties qui le composent. La structure a un rôle déterminant, ainsi que l'ont montré les descendants de la Gestalt Theorie. J'ai dans un ouvrage datant d'un demi siècle, défini la validité de la TDS par rapport à l'analyse des système qui néglige les propriétés systémiques dues à la structure. J'ai émis l'hypothèse que plus un système est complexe, plus sa structure est rigoureuse, plus les éléments sont homogénéisés et de faible importance par rapport aut tout, plus les propriétés systémiques sont importantes. Par exemple un ordinateur obéit presque exclusivement à la TDS. La spécificité de ses composants est quasi nulle par rapport à la complexité des programmes et des logiciels. De même dans une bureaucratie, les règlements ont plus d'importance que le libre arbitre et le tempérament des agents. La bureaucratie est faite pour cela. En revanche, un gouvernement est largement tributaire du caractère et des convictions des ministres et des partis auxquels ils adhèrent.
Dans cette rubrique on explore des propriétés peu connues des systèmes qui influent sur le destin de notre planète : seuil de complexité au delà duquel le comportement du système devient incontrôlable (catastrophe, selon Thom), degré d'intégration et de centralisation, phénomènes de cercles vicieux (rétroaction positive) conduisant à des révolutions, modularité (échange standard des parties du système sans compromettre sa viabilité). La théorie des systèmes est complémentaire de la théorie de l'information. La TDS explore les organes, la TDI , les flux qui animent l'organisation.
Samedi, 7 juin 2008Le journal du 6 juin 2008CHRONIQUE
Le karma existe-t-il?
C'est certainement un concept flou, composé de notions tout aussi imprécise comme " histoire qui bégaie" destin, ce soir à Samarcande, impossibilité d'échapper à un cycle immuable, comportement répétitif, évènement cycliques fatals etc...
Dans le droit fil du journal d'hier "faut-il le dire", je suis sans cesse confronté dans les affaires comme dans la vie courante à des phénomènes karmiques. Une exception : le milieu des affaires. L'argent domine tellement tout, que la seule dimension karmique se réduit à un style opératoire : impulsivité, préméditation, ruse ou agression.
J'ai été frappé de plein fouet dans ma carrière personnelle comme professionnelle par ces fatalités, et j'ai fini par comprendre que j'ai abordé la vie du mové côté. J'ai attendu mon âge et mon expérience pour comprendre, ce que tout un chacun répète, et pour découvrir des truismes. En cela peut-être suis-je proche de mon prétendu ancêtre Moché Luzzatto, le plus illustre cabaliste qui bien souvent, traversé par l'ouragan de la prophétie, en oubliait les réalités courantes. Ma mère, en revanche, issue de Florence (la famille des Donati descent d'une Donati, la femme de Dante Alighieri) était comme tous ses ancêtres - et moi-même hélas - dotée d'une incorrigible naïveté et d'un coupable désintéressement. Mon grand-père, médecin-colonel, la coqueluche de ces dames ne faisait pas payer ses patients, riches ou pauvres. Et comment faire bouillir la marmite? Ma pauvre grand-mère, Anna, en était réduite à demander aux riches, qu'ils aient la décence de payer leur consultation ! Tâche ingrate s'il en fût.
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On connait la pièce de Jean Giraudoux La guerre de Troie aura-t-elle lieu ? mis à part que c'est de l'effondrement monétaire dont il s'agit. On ne souvient que les géopoliticiens prévoyaient une véritable catastrophe le billet de banque, les actions, le papier monnaie ne valant plus, l'or confisqué et réquisitionné (cela est en train), seule la Suisse qui échappe à l'union monétaire se voit échapper à la catastrophe.
En revanche, de moins en moins nombreux les banquiers se posent des questions angoissantes. On entend dire que l'amérique est solide et vit en autarcie en dépit d'un pouvoir d'achat dont il faudra acquitter en pétrole et en exportations qu'on payera en monnaie de singe.
La première dérive aboutit en 1961 à la suspension de la parité de l'or entreposé à Fort Knox. La monnaie se mit à flotter. La mesure était prise à la suite de la guerre du Viet Nam. Mais le dollar jouissait encore d'un prestige certain qui le rendait attractif pour les investisseurs. Mais de dérive en banqueroute; le pire est arrivé. Cependant, aux Etats Unis,on jouit d'une certaine stabilité et elle fait illusion.En effet on confond le dollar à usage interne,à usage "domestique" qui est payé par les masses monétaires du monde et le dollar "foreign". qui est payé par la dette du monde.
Revenons-en à la catastrophe préconisée par les mauvais augures: elles signifierait l'incapacité de la force américaine à faire face au maintien du papier. Cela représenterait une préférence des investisseurs pour l'€ ou la mise en place de circuits parallèles gagés sur du métal précieux et situés en Suisse.
Reste le plus effrayant :l'incapacité de la Fed de contrôler et maintenir le dollar. Ce serait le scénario catastrophe qui devrait exploser à la rentrée.
Quoi qu'il en soit rien n'est sûr, même le marché interne américain subira une forte baisse de pouvoir d'achat.. Et pourtant, on nous dit que le monde occidental regorge de richesses non employées et sous-investies. Samedi, 12 avril 2008Le journal du 12 avril 2008CHRONIQUE LES ETATS-UNIS VONT-ILS SAUVER LA BOURSE?
Où les paris sont lancés. une récession sévère se produira, mais le système monétaire et la fausse monnaie seront maintenus et la fiction perdurera à la satisfaction générale.
J'avoue être troublé. On parle de tout : des chiens écrasés, du foot, du pouvoir d'achat, du social, des retraites comme si les dés étaient jetés et le système boursier toujours vivace.Les achats d'or ou de pierre, ne seraient que de simples palliatifs au cas - improbable - où ... Bref, comme le dit justement Bretteur, c'est le café du commerce.
Si les USA réussissent leur pari, la catastrophe serait ainsi détournée. L'or connaîtrait un reflux sensible ainsi que les immeubles, les fermes et les produits exceptionnels.
Mais ce serait sans compter avec le fait que les gens au chomage ne retrouveront pas d'emploi, et on ne mange pas des actions. La titrisation et les Hard Edges, ont ruiné la confiance, nul sanctuaire, nul rattrapage, une inflation galopante. ne seront pas évités.
On le saura très vite.
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Je continue mon investigation sur les trois possibilités.
1. L'hypothèse minimaliste. Il y aura une récession gravissime dont les gens redoutent les effets, qui ne seront pas pires que celui de la dépression qui a suivi l'écroulement du nazisme et où on chargeait des tombereaux de billets sans valeur. A une nuance près : la crise de l'Allemagne était locale, les alliés prétèrent main-forte, et surtout les allemands ruinés étaient prêts à s'expatrier. Aujourd'hui, la récession étant planétaire, grâce aux effets systémiques de la globalisation, il n'y a plus de sanctuaire, nul n'est plus à l'abri, si on excepte les pays non touchés par la spéculation et très riches en ressources réelles : la Russie, L'inde, Costa Rica les puissances du Golfe. Où voulez-vous donc émigrer? Où les victimes de l'illusion américaine vont-ils donc se réemployer? Le grand public est inquiet mais loin de se douter des conséquences de cette très grave récession.
Cette hypothèse alarmante fait l'unanimité des spécialistes, mais le public est simplement perturbé. Jusqu'ici la Banque Centrale, responsable perséverait dans l'erreur et en atténuait les effets. Le coup de tonnerre éclata aujourd'hui à la stupéfaction générale. La Banque Centrale en la personne de son président, mit en garde le public contre le danger gravissime qui nous attend, désavouant ainsi la certiitude affichee d'un contrôle de la situation.
C'est le point de vue général (pour ceux qui se préoccupent d'autre chose que la défense de leur pouvoir d'achat à court terme. C'est aussi celui de M.Bronstein avec qui je viens de déjeuner tout à l'heure et qui pense que l'Amérique placée devant un danger mortel fera l'impossible et le nécessaire pour injecter de l'argent dans un système pourri, pour contrôler la situation d'une manière réaliste et sauver le système bancaire.
Il existe deux voies de s'enrichir : celle qui consiste à créer des richesses réelles, comme des industries bien gérées et en expansion, animées par un pesonnel dur au travail et aimant leur entreprise. (On trouve cela en Allemagne, d'où sa prospérité). Une autre est de ne pas travailler, est de spéculer. (Cas des Hedge Funds) et en projetant des années de succès passés dans le futur. C'est ce que l'on appelle regarder le futur dans le rétroviseur. Les modèles statistiques innombrables édités par les cabinets les plus prestigieux, prouvent que le risque devrait être de moins que 1/1000. Certes, tous savent qu'une récession grave est inéluctable, voire un effondrement, mais pour eux les systèmes financier et monétaire resteront indemnes. Et puis le monde est riche, en particulier l'Europe (sauf la France) qui a considérablement évolué et a un niveau bien supérieur à l'Amérique de Bush. Les Américains ont malheureusement perdu l'habitude de travailler réellement et il leur sera difficile de changer. Le monde monétaire et financier est devenu, on le répète, un immense Hedge Fund planétaire.
Le second point de vue peut se nommer le scénario première catastrophe, qui déclencherait avant les vacances, voire dans quelques mois. C'est celui des géopoliticiens et d'un grand nombre de technologues informaticiens qui risquent de tout perdre.
Je suis moi-même dans le camp, aujourd'hui disparu des organisateurs (Efficency work), détruit par les informaticiens. C'est le seul qui permettrait le retour graduel à la normale en empêchant qu'on crée autre chose que des richesses concrètes, qui aient du sens pour les travailleurs à tous les niveaux de la hiérarchie et qui ne les distrayent pas pas des tâches réellement productives au profit de la paperasse, des appels d'informations technocatiques innombrables, tout cela pour alimenter des modèles malades, coupés de la réalité, des ordinateurs insatiables, et pis que tout des réunions interminables et redondantes de Conseils d'Administration et autres rites obligés. Ceux qui siègent autour des tapis verts et des tables d'acajou victoriennes , pour plaire aux actionnaires ou pour toucher des jetons de présence, ne comptent pas parmi les partisans de la simplification. Il agissent comme si leur temps était gratuit. Il en est même pour adorer ces rites.
Quant à moi, je ne suis pas objectif. J'ai dû renoncer à tous mes postes d'administrateur, car je parviens pas à rester évéillé plus d'une dizaine de minutes pendant ces cérémonies ! C'est une véritable maladie, ou peut-être une allergie? Bruno R. qui est venu à contre-coeur me rendre visite, grand patron d'une banque privée réputée, et grand officier de la légion d'hommeur, est le prototype de ceux qui président ces cénacles. Grand, large, majestueux, dédaigneux et sûr de lui, son visage rappelle un bifteck un peu cru !
Je le répète, pour les tenants du scénario catastrophe, il ne s'agit pas d'inquiétude, ni d'incertitude,mais d'inéluctabilité. Vous vous en doutez, Bruno R. récuse vigoureusement ce scénario. Continuer à lire "Le journal du 4 avril 2008" Mardi, 25 mars 2008Le journal du 24 mars 2008Chronique LE BLUFF DU FUTUR C'est le titre du livre le plus connu de Georges Elgozy, un des hommes les plus extraordinaires que j'aie rencontré, animateur du Cercle Hippocrate financé par le magnat de la pharmacie Jacques Servier, provenant comme lui d'Algérie. Il ajoutait à une culture prodigieuse, un humour très fin tout en allusions. Elgozy c'était l'esprit de finesse porté à un point extrême, un charme et un charisme exceptionnel et la modération qui caractérise l'honnête homme et l'humaniste du XVIIIee.
i Continuer à lire "Le journal du 24 mars 2008" Lundi, 24 mars 2008Commentaires sur la grande catastrophe.Perturbation localisée ou désastre planétaire ? Le papier financier, est fondé sur un système en faillite. Celui des établissements financiers planétaires. Les dominos s'effondreront.
Ceci est du court terme, et on se rabattra sur des biens qui ont une valeur intrinsèque. Or, terrains, oeuvres d'art exceptionnelles, immeubles et maisons bien placés et où après une période de stagnation, seront un rempart contre un papier aussi artificiel que les assignats de Law.,l'or, l'immobilier de qualité exceptionnel, soit très luxueux,
Ce qui est autrement plus grave et que les financiers se refusent à vouloir envisager (phénomène de dissonance cognitive entre le modèle dont ils vivent et une réalité très perturbante) c'est que le système s'effondre totalement entraînant dans sa chute le monde entier et des phénomènes migratoires extrêmement graves. Cette grande catastrophe va profiter aux valeurs intrinsèques comme le pétrole, le gaz, le nucléaire, les tableaux et objets exceptionnels et rare, le petits studios à proximité d'une université, des pièces d'or soigneusement séléctionnées une à une(ce qu'il est impossible à faire dans le cadre d'une commande),
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Jeudi, 20 mars 2008Journal du 20 mars 2008CHRONIQUE Les conséquences des conséquences
Un des traits qui caractérise notre beau pays, est la volonté opiniâtre de ne pas effrayer les Français. Nous nous trouvons en plein tremblement de terre et les pires catastrophes nous menacent, et le public n'en est pas conscient. A relativement court terme nous risquons un chômage massif, un afflux migratoire irresistible, la disparition rapide de toutes les PME, des artisans, des classes moyennes, une crise de trésorerie sans précédent. Cette apathie empêche le public de réagir, puisqu'on laisse entendre à des remèdes miracle et qu 'il sera toujours temps de réagir.
Mais pourquoi cette aboulie est-elle propre à la France? Quelle main invisible nous prive de tout sens des réalités? Si on a critiqué à juste titre les américains de ne jamais penser aux conséquences de conséquences et de ne voir que leur intérêt à court terme en tournant tout à leur profit, ils sont néanmoins au courant de l'extrême gravité immédiate de la situation, comme d'ailleurs tous les pays européens... sauf nous? Nous ne prenons même pas en compte les conséquences au premier degré.
Je le répète, pourquoi la France?
Continuer à lire "Journal du 20 mars 2008" Lundi, 4 février 2008Masterclasses en désinformation IILes bases théoriques du jugement. Systémique et désinformation. Pour Alex. SOURCES Théoriques
Les travaux de l'ISD Ils datent du temps où je travaillais à Wharton sous l'équipe des illustres, Russel Ackoff, Ernst Dale, Jay Morgan, sous la direction du gourou Hazan Ozbekhan, dit le"Grand turc".
A ce moment nous avions constitué une équipe de quatre complices, tous professeurs d'université de haute réputation et d'un statut académique qui assurait leur prestige.On se rencontrait dans la villa d'Adrian Mc. Donough, auteur de information économique, qui le premier développa la notion de value Side/vs Cost Side Il aboutit à la conclusion que plus la capacité et la puissance des ordinateurs grandissait plus la productivité des systèmes informatiques baissait. Il rencontrait ainsi le principe de Russel Ackoff pour qui la productivité des systèmes géants de puissance et de mémoire, baissait considérablement avec la taille et le mémoire. C'était un prolongement de la notion de overhead et de parkinsonisme. L'ordinateur a pour but son expansion et sa gestion au détriment au rapport coût efficacité.
En tant que professionnel de gestion et défenseurs de la productivité de nos clients, nous nous opposions ainsi directement à la stratégie des constructeurs et des producteurs, des conseillers en informatique au détriment de notre corporation (on devenait politiquement incorrects) et de toute les richesses accumulées au dépens du client.
Notre groupe accepta à continuer ses investigations, mais dans l'anonymat : payements occulte dans toute la planète ou aides pour des missions, des frais d'hotel.
L'ISD était le pseudonyme qui servait de filière pour alimenter ces collègues de très haut niveau mais l'évolution des membres,, l'adjonction des spécialistes géopolitiques internationaux réservant pour nous des informations non politiquement correctes; l'explosion des frais d'avion et d'hotel, firent exploser les coûts entraînant des difficultés financières. L'avantage de ce système dispensieux, et qu'il m'évita de me déplacer dans le monde et de me donner une plateforme idéale d'observation.
Par ailleurs les sujets étaient tournés vers la géopolitique (cybernétique) la science des liens hypercomplexes, et la distorsion des médias culturels (Faits culturels, inteprétation biaisée d'oeuvre d'art) particulièrement éclairante. Continuer à lire "Masterclasses en désinformation II" Lundi, 7 janvier 2008Une leçon magistrale sur la RussieLe maître et l'étudiant. Le dernier décodage de la situation en Russie Pour en finir avec mes salades russes, j'a fait appel à un spécialiste de la Russie, que l'on ne nomme pas ici. C'est le plus réputé, et me semble-t-il avec raison. Il est venu me consacrer des heures précieuses, mais ne pense pas avoir perdu son temps, ce qui est un grand honneur pour la nullité que je représente dans ce domaine.
Je lui ai proposé les règles suivantes :
Le maître n'hésite pas et dicte les DRAMATIS PERSONAE
LES GRANDS ACTEURS
POUTINE a au départ endossé un rôle pour lequel il n'a pas été fait. Puis, il a su faire preuve d'envergure. La fonction a créé l'organe. Il a acquis une intelligence générale de la Russie et une autorité que peu de concurrents peuvent lui envier. Le Poutine de 2008 n'est plus celui que nous connaissons. Il a surtout appris à bien juger les gens, ce qui est particulièrement difficile.
Dimitri MEDVEDEV, n'est pas la femme de ménage méprisée par Setchine. Il est dur, très dur, intelligent et à a base de la réindustrialisation de la Russie. Gazprom fait illusion. Ce n'est qu'un levier dont il s'est servi pour distribuer l'argent qui circule. Medvedev est pragmatique et son discours est très difficile à décoder faisant de son cheval de bataile la priorité nationale Son défaut : il n'a pas d'accès sur les relations internationales. Poutine influencé par le clan Setchine a accrédit l'idée que n'étant pas fiable dans cette sphère, en cas de catastrophe internationale, seul Poutine serait le recours. Continuer à lire "Une leçon magistrale sur la Russie" Mercredi, 19 décembre 2007Le journal du 19 décembreLe moineau et le dinosaure Master Class pour Alexandre A propos de la notion de "covenant".
Le mot "covenant" est d'origine écossaise, forgé par en 1588 pour consolider l'union de l'église presbyterienne. Dans les pays anglo-saxons, c'est un terme représentant un pacte ou une convention. Dans certaines grandes compagnies, (IBM,le CMC, La Shell, le Présidium) c'est une clan qui regroupe des fidèles de la Compagnie et échappant au mercantilisme.
Les membres d'un covenant sont régis par un contrat moral avec la "Compagnie". La Compagnie prend en charge les intérêts, la sécurité, la stabilité des membres, et en retour en obtient une fidélité inconditionnelle. Il eût été inconvenant d'imaginer le membre d'un covenant "trahir" en se vendant au plus offrant. Un exemple de firme à covenant, est l'Oréal du temps de Guy Landon et de Frnçois Dalle, ou encore le BHV sous la direction de Georges Lillaz.
Le rôle de l'organisateur "maison" Lorsque j'entrai dans la carrière d"efficiency expert, ce métier était très synthétique et empreint de bon sens. Il exigeait une connaissance étendue et polyvalente qui mettait à contribution les experts en matière plus spécialisée de contrôle bugétaire, d'informatique ou de marketing. C'était le médecin de famille et l'institution non écrite du covenant, favorisa cette optique pragmatique et long terme. L'organisateur devait donc connaître, apprendre et conseiller les membres de l'entreprise et arbitrer les choix de faire appel à tel ou tel cabinet d'expertise. Un organisateur était l'architecte de la structure, il en connaissait les points faibles, les minuscules défauts de cohérence qui provoqueront les failles graves de l'après demain. Pour cela huit bonnes années d'études théoriques en matière de systémique, et de productivité, sont nécessaires.
Avec le temps la valeur et l'efficacité augmentaient et atteignaient leur apogée vers la fin du covenant. La sédimentation unique des expériences permettaient une vision, un discernement, un recul irremplaçable. A une condition : c'est que l'on protège l'organisateur du surmenage et qu'une grande partie de son temps se passe à accroïtre sa compétence.
C'est ce qui explique que les pus fameux experts de l'Europe furent de professeurs (comme Ernst Dale), Stafford Beer, Howard Morgan, et le célèbre et inusable Peter Drucker, qui comme Karl Bohm, eut un carnet de commande chargé jusquà la fin de sa vie. Je connus bien ces ancêtres illustres, qui me transmirent leur héritage et leur éthique.
La naissance des grands cabinets d'expertise. La tendance à la spécialisation et au professionnalisme, conjuguée avec l'acroissement de la complexité de la legislation, se refléta par les Mc.Kinsey, et autre Cegos. Les organisateurs disparurent et furent remplacés par des spécialistes sachant tout sur rien, et dont l'obsession fut de facturer les heures et les pages de rapport en les gonflant.
Certes, lorsque des problèmes très pointus de haute technologie se présentent, on doit bien faire appel à des compétences de haut niveau, mais elles ne dépendent ni du prestige, ni des effectifs du cabinet. Et même dans ce cas le médecin de famille : l'organisateur maison demeure indispensable. Celui qui aime et connaît depuis de lustres la "maison" et qui est ainsi doté de l'oeil clinique bien plus précieux que tous les logiciels de recherche et les études de cas.
Le dinosaure On l'aura peut-être deviné, je suis un de ces organisateurs "maison", appointés au forfait et défendant ses intérêts; je compris mon erreur quand tout mon entourage se mit à me considérer comme un fou. En effet, dans certains cas, je ne fais pas un travail opérationnel ou d'envergure pour des nouveaux venus, mais je leur transmets des connaissances générales, ma vision, j'essaye de les ouvrir vers autre chose que que le succès professionnel C'est un travail de professeur, et un professeur de médecine de haut niveau, ne se fait pratiquement pas payer. Je ne me suis donc pas fait payer, lorsque mon élève était doué et doté d'un très haut potentiel.
Mes collègues me tinrent le discours suivant :
Covenant élargi Continuer à lire "Le journal du 19 décembre" Dimanche, 9 décembre 2007Micropuce de managementLa cagnotte vidée Un des plus véhéments adversaires de Nicolas Sarkozy, lui reproche à juste titre de casser la cagnotte de l'intéressement pour distribuer des cadeaux de Noël. Comment lui en faire grief? Lorsque dans certaines PME, 30% du capital a été légué par le fondateur aux collaborateurs, capital qui ne sera débloqué qu'au bout de quelques années de dévouement à l'entreprise, ou à la retraite, le but est de protéger la PME des prédateurs et de mettre les employés les plus modestes à l'abri de OPA. Un autre but est de dissoudre la frontière employé-employeur et de supprimer les classes. Enfin cet argent est réinvesti dans l'entreprise et surveillé avec beaucoup de sérieux et de ponctualité par les travailleurs de la base, qui épluchent les comptes, et s'interessent à la gestion en bon père de famille de LEUR firme.
En supprimant cette cagnotte, on enseigne aux employés le court terme, on les détourne de l'esprit de parcimonie et de pensée long terme, on coupe tout pari sur le futur, à tous les échelons, on supprime de l'emploi et on détourne la distribution de l'argent, du travail pour tous et en France, pour le dilapider en gaspillages éphémères, qui ne profiteront qu'aux pays du tiers monde, et procurant l'exaltation hilarante de celui qui casse la tirelire pour s'acheter un écran à plasma coréen. L'année d'après, le Président sera obligé de trouver un autre subterfuge, un autre palliatif.
Tout ceci,je l'ai écrit dans un billet récent et je conviens que c'est du rechauffé, ou plutôt qu'il le saurait, si on faisait abstraction de l'autre côté des choses.
Continuer à lire "Micropuce de management" Dimanche, 2 décembre 2007Masterclass pour AlexandreLes matrices de Welch et de Breton
Continuer à lire "Masterclass pour Alexandre" Le journal du 2 decembrePause Une tendance divergente continue à marquer l'évolution du blog. D'une part, le nombre de visiteurs accuse une chute sensible, frisant à présent les 700. D'autre part jamais les commentaires n'ont été si passionné, si passionnants, avec juste ce qu'il faut de diatribes pour pîmenter le débat. Dans ce qui peut paraître le plus fanatique, le plus engagé, des jugements, il y a toujours un fond indéniable de vérité et on ne saurait l'évacuer comme une simple réponse à un commentaire. Cela à mon avis mérite mieux que cela. Aujourd'hui, les commentaires ont été si riches que je nai pu répondre sérieusement à tous et que j'ai dû renoncer à ma chronique habituelle. La réponse à mes internautes est prioritaire par rapport aux billets. Et puis, je veux experimenter l'effet d'une pause.
Masterclass pour Alexandre La difficile sélection La malédiction des entreprises en déclin ou fossilisées est leur incapacité de mettre en oeuvre la nécessaire méritocratie : faire progresser les compétents et les motivés, éliminer les bras cassés (qu'on ne me dise pas qu'on ne sait pas ce que c'est!). En France, Médusa récuse absolument cette distinction et protège les nuls au détriment des plus valeureux qui partent ailleurs. C'est un prolongement "haine des riches", caractéristique des pays communistes. On coupe la tête aux meilleurs, c'est à dire les "riches de connaissance" censés venir de milieux favorisés. On n'aime pas les "jeunes riches en compétence", ni le traitement de faveur qui leur est réservé.
Ne croyez pas que l'opposition à cette méritocratie viennent des Syndicats, de la gauche, de jaloux. Non, elle est lovée au sein même de l'entreprise, elle pénètre les bobos, les cadres supérieurs, les bureaucrates, les DRH. Un stagnation s'ensuit. Les excellents sont à peine récompensés, on leur reproche les moindres vétilles. Les nuls, on les garde par paresse, pour éviter le conflits, et puis, disons-le, ils ne font pas de vagues. Par ailleurs ces nuls ont une grande compétence, et tout le temps pour l'exercer : ce sont de parfaits courtisans, de malins bénis-oui-oui, s'appropriant tous le travail des subordonnés. D'authentiques parasites !
Un homme comme Marchionne a relevé Fiat en essayant de répédier à cette apesanteur hiérarchique, cette complaisance, cette lâcheté. Il ne faisait qu'appliquer ce que j'ai formalisé en honneur de Jack Welsh, le patron de GE et mentor de John Elkann, et de Thiery Breton. Leur point de départ est simple : il faut définir les qualités cardinales et jetter à la porte ceux qui sciemment y contreviennent et ruinent l'entreprise. Welsh obligeait tous les ans ses dirigeants, à se séparer des 10% les plus mauvais et de promouvoir les meilleurs.
Le masterclass qui traite de ce sujet, je l'ai élaboré pour quelques clients, voici près de vingt ans. Le résultat étant un enthousiasme de façade suivi d'excellentes résolutions sans suite, je reprends ma liberté de le publier. Au moins, des jeunes énergiques et décidés comme le jeune Alexandre, et bien d'autres clients de la nouvelle génération, pourront s'en inspirer hors hiérarchie et se les approprier.
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Mercredi, 28 novembre 2007Le journal du 28 novembre 2007. Minuit.
Du lointain Vint me voir en cette fin de soirée le père Oleg Borodine. Il m'était recommandé par le père Slotine, patriarche de l'Isola Quadrata; associée au couvent des arméniens de San Lazzaro, au large de Venise. Cet homme ascétique arborait une barbe très noire et des yeux passionnés qui regardaient en dedans, comme les prophètes. Il m'expliqua sa vision eschatologique du monde et nous fumes tous deux surpris par l'identité de nos conclusions. Mon langage m'étant plus familier, je l'adopterai pour synthétiser notre conversation en fond de constat.
A la fin du siècle ignoble dont parle Conquest, enfanté par la Révolution Française, le monde perdit définitivement le sens de ses valeurs. Le livre du bien et du mal s'enroula dans le ciel et disparut. Il resta le néant axiologique dont se flattent les élites.
Quatre continents sémantiques se partagèrent l'esprit et la terre. Les deux premiers, OUEST et EST se livrent aujourd'hui un combat à mort pour la domination matérielle du monde. Le leader : l'Amérique, le challenger, l'Asie, divisée entre elle, unie contre l'occident. La conquête de la technologie est un atout encore favorable à OUEST, mais la lèpre économique ronge tout, sape les fondations et détruit les emplois. Elle est mise en oeuvre par EST avec ses millions de zombies nourris au riz et fanatisés contre les barbares occidentaux, qu'on attire par des sourires et l'appat du gain. Car GREED est le mot d'ordre universel, le moteur qui anime les riches financiers de l'OUEST. Le reste n'est qu'hypocrisie.
EST et OUEST ont appris que le développement technologique, seul à assurer l'emploi de l'OUEST, et le développement industriel, nécessaire à la survie des zombies nourris au blé, sont tributaires de l'Energie et de l'Eau. L'Amérique a compris cela depuis le début et fonde sa stratégie immuable sur les postulats suivants :
2. Les européens, ont les aime... Mais comme ancêtres, pas comme concurrents. 3. De toute façon on ne doit rien à ces salauds qui manipulés par les communistes; nous crachaient à la face : US Go Home! Ils ont passé par profits et pertes les gars qui sont venus de notre pays pour se faire massacrer pour eux. 4. Lorsque l'Europe va mal les Etats-Unis vont bien. Il se produit un afflux de cerveaux et de riches, qui viennent féconder les élites de notre pays. Pendant ce temps, ils importent des congolais et des tchadiens ! La politique Européenne est du pain béni pour nous. Et c'est la France qui prend la tête du mouvement panurgique. Il n'y a que des énarques et des arrogants pour suicider leurs compatriotes en toute légitimité. 5. Mais voilà, il ya le pétrole irakien et le gaz russe. Jadis la France avait de bonnes relations avec Saddam Hussein et Bouyges en profitait. Cela aurait débouché sur des approvisionnements dangereux pour nous. Grâce à Bush l'Irak est devenu un mess. On nous accuse, alors qu'on s'en fout. En attendant bas les pattes pour les européens sur le pétrole et les investissements en Irak. 6. Et l'energie russe? Pour couper des russes les européens trois moyens : a- Le canal Nord : se servir du cheval de Troie polonais dont les flancs antirusses, sont aux ordres de l'Amérique. b - Le Caanal SUD : Mettre la pagaille en Bosnie et en Croatie et démoniser les Serbes alliés des chrétiens orthodoxes russes. c - Le coup de grâce. D'ici une décennie, la Russie deviendra l'acteur incontournable de développement pour les européens. Un courant suicidaire, idéologique et moralisateur, s'ingénie à nous monter contre Poutine et la Russie. Y participent les bureaucrates et les élites politiques de l'UE. Mais c'est la France qui est en tête et entraîne les autres. (Alors que les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Autrichiens, ont malheureusement compris ce qu'un enfant de quinze ans découvrirait tout seul.) Heureusement la France fait un excellent travail et on l'aide comme on peut. C'est si facile ! Continuer à lire "Le journal du 28 novembre 2007. Minuit."
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dans Théories des systèmes par Bruno Lussato
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Commentaires (2) | 253 visites Tags pour ce billet: bien et mal, Borodine apocalypse, poutine, révolution française, russie, sarkozy, slotine
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Commentaires
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les méloma