OrganisationIntroductionSystème : une notion fourre-tout *** LA THEORIE DES SYSTEMES
La notion de système est fondamentale à notre époque, car elle met l'accent sur les structures et les relations plutôt que sur la nature des acteurs. Elle est plus galiléenne qu'aristotélicienne. Dans mon cours au CNAM sur la TDS , j'avais dénombré plus de 80 définitions du mot système, y compris le système D, qui est son antithèse!
Il existe autant de théories qu'il y a de définitions du concept. La théorie la plus faible (c'est à dire minimale) définit le système S comme résultant du couplage entre l'univers U, ou ensemble des éléments de S, et la caractéristique A, ou ensemble des relations entre les éléments. Lorsque A est stable, et significatif, on la nomme "structure". De ce fait, un tableau, une architecture, une symphonie, un ordinateur, sont des systèmes. Mais ceux qui trouvent trouvent trop générale cette définition, due à Klir et Valach, font intervenir des notions de temps (Théorie des systèmes évolutifs de Vogel), d'interaction avec l'environnement, (systèmes ouverts ou sémi-ouverts), d'aléas et de chaos, ou enfin de complexité (systèmes héorarchisés) et de densité des relations (systèmes intégrés). Un système statique comme celui de Klir et Valach est nommé "assemblage systématisé".
La TDS est holistique, c'est à dire qu'elle se refuse à réduire le comportement d'un système à la simple analyse des parties qui le composent. La structure a un rôle déterminant, ainsi que l'ont montré les descendants de la Gestalt Theorie. J'ai dans un ouvrage datant d'un demi siècle, défini la validité de la TDS par rapport à l'analyse des système qui néglige les propriétés systémiques dues à la structure. J'ai émis l'hypothèse que plus un système est complexe, plus sa structure est rigoureuse, plus les éléments sont homogénéisés et de faible importance par rapport aut tout, plus les propriétés systémiques sont importantes. Par exemple un ordinateur obéit presque exclusivement à la TDS. La spécificité de ses composants est quasi nulle par rapport à la complexité des programmes et des logiciels. De même dans une bureaucratie, les règlements ont plus d'importance que le libre arbitre et le tempérament des agents. La bureaucratie est faite pour cela. En revanche, un gouvernement est largement tributaire du caractère et des convictions des ministres et des partis auxquels ils adhèrent.
Dans cette rubrique on explore des propriétés peu connues des systèmes qui influent sur le destin de notre planète : seuil de complexité au delà duquel le comportement du système devient incontrôlable (catastrophe, selon Thom), degré d'intégration et de centralisation, phénomènes de cercles vicieux (rétroaction positive) conduisant à des révolutions, modularité (échange standard des parties du système sans compromettre sa viabilité). La théorie des systèmes est complémentaire de la théorie de l'information. La TDS explore les organes, la TDI , les flux qui animent l'organisation.
IntroductionUne discipline du sens
La sémantique est la discipline qui traite du contenu des messages par opposition à la sémiologie qui ne s'intéresse qu'à la genèse et à l'articulation des signes. La sémiologie est une science close, ne renvoyant qu'à elle même. La clôture linguistique est un terme couramment utilisé qui décrit la circularité des définitions des dictionnaires. Un mot renvoie à d'autres mots et en fin de chaîne on se retrouve au point de départ. La sémantique part des signes pour arriver à la signification, généralement non linguistique. Il existe de nombreux ouvrages sur le sujet, notamment ceux de Ogden et Richards, mais le plus important à mon sens est Language in Though and Action de S.I. Hayakawa, un classique facile à lire et à comprendre, qui popularise et approfondit les thèses du père de la Sémantique Générale, Alfred Korzybski. Les premiers sémanticiens, comme les premiers sémiologues (Greimas, de Saussure, Prieto) ne s'intéressaient qu'au verbe et à l'écrit. Ne retenant de la vie que sa traduction livresque, ils finirent par se persuader qu'il n'est de pensée que du langage. Aujourd'hui, les esprits ont évolué et on a compris qu'une pensée élaborée peut s'exprimer par des notes de musique, des formes et des couleurs dans une toile, des Katas dans les arts martiaux. La prééminence de l'écrit et du verbe a cédé, à l'ère de l'explosion des multimédia. Dans cette perspective ouverte, j’aborde la signification de la signification des oeuvres d'art, des concepts scientifiques, des performances et des spectacles multimédia. Ainsi, "Le Regard du sourd" de Robert Wilson, grandiose opéra élaboré et articulé, s'étendant sur plus de quatre heures, est-il dépourvu de parole. Cette rubrique renvoie au "Ring" de Richard Wagner, où la musique entre en compétition avec l'image et le verbe, pour exprimer l'action.
IntroductionInformation : des concepts disparates
Information, système, deux mots fourre-tout qui finissent par ne rien dire, désignant des réalités et des concepts disparates, voire contradictoires.
Le concept d'information couvre un domaine aussi étendu que la vie elle-même. On l'emploie aussi bien pour désigner les communications intercellulaires que pour les influx nerveux qui sillonnent les neurones, les flux électroniques responsables de notre activité cérébrale, de notre comportement, ou du fonctionnement des automates, ou encore de ce que délivre à notre psychisme un tableau, une partition, un paysage, une émission de télévision. Cette hétérogénéité se traduit par la multiplicité des approches. La théorie de l'information initiée par Claude Shannon, n'a pas grand chose en commun avec la sémantique de Hayakawa, le behaviorisme étroit de Skinner, les expériences parapsychologiques menées à l'Université de Princeton, ou le discours d'un démagogue, étudié par un sociologue ou par un spécialiste de la communication non verbale.
Continuer à lire "Introduction" IntroductionLe racket informatique Qui n'a confusément ressenti une gêne devant la complication croissante des PC, leur abondance de programmes inutiles, leur coût infiniment supérieur à celui auquel on peut s'attendre du fait de la loide Moore? Ce phénomène d'inflation et de sophistication, destiné à justifier le maintien, voire la croissance des prix, est cependant dérisoire par rapport à la monstrueuse prolifération des systèmes informatiques centralisés des grandes entreprises. Destinée à compenser la chute tendancielle des coûts, dus à la technologie des composants, profitant de l'ignorance des dirigeants et de leur dépendance à leur technostructure et au lobby auditeurs-sociétés de conseil-fabricants de logiciel, ce véritable racket a des effets secondaires desastreux sur la deshumanisation de l'entreprise et l'asservissement des travailleurs et des cadres, au corset informatique. Notre but est d'analyser la genèse de cette dérive mortifère, ses mécanismes et les moyens d'y parer. Continuer à lire "Introduction" Jeudi, 19 juin 2008Le journal des 17 et 18 juin 2008CHRONIQUE
Organisation, organisations
Mes chers amis,
ainsi que je vous l'avais annoncé, j'étais parti pour une simple perfusion. Hélas, ils ont trouvé quelque chose de plus sérieux mettant en jeu mon cerveau et ils craignaient - entre autres - que je fasse des bêtises. Vous savez, il est difficile de vivre sans repères temporels. Mais enfin, je suis parvenu à leur faire faux bond, pour ne pas manquer mon rendez-vous avec un brillant informaticien que je forme comme mon successeur. J'espère que je n'aurai pas à retourner dans cet hôpital où - à part la cuisine - je me trouve très bien et entouré de prévenances de toutes sortes.
Mon cours traite de l'organisation dans les organisations.
L'organisation est la discipline nommée en Amérique Efficiency Science et dont le but est de faire plus avec moins. Supprimer les tâches inutiles - dont bien des gadgets electroniques dans les voitures ou la gestion des stocks - est son but et suscite bien des réactions de la part de gens qui me disent : et nous, comment on va gagner notre pain?
Continuer à lire "Le journal des 17 et 18 juin 2008" Lundi, 16 juin 2008Le journal du 16 juin 2008NOTE AU LECTEUR
Moyennes misères quotidiennes
Demain et après-demain je devrais vous faire faux bond. Je suis convoqué à l'improviste deux jours à l'hôpital pour des transfusions. Je ne pourrai évidemment pas prendre mon ordinateur avec moi. Patience. J'ai pris l'habitude de ce rite indispensable pour garder ma forme. Je me rattraperai en rentrant. Vous avez d'ici là pas mal de matière à méditation. Vous me manquerez. A bientôt
votre Bruno L
Il est 9h45 et je ne sais comment gagner l'hôpital. Il est tout simplement impossible de trouver un taxi pour de multiples raisons. C'est Paris.J'en suis réduit à attendre que l'on m'envoie un véhicule sanitaire léger.
Par ailleurs j'ai ressenti avec beaucoup de joie que j'avais eu raison de faire totalement confiance à ceux que j'aime bien.Les déceptions que j'avais éprouvées un temps se sont dissipées . On a toujours tendance à faire de la paranoia et voir le mal où il n'est pas. Ainsi se manipule-t-on soi-même.C'est le contraire de l'utopie où on idéalise des propos anodins, des formules de politesse que l'on prend à la lettre.
Continuer à lire "Le journal du 16 juin 2008" Samedi, 14 juin 2008Le journal du 11 au 13 juin 2008CHRONIQUE
L'oeil de l'argus
Qui n'a rêvé, tel Asmodée, de soulever le toit des maisons, de s'infiltrer par les fenêtres, afin de surprendre tel un voleur les petits secrets, les pensées les plus mesquines, voire l'image d'un couple amoureux qui se croit éternel mais est souvent voué au divorce doux voire haineux?
Hé bien, qu'on se rassure. Le rêve est réalisé. Nous sommes traqués à notre insu par d'invisibles micros, capteurs de fréquences, caméras dissimulées ou pas qui font que le concept d'intimité a disparu.
Fort bien.
Mais ces myriades d'images n'ont aucun sens tant qu'elle ne sont pas structurées, mises en ordre par un dispositif, qui à partir d'une recherche informatique les regroupe, puis les projette en une carte synthétique et sans cesse en évolution. La technique qui permet de construire ces "chambres de contrôle" futuristes, existe.
Elle comprend trois étapes :le software, qui structure l'information en fonction de notre recherche, le graphware, qui dresse une carte immédiatement assimilable par les décideurs, le hardware ou matériel nécessaire pour projeter les images. Cela peut être un ordinateur dédié ou plus simplement le travail manuel d'un cartographe.
La plupart du temps, ce que nous projette la chambre de contrôle est neutre et dépasse de loin ce que nous lui avons demandé. Il s'ensuit qu'une control room peut nous réserver des surprises désagréables qui nous pousse à changer nos stéréotypes. C'est ce qui s'est produit ces trois derniers jours pour moi. Je faisais fausse route et je dois repartir à zéro!
Ce billet est revu et corrigé Continuer à lire "Le journal du 11 au 13 juin 2008" Lundi, 9 juin 2008Journal du 8 juin 2008CHRONIQUE
La ronde des illusions
J'ai été tellement révulsé par mes déboires récents avec une grande compagnie, (Cf.Le billet Faut-il-le-dire?) que j'ai eu tendance à me focaliser sur la manière de mettre au grand jour ses agissements révoltants. Mais en prenant de la distance, je me suis souvenu qu'aucune des grandes compagnies que j'ai servi n'a été exempte d'indélicatesses, de petites malhonnêtetés, de mauvaise foi, et de mépris pour ceux qui ne sont pas sortis de leur sérail, et qui tout professeur qu'il est n'est considéré que comme un fournisseur. Un de ces malhonnêtes, -le plus avare et le plus moralisateur de tous (devinez qui?), après des décennies de bonne et loyale collaboration, me dit pour justifier sa traitrise, "je suis ce que je suis, les affaires sont les affaires, les temps sont durs, vous me oôutez trop cher, il faut serrer les vis. Si vous me faites un procès, vous le gagnerez ... dans dix ans, mais vous vous serez ruiné entre temps en frais d'avocats. "
En revanche ce qui est sain et profitable à tous est d'évoquer la ronde des illusions, le karma qui fait que je suis, comme bien d'entre vous qui n'osent ou n'ont pas les moyens de s'exprimer, destiné à être constamment grugé par des gens qui me doivent d'éminent services, des compagnies que je respecte (car il ne s'agit pas de particuliers ni de PME, qui ont toujours été irreprochables) et que je connais depuis des années.
On peut en tirer les enseignements suivants :
1. Les hommes changent: non seulement les dirigeants, mais aussi le même dirigeant a pu se remarier, avoir une nouvelles maîtresse qui change ses options et son regard (cf. Léon Festinger, votre ami est soumis à un dilemme entre avoir la paix avec un entourage changé, ou vous être fidèle) . Cas d'Alain G. passé d'une maîtresse idéaliste de gauche à une BCBG de droite, quand la gauche eüt perdu.
2. Une grande naïveté qui fait que par paresse vous ne prêtez par attention aux précautions assommantes qu'il faut prendre pour se couvrir contre des changements de cap, au lieu de consacrer ce temps à votre égo, votre créativité, ou tout simplement à votre job. Comme moi il vous semble plus commode de vous fier à votre interlocuteur et vous jouez l'honnêteté. Mais cela ne marche qu'un temps et dans certaines circonstances. Autrement, vous justifiez les voix qui retentissent dans l'île déserte d'Aldous Huxley : attention ! attention !, attention...
3. Une grande deshumanité gagne les grandes entreprises, où domine la soif du profit (toujours plus ! Voyez ce patron moralisateur qui ose me dire "le temps sont durs" à une période où il regorge d'argent au détriment des petits fournisseurs et du confort de ses employés) .
4 Il suffit qu'une haute et noble personnalité charismatique, meure ou quitte la compagnie, pour qu'autour de lui le formalisme et la deshumanisation s'installent aussitôt. André Bénard, ex-membre du Praesidium de la Shell, Georges Lillaz, vénéré de tous, ont été mes protecteurs. Ils avaient coutume de porter les lunettes relevées sur le front. Autour d'eux tous les courtisans en faisaient de même. . Lorsqu'ils quittèrent la compagnie, les lunettes reprirent leur place normale!
5. Les effets de mode et la pression des mauvaises langues et des ennemis cachés jouent un rôle décisif. Derrière le glacis hypocrite des bonnes manières, tout un jeu caché de clans, de forces, d'ambitions inavouées, agit à votre insu. Et vous êtes trop paresseux pour l'étudier où c'et simplement hors de vos compétences.
Continuer à lire "Journal du 8 juin 2008" Samedi, 7 juin 2008Le journal du 6 juin 2008CHRONIQUE
Le karma existe-t-il?
C'est certainement un concept flou, composé de notions tout aussi imprécise comme " histoire qui bégaie" destin, ce soir à Samarcande, impossibilité d'échapper à un cycle immuable, comportement répétitif, évènement cycliques fatals etc...
Dans le droit fil du journal d'hier "faut-il le dire", je suis sans cesse confronté dans les affaires comme dans la vie courante à des phénomènes karmiques. Une exception : le milieu des affaires. L'argent domine tellement tout, que la seule dimension karmique se réduit à un style opératoire : impulsivité, préméditation, ruse ou agression.
J'ai été frappé de plein fouet dans ma carrière personnelle comme professionnelle par ces fatalités, et j'ai fini par comprendre que j'ai abordé la vie du mové côté. J'ai attendu mon âge et mon expérience pour comprendre, ce que tout un chacun répète, et pour découvrir des truismes. En cela peut-être suis-je proche de mon prétendu ancêtre Moché Luzzatto, le plus illustre cabaliste qui bien souvent, traversé par l'ouragan de la prophétie, en oubliait les réalités courantes. Ma mère, en revanche, issue de Florence (la famille des Donati descent d'une Donati, la femme de Dante Alighieri) était comme tous ses ancêtres - et moi-même hélas - dotée d'une incorrigible naïveté et d'un coupable désintéressement. Mon grand-père, médecin-colonel, la coqueluche de ces dames ne faisait pas payer ses patients, riches ou pauvres. Et comment faire bouillir la marmite? Ma pauvre grand-mère, Anna, en était réduite à demander aux riches, qu'ils aient la décence de payer leur consultation ! Tâche ingrate s'il en fût.
Continuer à lire "Le journal du 6 juin 2008" Mercredi, 4 juin 2008Le journal du 3 juin 2008CHRONIQUE
Du formalisme bureaucratique
J'entends par là, non seulement la bureaucratie d'état, mais aussi de celle des grandes sociétés.et combinée avec son multipicateur informatique elle fait des ravages au sein des particuliers.
Je vous donne des exemples récents, survenus hier ou avant-hier, en piocahnt au hasard.
Une grande compagnie me vend au prix fort des horloges anciennes. La facture porte " chenets médiévaux en bronze ". Comment honorer un tel document? Pis encore, les horloges ont été détériorées pour accepter le quartz et les transistors et l'opéraion les a gravement bouzillées, ce qui fait qu'elles ont perdu toutes valeur.
Autre exemple, mon cher ami V*** me dit qu'il faut mettre ses schémas A4 sur ordinateur. Quel intérêt dis-je, puisqu'ils ne sont utilisables qu'en un exemplaire? Une simple photocopie suffit. Oui, répond-t-il mais il faut vivre avec son temps.
Je m'évertue à pratiquer les 40 leçons (autant qu'il y a de voleurs face à Ali Baba) que m'a dictées Emmanuel Dyan. Mais il y a mieux à faire. Se rendre chez Darty et acheter une petite machine spécialisée qui à partir de votre cool-pix vous sort des images carte postale. Il suffit dès lors de scaner ces images sur l'ordinateur et le tour est joué. On m'objete que le rendu est moins bon. C'est une plaisanterie.Le rendu est bien supérieur à ce que ce blog, voire même un poster peuvent exiger...
Continuer à lire "Le journal du 3 juin 2008" Vendredi, 9 mai 2008Le journal du 9 mai 2008CHRONIQUE La guerre des monnaies aura-t-elle lieu?
On connait la pièce de Jean Giraudoux La guerre de Troie aura-t-elle lieu ? mis à part que c'est de l'effondrement monétaire dont il s'agit. On ne souvient que les géopoliticiens prévoyaient une véritable catastrophe le billet de banque, les actions, le papier monnaie ne valant plus, l'or confisqué et réquisitionné (cela est en train), seule la Suisse qui échappe à l'union monétaire se voit échapper à la catastrophe.
En revanche, de moins en moins nombreux les banquiers se posent des questions angoissantes. On entend dire que l'amérique est solide et vit en autarcie en dépit d'un pouvoir d'achat dont il faudra acquitter en pétrole et en exportations qu'on payera en monnaie de singe.
La première dérive aboutit en 1961 à la suspension de la parité de l'or entreposé à Fort Knox. La monnaie se mit à flotter. La mesure était prise à la suite de la guerre du Viet Nam. Mais le dollar jouissait encore d'un prestige certain qui le rendait attractif pour les investisseurs. Mais de dérive en banqueroute; le pire est arrivé. Cependant, aux Etats Unis,on jouit d'une certaine stabilité et elle fait illusion.En effet on confond le dollar à usage interne,à usage "domestique" qui est payé par les masses monétaires du monde et le dollar "foreign". qui est payé par la dette du monde.
Revenons-en à la catastrophe préconisée par les mauvais augures: elles signifierait l'incapacité de la force américaine à faire face au maintien du papier. Cela représenterait une préférence des investisseurs pour l'€ ou la mise en place de circuits parallèles gagés sur du métal précieux et situés en Suisse.
Reste le plus effrayant :l'incapacité de la Fed de contrôler et maintenir le dollar. Ce serait le scénario catastrophe qui devrait exploser à la rentrée.
Quoi qu'il en soit rien n'est sûr, même le marché interne américain subira une forte baisse de pouvoir d'achat.. Et pourtant, on nous dit que le monde occidental regorge de richesses non employées et sous-investies. Lundi, 14 avril 2008Le journal du 14 avril 2008CHRONIQUE Deux frères, deux ennemis ?
Il est rare que des ayant-droit à la succession, "ne développent pas aussitôt des antagonismes, empirés par le "satrape fondateur" qui bien qu'à la retraite, invente des stratégies de communication, trouve des perroquets, des agents d'influence divise pour mieux régner et se montre invisible au public bien qu 'hyper-actif.
Au delà des conflits d'intérêt, il faut compter aussi un facteur biologique. En effet, et c'est particulièrement vrai pour des jumeaux, les deux frères ont des tropismes opposés. Si l'un est introverti et et tourné vers ses pensées intérieures, l'autre est extraverti et adore le paraître. Si les frères jouent la complémentarié, ils en sortent renforcés, sinon c'est du loose-loose.
Petite vertu, le cas édifiant d'une arnaque officielle
Je reviens au cas de ce fabuleux téléphone dont je dois avouer, j'ai trouvé un généreux donateur. On dira que je suis tombé sur la tête, mais on ne connait pas mes arguments.
Voici l'histoire touchante que l'on m' a raconté et qui satisfaisait mon besoin d'excellence : durabilité, défense de l'artisanat. Voici les arguments qu'on m'a développé :
- Le,fabricant est un petit groupe d'artisans anglais indépendants. Si on ouvre le boitié,rien ne ressemble à un téléphone industriel, il est comparableà une montre de précision du siècle dernier : pas de piles, pas de transistors rien de tributaire de la mode. Tout est fabriqué amoureusement à la main et si une panne se produisait, un des artisans anglais se faisait un jeu de la détecter et de la réparer. Si vous achetiez ce téléphone mécanique, vous étiez assuré d'acquérir le niveau d'un Steinway de concert ou d'un agenda de chez Hermès. Ils traversent sans panne les décennies. La durée de l'investissement,nous rend gagnant à court terme.
Or j'ai besoin d'un appareil tout simple qui ne sache que téléphoner ! On ne trouvera dans le Vertu que juste ce qu'il faut ,mais sans pannes, comme une horloge ancienne.
Continuer à lire "Le journal du 14 avril 2008" Samedi, 12 avril 2008Le journal du 12 avril 2008CHRONIQUE LES ETATS-UNIS VONT-ILS SAUVER LA BOURSE?
Où les paris sont lancés. une récession sévère se produira, mais le système monétaire et la fausse monnaie seront maintenus et la fiction perdurera à la satisfaction générale.
J'avoue être troublé. On parle de tout : des chiens écrasés, du foot, du pouvoir d'achat, du social, des retraites comme si les dés étaient jetés et le système boursier toujours vivace.Les achats d'or ou de pierre, ne seraient que de simples palliatifs au cas - improbable - où ... Bref, comme le dit justement Bretteur, c'est le café du commerce.
Si les USA réussissent leur pari, la catastrophe serait ainsi détournée. L'or connaîtrait un reflux sensible ainsi que les immeubles, les fermes et les produits exceptionnels.
Mais ce serait sans compter avec le fait que les gens au chomage ne retrouveront pas d'emploi, et on ne mange pas des actions. La titrisation et les Hard Edges, ont ruiné la confiance, nul sanctuaire, nul rattrapage, une inflation galopante. ne seront pas évités.
On le saura très vite.
.
Continuer à lire "Le journal du 12 avril 2008" Mardi, 8 avril 2008Le journal du 8 avril 2008CHRONIQUE Vertu
C'est un simple téléphone de type Nokia, sans sophistication aucune, mais à un prix défiant toute concurrence. Le plus cher, livré nu. Il faut trouver l'opérateur, rien n'est compris, et pourtant on en parle et on l'achète. Quel est le se cret? Il suffit d'aller au 8, rue Royale pour le découvrir. Le téléphone est fait à la main avec une précision horlogère par des artisans anglais, qui l'ont conçu pièce par pièce, sur mesure, comme une montre ancienne ou une voiture de compétition.
Mon Home Cinéma a été saboté. Non seulement l'installation a disjoncté mais le projecteur tri-tubes Sony, est tombé inexplicablement en panne. C'est la première fois que ces pannes se produisent depuis 25 ans. Allez trouver ensuite l'équivalent aujourd'hui.
Je me rabats sur l'énorme écran à plasma , mais la différence est celle entre un Barco et le jus de fruits Fanta ! Minable.
J'avais un rendez vous très important et urgent avec un personnage prestigieux à 12 h 15. Le chauffeur devait venir me prendre à 11h15. Marie Jo veille à ce que tous mes rendez-vous soient respectés. Elle a oublié cette fois. Le chauffeur ne s'est pas manifesté. Résultat : j'ai manqué mon rendez-vous sans même avertir. Comment m'en tirer? Je suis désespéré car je souffre d'amnésie radicale depuis ma maladie, et je suis obligé d'être bordé de toutes parts. Heureusement, cela n'affecte pas ma valeur professionnelle à condition d'être bordé de toutes parts.Je pense que le mieux est de dire la vérité, mais quelle humiliation !
Vendredi, 4 avril 2008Le journal du 4 avril 2008CHRONIQUE Controverses sur fond de catastrophe
Je continue mon investigation sur les trois possibilités.
1. L'hypothèse minimaliste. Il y aura une récession gravissime dont les gens redoutent les effets, qui ne seront pas pires que celui de la dépression qui a suivi l'écroulement du nazisme et où on chargeait des tombereaux de billets sans valeur. A une nuance près : la crise de l'Allemagne était locale, les alliés prétèrent main-forte, et surtout les allemands ruinés étaient prêts à s'expatrier. Aujourd'hui, la récession étant planétaire, grâce aux effets systémiques de la globalisation, il n'y a plus de sanctuaire, nul n'est plus à l'abri, si on excepte les pays non touchés par la spéculation et très riches en ressources réelles : la Russie, L'inde, Costa Rica les puissances du Golfe. Où voulez-vous donc émigrer? Où les victimes de l'illusion américaine vont-ils donc se réemployer? Le grand public est inquiet mais loin de se douter des conséquences de cette très grave récession.
Cette hypothèse alarmante fait l'unanimité des spécialistes, mais le public est simplement perturbé. Jusqu'ici la Banque Centrale, responsable perséverait dans l'erreur et en atténuait les effets. Le coup de tonnerre éclata aujourd'hui à la stupéfaction générale. La Banque Centrale en la personne de son président, mit en garde le public contre le danger gravissime qui nous attend, désavouant ainsi la certiitude affichee d'un contrôle de la situation.
C'est le point de vue général (pour ceux qui se préoccupent d'autre chose que la défense de leur pouvoir d'achat à court terme. C'est aussi celui de M.Bronstein avec qui je viens de déjeuner tout à l'heure et qui pense que l'Amérique placée devant un danger mortel fera l'impossible et le nécessaire pour injecter de l'argent dans un système pourri, pour contrôler la situation d'une manière réaliste et sauver le système bancaire.
Il existe deux voies de s'enrichir : celle qui consiste à créer des richesses réelles, comme des industries bien gérées et en expansion, animées par un pesonnel dur au travail et aimant leur entreprise. (On trouve cela en Allemagne, d'où sa prospérité). Une autre est de ne pas travailler, est de spéculer. (Cas des Hedge Funds) et en projetant des années de succès passés dans le futur. C'est ce que l'on appelle regarder le futur dans le rétroviseur. Les modèles statistiques innombrables édités par les cabinets les plus prestigieux, prouvent que le risque devrait être de moins que 1/1000. Certes, tous savent qu'une récession grave est inéluctable, voire un effondrement, mais pour eux les systèmes financier et monétaire resteront indemnes. Et puis le monde est riche, en particulier l'Europe (sauf la France) qui a considérablement évolué et a un niveau bien supérieur à l'Amérique de Bush. Les Américains ont malheureusement perdu l'habitude de travailler réellement et il leur sera difficile de changer. Le monde monétaire et financier est devenu, on le répète, un immense Hedge Fund planétaire.
Le second point de vue peut se nommer le scénario première catastrophe, qui déclencherait avant les vacances, voire dans quelques mois. C'est celui des géopoliticiens et d'un grand nombre de technologues informaticiens qui risquent de tout perdre.
Je suis moi-même dans le camp, aujourd'hui disparu des organisateurs (Efficency work), détruit par les informaticiens. C'est le seul qui permettrait le retour graduel à la normale en empêchant qu'on crée autre chose que des richesses concrètes, qui aient du sens pour les travailleurs à tous les niveaux de la hiérarchie et qui ne les distrayent pas pas des tâches réellement productives au profit de la paperasse, des appels d'informations technocatiques innombrables, tout cela pour alimenter des modèles malades, coupés de la réalité, des ordinateurs insatiables, et pis que tout des réunions interminables et redondantes de Conseils d'Administration et autres rites obligés. Ceux qui siègent autour des tapis verts et des tables d'acajou victoriennes , pour plaire aux actionnaires ou pour toucher des jetons de présence, ne comptent pas parmi les partisans de la simplification. Il agissent comme si leur temps était gratuit. Il en est même pour adorer ces rites.
Quant à moi, je ne suis pas objectif. J'ai dû renoncer à tous mes postes d'administrateur, car je parviens pas à rester évéillé plus d'une dizaine de minutes pendant ces cérémonies ! C'est une véritable maladie, ou peut-être une allergie? Bruno R. qui est venu à contre-coeur me rendre visite, grand patron d'une banque privée réputée, et grand officier de la légion d'hommeur, est le prototype de ceux qui président ces cénacles. Grand, large, majestueux, dédaigneux et sûr de lui, son visage rappelle un bifteck un peu cru !
Je le répète, pour les tenants du scénario catastrophe, il ne s'agit pas d'inquiétude, ni d'incertitude,mais d'inéluctabilité. Vous vous en doutez, Bruno R. récuse vigoureusement ce scénario. Continuer à lire "Le journal du 4 avril 2008"
(Page 1 de 7 sur 97 billets au total)
» Page suivante
Voir en PDF: Catégorie Organisation | Ce mois-ci | Tout le site |
Recherche rapideCatégories
Bouillon de culture
Art contemporain Chronique de Frédéric Bonnet Brouillon d'inculture Musée du stylo Psychologie de l'art L'Entretien Canulars Contes et légendes Le billet de Marina Fédier Le dossier de l'entretien masterclasses Musique et drame Beethoven Brahms Mozart Wagner Organisation L'imposture informatique Sémantique Théories des systèmes Virus Décodage des médias Politiquement incorrect Parapsychologie Soumission et domination Théorie de la desinformation Légende des articles*** Amateurs avertis *** Politiquement incorrect *** Texte non publié *** Apocalypsis cum figuris Mots clésgéopolitique initiation à l'art apprentissage minotaure lars hall justice Boulez syndrome de Stockholm antérograde désinformation musicale Marianne sémantique oligarques économie d'échelle médias eurabia tristan et isolde immigration snobisme famulus réduction du paquet d'ondes droit à la paresse génocides piano Autel spectre dyan précognition terrorisme barbarie katchen popper énergie génie eglise d'acier mise en scène déchéance bien et mal amour philaos conscient joel de rosnay mediavilla necromonte marina fédier anselm kiefer education swastika yin et yang intuition nazisme Turquie maisons écriture serendipity Pol Pot octopus bulle boursière pollution mode d'emploi sens prophétie luxe authenticité communisme berlioz zodiaque décentralisation annette messager machiavel sheldrake astrologie humaniste bobos talisman information Niels Bohr astrologie vidéo bulle immobilière qualité contre-culture centralisation Prodi critères de valeur mondialisation Nicolas Sarkozy islamisme Chéreau déferlement grève femme nostalgie jung poésie chinoise culture de masse captation domination la flute de jade michelangeli déclin autocensure sonate mensonge imposture informatique Viola moi existentiel djihad torture écologie politiquement correct atoll Clara yang globalisation hayakawa islam argent diamant vertueux zoubov initiation être essentiel kadhafi bureaucratie cinéma noeuds sémantiques Lars yin calligraphie management pouvoir isd Gergiev brahms kevin bronstein technologie siegfried dissymétrie informatique piège hilarion catastrophe mahler parapsychologie bill viola inculture eau vive apocalypse lasse beethoven dutilleux ring syndrome de stockholm forme sonate analyse deshumanisation statistiques l'entretien soumission physique quantique wagner art contemporain virus Force de la Terre russie Matrix culture mozart interprétation poutine entretien Medusa désinformation sarkozy
Textes récents Journal du 4 juillet 2008jeudi 3 juillet 2008 Le journal du 3 Juilletmercredi 2 juillet 2008 Le journal du 25 juin 2008mercredi 25 juin 2008 Le journal du 24 juin 2008mardi 24 juin 2008 Le journal du 23 juin 2008lundi 23 juin 2008 Syndiquer ce BlogAdministration du blog |


Journal du 4 juillet 2008
Commentaires
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]
ven 18/07/2008 à 21:03
"L'homme ne saurait tomber tou t à fait tant qu'il est tenu p ar le travail, cette forte et solide attache au bien". [...]