L'EntretienIntroduction à Canulars
Un des moyens de tester la compréhension d'un message ou d'une oeuvre, consiste à y introduire des bruits aléatoires ou des distorsions, et évaluer à partir de quel seuil d'altération, le récepteur se rend compte de la dégradation. On peut soupçonner ainsi, qu'un homme plongé dans la lecture d'un journal tenu à l'envers soit analphabète. Lorsque j'étais jeune je m'amusai à jouer à des mélomanes prétentieux de fausses fugues de Bach et des fantaisies inexistantes de Beethoven, improvisées sur le champ. Ils critiquaient mon jeu, sans s'apercevoir de la mystification. Wilhelm Kempff a joué la sonate Op.106 de Beethoven pour Radio Canada. (DVD cité, voir à Beethoven). Saisi par le trac il perdit le fil du discours du sublime adagio et sans se démonter, improvisa une page de pseudo Beethoven. Aucun des "connaisseurs" à qui je fis écouter l'enregistrement, ne s'aperçut de la substitution d'un texte admirable par un pastiche insignifiant. Et ces gens-là péroraient sur le jeu de Kempff et coupaient des cheveux en quatre à propos de sa sonorité ou de tel détail de style. La rubrique canulars comprend deux types de mystifications : un mélange de vraies et de fausses poésies, une parodie d'émissions de télévision sur des thèmes bateau.
Continuer à lire "Introduction à Canulars" Mercredi, 28 mai 2008Le journal du 28 Mai 2008CHRONIQUE
L'Océan
L'océan, ce mot est on ne peut plus évocateur pour moi. Tout d'abord parce que ma convalescence s'est déroulée à Houlgate dans une pension de famille, verslafinde l'hiver. Jai passé mes journées à parcourir la grève déserte, traversée par des vents hurlants répondant à une mer démontée et un à ciel bouleversé et menaçant.
Et voilà que j'entends la voix des puristes : Houlgate; c'est la Manche, ce minable bras de mer qui sépare l'ïle du continent. Quelle exagération.Où est-ce un embellissement de la réalité?
Voilà ce que je leur réponds, à ces esprits plats.
J'ai passé du temps au bord de la mer d'Acapulco, ou celle d'Estoril et de Madère. On ne voyait qu'étendue grisâtre ou d'un noir opaque, calme comme une surface huileuse. Elle ressemblait à tout sauf à un bord d'océan, tel que le poète, ou le promeneur doté du sens du concret l'imaginent. Hé oui. Ce bord de Manche ressemblait davantage à l'image qu'on se fait de l'Océan qu'à celui des géographes.
L'Océan est également précieux pour moi, car c'est la matrice de L'Entretien. Que ceux qui s'interessent à sa genèse continuent à parcourir ce billet. Continuer à lire "Le journal du 28 Mai 2008" Mardi, 1 janvier 2008Journal du premier janvier 2008Un éléphant ça trompe, ça trompe, deux éléphants, ça trompe énormément
Un pittbull ça aboie, ça aboie, deux pittbull, ça aboie énormément
Ou comment Bruno Lussato devient un chantre de la haine, et un fou sanglant. Oubliés le pardon et la mansuétude, je retrouve mes racines siciliennes (pourquoi-pas) et le code d'honneur de la mafia : tuer, tuer et encore tuer ceux qui vous empêchent de vivre par méchanceté ou par lucre, vous et ceux de votre clan. Pas de pitié : du sang ! Je comprends à présent les règlements de compte de l'oligarque le plus sulfureux.
Après une nuit blanche ponctuée d'aboiements furieux, une enquête révèle la vérité. Pour faire plaisir aux propriétaires des deux chiens (car ils étaient deux) qui ameutaient l'immeuble, la probe locataire accepta de les prendre en charge dans son appartement, pensant que ses imbéciles de colocataires, vieux, malades et en état de vulnérabilité occasionneraient moins d'ennuis. Il se trouve que c'était des pittbull, race particulièrement effrayante de molosses, (les associations canines vous diront le contraire - sauf les membres qui se sont retrouvé à l'hôpital et le fauve, à la clinique psychiatrique pour animaux déstabilisés.
Les autres animaux, les ivrognes qui passent leurs 24 heures à s'engueuler, ils sont pires car ils n'arrêtent jamais. Ils doivent se haïr plus encore que je ne les déteste. A ce stade que faire d'autre, la justice ne défendra jamais des riches du XVIe, (ce que je suis censé être). Reste, le poison (pour les chiens) la fusillade pour le couple abusif, le recours à des tueurs (de préférence russes ou montenegrins) ou le suicide ! Cette dernière solution arrangerait tout le monde sauf moi. Alors? Avec Brecht ressassons : on ne peut rien faire pour un mort, si quelqu'un doit être piétiné c'est toi, si quelqu'un doit piétiner, c'est moi. Il n'y a que s'assoir sur une chaise et attendre que la solution se dégrade un peu plus en Europe. Continuer à lire "Journal du premier janvier 2008"
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Commentaire (1) | 288 visites Tags pour ce billet: Déchéance, déclin de l'Europe, dissolution des valeurs, immigration déferlante et désinformation de Médusa
Mardi, 25 décembre 2007Le Labyrinthe
I cannot touch it I may not see it I do not know it
Oscar Wilde Texte révisé 2ème correction
HORS DES SENTIERS BATTUS 1. Le Labyrinthe
Un soir, étourdi par le vacarme de la solitude, échauffé par la canicule d'un feu intérieur, je résolus de fuir rmon pays natal, ma maison, le foyer où s'entassaient tant de néfastes souvenirs, parasites vénimeux qui rongent l'âme et étouffent l'espoir.
J'errai d'abord dans les rues mortes. Sur le pas des formes se montraient des silhouettes familières. Plus loin je vis un riche édifice que l'on eût pris tout d'abord pour un temple. C'était un marché, le plus vaste et le mieux achalandé du monde. Je crois que tout ce que l'on peut y concevoir y était exposé. Les échanges les plus disparates s'y tenaient, on y troquait la richesse contre l'honneur, la santé contre la richesse, la puissance contre la santé; le génie contre la puissance; mais l'on y vendait surtout des mots.
Il y en avait de gracieux, de consolants, de nobles, de puissants. Et par leur propre force, ces mots agissaient, influençaient les puissants et la plèbe.
Cependant ces traficants me paraissant d'un naturel ennuyeux, je m'aventurai dans d'autres régions. Là, point de mots à vendre mais des caresses, des jouissances. Des homme de toute condition et de tous âges s'y pressaient. On achetait de l'affection poour solitaire; de mets pour rassasier, de la vanité pour humiliés.
Je n'avais pour tout bien, que mon corps et mon âme. Mais l'on me fit remarquer que le premier était peu exercé à remplir sa fonction auprès d'amateurs éventuels. J'étais inconsommable. Quant à la seconde, était-elle bien cultivée? Auquel cas elle trouverait un acquéreur qui viendraient recueillir les mots quelle pourrait produire.
Hélas, dis-je; mon âme s'est dépouillée de tous mots et souvenirs utiles, elle les a abandonnés dans un foyer en ruines et ce qui en reste est peu de chose
Continuer à lire "Le Labyrinthe" Jour de fête
Corrigé ce 2 janvier 2008
5. Jour de fête
Ce matin, j'ai voulu me perdre dans la forêt. Au milieu du sentier brûle une branche de sapin. Les bûcherons qui l'ont abattu ne sont pas loin. Le vent m'apporte leur cris joyeux et chasse la fumée bleue vers la vallée. J' m'écarte du sentier et suis la vapeur percée par le pâle soleil d' hiver. Des ombres grises et rouges, serpentent sur le sol...
Du haut d'un tertre, je découvre un amphithéâtre : des gros rochers alignés dans l'air cristal, dans l'air de fête, de gros rochers contemplent tout en bas, je ne sais quel combat préhistorique.
Mais ici, tout baigne dans la sérénité, la mousse est douce au pas et les feuilles mortes craquent comme du pain frais.
Mais je n'ai pas faim. On ne mange pas chez les Dieux. Veillée de fête5. Veillée de fête Hors de Sentiers Battus Ce soir, je le passerai au coin du feu. Nul bruit de réjouissances, nulle joie trop vive, ne troublera mon esprit tendu, n'engourdira mon âme inquiète. Tout mon être aiguisera ses antennes invisibles pour capter des messages venus du lointain.
...Messages d'amour et d'amitié de ceux qui m'ont tant donné d'eux-mêmes ... parfois à leur insu ... et de ceux qui sinterrogent peut-être, seuls et dispersés dans le monde.
Je veux leur adresser des cartes que je dessinerai en attendant la venue de l'Hôte. Je serai prêt à l'accueillir puisque nul bruit profane ne masquera ce lui de ses pas, nul chant sacré n'étouffera le son lointain de Sa Voix ... Journal du 25 décembre 2007Dans le billet qui suit j'essaie de fusionner, ces vagues de subjectivité qui créent un authentique rapport à l'autres, et des informations factuelles, ou du moins, porteuses d'enseignement. Le pivot qui permet le passage est la métaphore. Mais il faut savoir la déchiffrer.
Le billet que je reproduit ici, provient d'un texte parmi ceux issus de ma solitude à Recloses et que j'ai évoqué dans le billet précedent. A première vue il s'agit d'un poème en prose, mais décodé il revêt un sens tout nouveau, : une boucle en train de se clôturer au bout des qualques décennies. Il fait partie d'un recueil qui s'appelle : Hors de sentiers battus, qui a précédé largement l'Entretien. Le texte original est accompagné par des aquarelles de lavis rose et violet. Terminé le 5 octobre 1963 à minuit, il constitue le quarantième recueil de la série.
Il évoque la veillée de Noël solitaire, à l'auberge de la Glandée. Il y en aeu beaucoup de plus. Vous constaterez la similitude avec l'esprit du blog. Mardi, 18 décembre 2007Le journal du 18 décembre 2007Femmes de présidents A propos de la nouvelle égérie du Président Sarkozy On me rabat à longueur de temps des commentaires sur la pulpeuse créature qui remplace celle, plus sévère et plus conflictuelle qui occasionna tant de troubles pour le plus grand bonheur des people. Et cela continue. On ne manquera pas de bons esprits pour critiquer le choix de Nicolas Sarkozy. Mais voulez-vous faire un petit tour retrospectif et évoquer les autres compagnes présidentielles? Il se trouve que j'en ai fréquenté quelques unes et j'espère qu'elles me pardonneront quelques irrévérences.
Madame de Gaulle
Madame Pompidou. La plus cultivée, digne de son mari, protectrice d'Agam, de Mathieu, de Hartung, de Zao WOu-KI, et autres peintres de l' Ecole française tombés aujourd'hui dans la trappe. Pauvre France! Quant à la galipette.... !
Madame Mitterrand
Lorsqu'elle vint me voir aux Capucins c'était une noble intelligence, fanatique de Castro qui à ce moment torturait et massacrait le peuple sans complexe, pour le bien de la population. Elle venait d'un voyage amical à Cuba. Harlem Désir - l'influençait en faveur du tiers monde, et ses yeux vides étaient d'une hypnotisée par le gauchisme extrêmme, et sans doute par bien autre chose. Mais elle était aussi très amie d'Olivier Pelat, le fils de Patrice, et dont on ne peut dire qu'il était dans la gêne.
Mes clients outrés menaçèrent de rompre tout contact avec moi si j'invitais cette pasionaria. Je passai outre et savez vous ce qu'il advint? Ils se battirent comme des chiffonniers pour assister à ma soirée et firent assaut ds courtisanerie dégoulinante et de baise mains!
Lorsque Madame Mitterrand arriva en début d'après midi et sous la pluie aux Capucins, (elle devait assiter à un concert et un diner en son honneur et piquer des sous pour Castro le tiers monde), le comité de réception fut réduit au personnel, à ma soeur, au gérant, et au préfêt de Rambouillet! J'étais mort de honte. On sut ce qui s'était passé. Depuis la sortie de Versailles, jusqu'aux Capucins, toutes les voies avaient été bloquées pendant deux heures; pour des raisons de sécurité. Le comité d'accueil, était immobilisé sur l'autoroute et ne put gagner les Capucins, qu'une fois la noble dame arrivée à bon port. Je me demandais le côut exigé au contribuable, sans compter les nuisances.
Madame Chirac Une autre avaleuse de couleuvres, mal fagotée, mais tenant dignement sa place dans les oeuvres caritatives et inaugurations officielles. Elle était respectée et totalement inoffensive, sans être insignifiante comme Madame Giscard.
Madame Giscard
Distinguée et totalement inoffensive, grande avaleuse de couleuvres. Tout à fait commifaut.
Ci-dessus, Madame Giscard est accueillie aux Capucins.
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Samedi, 8 décembre 2007Le journal du 8 décembre 2008Chronique Scoops
Lazareff avait coutume de dire : un chien qui mort un homme ce n'est pas une nouvelle, un homme qui mord un chien, oui. Claude Shannon ne disait pas autre chose et reliant le concept d'information à celui d'improbabilité. Veuillez analyser sous ce angle les reactions suivantes à l'attentat du Boulevard Malesherbes, départagez les informations authentiques et gagner une paire de lunettes supplémentaires chez Affreux-Loup.
Réactions Michèle Alliot-Marie A. : apparemment c'est quelqu'un du cabinet qui est visé, le colis n'est pas identifié pais il y a des témoignages qui, je l'espère, permettront de l'identifier. B. Aucun membre du cabinet n'a été visé; il passait par là et a joué de malchance. Le fait que M.Sarkozy ait d'anciens collaborateurs fidèles sur place et que ce soit son cabinet, n'est qu'une simple coïncidence. C. Ne posez pas de questions, je ne pourrais y répondre. Je ne sais rien. Ségolène Royal A. A exprimé son horreur devant l'odieux attentat. Elle a exprimé sa vive émotion et fait part de sa totale solidarité pour les familles et les collègues des victmes qui sont profondément traumatisés. B. Cet attentat a ceci de particulier : ayant causé mort d'homme, il est odieux, et Madame Royal contrairement aux autres qui l'en "foutent", elle est saisie d'horreur. Sa solidarité est Totale et elle est la seule à penser aux traumatisés. C. Mme Royal a fait appel à M.Dray : voilà une bonne occasion de faire parler de son attitude compassionnelle. Le fait que des avocats qui s'en mettent plein le poches, et que des riches collègues de Neuilly, aient peur pour leur biens, on s'en fout.
Bertrand De La Noë A C'est un acte particulièrement condamnable je veux exprimer ma condamnation la plus nette de cet acte criminel. B. Avant d'éructer des condamnations qui alimentent le réflexe sécuritaire, il faut se garder de stigmatiser des chômeurs exaspéré et truandés par les riches défendus par les avocats de Neuilly. Parler de crime et de condamnation est lancer une chasse aux sorcières dans le style Battista;
Elisabeh Guigou, ancienne ministre socialiste de la Justice A. Condamne les attentats et souhaite que la Police et le Parquet anti-terroriste retrouvent la trace des auteurs de cet acte intolérable afin qu'ils soient jugé. B. Approuve les attentats et souhaite que la Police et le Parquet, soutenus par les intellectuels, traînent les pieds, comme d'habitude, le temps que les désespérés qui ont été acculés à cet excès irresponsables, puissent se sauver en Amérique du Sud.
Julien Dray, porte-parole du PS A. A condamné avec la plus grande fermeté cet acte sauvage, demandant que toute la lumière soit faite sur cet attentat et que ses auteurs soient sanctionnés. B. A regretté avec la plus grande mollesse cet acte révolutionnaire. Toute la lumière montrera peut être que la sauvagerie est dans les beaux quartiers, et que c'est par là que les sanctions devraient commencer.
. Jeudi, 6 décembre 2007Le journal du 7 décembre 2007Poutine et Sarkozy
S'il est une entente que j'ai appelée de mes voeux, c'est bien celle-là, et parait-il la mayonnaise a pris... en n'oubliant pas que l'on parle de cosmétiques et non de gros sous. La Russie est incontournable et il vaut mieux s'en faire une alliée qu'une adversaire humiliée et culpabilisée.
La victoire de Poutine illustre à merveille l'influence de la Sainte Frousse sur l'opinion manipulée par Poutine. Et alors? Qui feint de croire que la Russie est un pays démocratique? Les rêveurs innombrables qui jouent l'indignation, et militent pour nos frères Tetchènes, ne payeront pas le pots cassés.
A contrario, de plus en plus nombreux sont ceux qui ici rèvent d'un Poutine pour notre pays saisi de stagnation. Delors disait déjà que ce pays est ingouvernable. Que vaut-il mieux : un état fort et peu tolérant dans un pays ayant renoué avec le travail et le réalisme, et sanctionnant durement les saboteurs, ou la prolongation du système Chirac qui nous conduira à un déclin rapide avec les troubles, les violences, l'insubordination devant la loi, la destruction des classes moyennes et la fuite de cerveaux?
Des membres de l'ISD, ont présomptueusement émis leur superstratégie pour Poutine. Il pensaient qu'en nommant Zoubkov, il en profiterait pour lui faire nettoyer les écuries d'Augias, pour, le vieux président éventuellement atteint par un maladie, et sûtrement par le vieillissement, cèderait la place au sauveur de la Grande Russie. Mais l'annonce, ce matin du choix du leader libéral Medvedev, démentait cette hypothèse. Quand on a le pouvoir, on ne le lâche pas et Poutine le sait fort bien. Il n'est pas homme à se contenter d'un parachute doré. .
L'évolution de la Russie inquiète les observateurs de l'ISD. Tous, optent pour la permanence de Poutine, ce qui signifie une solidité rassurante pour les investisseurs. Un libéral au pouvoir consoliderait cette impression d'avancée de la démocratie. Mais est-il vraiment un libéral? Qu'adviendra-t-il des grands oligarques, et des oligarques d'Etat? Pis encore, la montée d'un nationalisme chez les jeunes qui se double de xénophobie et d'orgueil expansionnisme, ne peut-il dégénérer en une réappropriation des biens étrangers? Faut-il s'engager ou au contraire résister aux chant des sirènes?
Mercredi, 5 décembre 2007Le journal du 6 décembre 2007Ce billet fait suite au précédent où je donne quelques informations sur L'Isle. Je mentionne également le sommaire de la grotesque plaquette commémorative distribuée à tous les touristes dans les hôtels "de luxe" et en vente à la préfecture. J'annonce aussi mon intention d'en donner quelques extraits pour montrer à mes internautes la bétise en majesté. L'idée, on le sait, provient de deux extraits de l'Entretien, : Invocation à l'Océan, de tonalité prophétique, suivis de deux dédicaces à un Prince voué au cosmos. J'ai ressenti ces jours-ci le besoin de faire diversion en reproduisant l'antithèse de mon poème, qui provient d'une plaquette écrite avec la complicité de ma femme alors qu'on prenait le soleil violent des tropiques. Je suspecte d'ailleurs ce dernier d'avoir été responsable de ce florilège de l'imbecillité, mais il faut aussi savoir en décoder l'information derrière l'information.
A propos de soleil lion et de mancenilliers, voici trois courtes anecdotes authentiques qui vous donneront envie de visiter les tropiques.
Le jour de notre arrivée, se prélassaient sans complexe, un jeune couple en lune de miel, des anglais sans doute, tout blonds, roses et amoureux. Ils ne manquèrent pas une heure de ce délicieux soleil tropical, à peine sensible sous la caresse d'un brise rafraîchissante. Le lendemain, il disparurent. On ne les revit plus.
Le long de la plage des arbres majestueux portent un anneau rouge autour du tronc. Comme tout le monde ne le sait pas, c'est un triple signal de danger. Ces mancenillier ont une sève gorgée de vitriol et si vous vous endormez pendant que la pluie tombe, vous risquez de vous réveiller en sursaut... et défigurés. Heureusement l'anneau rouge est là pour vous mettre en garde (voir guide du parfait touriste, p.16, alinéa 326).
Les mancenilliers arborent de jolies baies d'un rouge cerise. Un jour, des amoureux, émules de ceux que nous avons cité, en on croqué une ou deux. La machoire tétanisée, ils furent transportés d'urgence en hélicoptère à l'Hôpital de Miami Beach,et on ne sait s'ils ont survécu.
Notre ami le sous-prêfet à qui on se plaignait de la laideur des plages du Bakoua et de Fort-de France, nous dit : allez vous baigner dans la plage tout à fait à l'extrémité de l'Isle. Il n'y a jamais personne et l'eau est propre.
Sitôt dit, sitôt fait. L'ocean aux flancs d'argent bruissait et ondulait invitant à la plongée. La profondeur était faible et l'eau turquoise comme celle d'un prospectus de tour opérators. Je nage quelques brasses, délicieux ! Tout à coup ma femme interloquée ne me voit plus! J'ai disparu ! En fait j'ai été happé par un rouleau d'une extraordinaire violence qui m'a roulé, broyé, concassé, sans que rien n'y paraisse à l'extérieur. Au sous-préfêt à qui je contai ma mésaventure, il laissa tomber négligemment : ah oui, la saison nous pourvoit régulièrement de son contingent de jambes cassées et ce côtes félées. Rien de mortel, mais on en a pour quelques semaines d'hôpital. On s'en remet. Je lui répondis que ces explications j'aurais préféré en bénéficier avant pas après!
Hommage à la Martinique Parodie à double détente Billet réactualisé le 6 décembre à 9heures
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Le journal du 5 décembre 2007Hommage à la déesse Pelée Il m'a été échu à moi aussi d'avoir bénéficié d'une vraie famille avec une femme golfeuse et bridgeuse, un fils plein de vie et de paresse. Entre le golf de l'une et le motocross de l'autre, il m'est arrivé vivre des moments de pur bonheur, et un des meilleurs remontent à des vacances à la Martinique, où un ami d'enfance de ma femme était sous-préfêt de l'Isle. A vrai dire, la pêche sous-marine révélait en guise de trésors, de vieux pneus, des oursins noirs incomestibles et des cannettes de Coca Cola. Le palace de l'Isle, le Bakoua était une batisse bruyante, dont les chambres ronronnaient toute la nuit du bruit de l'air conditionné mal réglé; La cuisine, parlons-en ! Non. N'en parlons pas.
Parmi les attractions charmantes de l'Isle, l'excursion s'imposait des ruines de St Pierre, enseveli en 1902 par le volcan de la Montagne Pelée et des sources d'Ajoupa-Bouillon, riches en bilarziose. Nou avons aussi visité une plantation en pleine forêt vierge, de roses procelaines noires et des mancenilliers, à la sève corrosive et aux baies mortelles.
Une plaquette pour touristes fut éditée à l'occasion de la rencontre historique du Président Américain John Ford, si je ne m'abuse, et de M.Giscard d'Estaing, dans une ancienne plantation d'esclaves. La plaquette affirmait que depuis cette commémoration, la Martinique servait de pont d'union obligé entre l'Amerique et l'Europe. Une nouvelle ère de coopération se levait dans une aube radieuse, bénie par Aimé Césaire, l'immortel poète de l'Isle.
La plaquette était truffée de poémes conçus par les poètes de l'Isle, disciples d'Aimé Césaire, de feuilletons romanesques dans le plus pur style du XIXe siècle colonial, et approuvé par la commission Aimé Césaire; et surtout de petites annonces très intéressantes. Je confectionnai alors à partir d'un cahier d'étudiant "conquérant" un florilège de ces hagiographies. L'un des poèmes avait pour thème l'Océan, et c'est sa déclamation à Madame de Bournet, ce soir, qui provoqua notre fou-rire inextinguible.
Pour ne pas vous faire lanterner, voici le sommaire de cette auguste plaquette.
Plaquette commémorative tirée à 15 000 exemplaires limités pour les présidents de la France, des Etats-Unis, Monsieur Aimé Césaire, etc....
Un témoignage du docteur Grataloup, témoin oculaire de l'Eruption Néfaste.
Les révélations du gouverneur Louis Mouttet qui n'hésita pas à sacrifier la vie des habitants, pour les inciter à voter plutôt qu'à fuir. Bel exemple de patriotisme.
Hommage à la Martinique à Aimé Césaire
L'Océan, poème de Tristan Camomille, émule d'Aimé Césaire, chantre immortel de L'ISle.
Une Allégorie de Monsieur Luçat de Brunhof
Notre feuilleton : La Nymphe de Lagardère, grand roman de Georges de Val Argent. Troisième partie, : La faute de Jeannine. Une mystérieuse rencontre.
Une interview exclusive sur les volcans, de Monsieur le professeur Amédée Léonie Pomponne, professeur d'Histoire Naturelle au lycée Aimé Césaire d'Ajoupa Bouillon, membre du comité de vigilance du Carbet.
Le billet de Napoléon Crotti : Nous bien servir c'est bien servir la France.
Les nouvelles du monde entier.
La page folklorique.
Continuer à lire "Le journal du 5 décembre 2007" Mardi, 4 décembre 2007Le journal du 4 décembre 2007Une communication à mes amis Trop, c'est trop !
L'effet de médications très lourdes, votre gentillesse à tous et votre sollicitude, le respect et la confiance que mon entourage ont porté à "Monsieur le Professeur", m'ont détourné de l'esprit et du but de ce blog dont la devise "L'information derrière l'information" et le titre : décodage", ne m'autorise guère à faire part de problèmes personnels ni de ce qui bouleverse les tréfonds de mon être.
Il est temps de reprendre le harnais, et d'évacuer ce qu'il y avait de trop personnel, d'exagérément émotionnel dans les billets passés. Néanmoins, tout n'a pas été également inutile dans cette "perte de contrôle affectif", avec ce qu'il suppose d'auto-apitoyement, alors que tant de misère, tant de malheurs nous entourent. Croyez-vous que je ne ressens pas le mal à vivre, les humiliations et les incompréhensions, la solitude, qui vous accompagné dans votre parcours? J'ai connu cela, et au delà, et je vous dis, ne vous laissez pas aller, luttez, ne craignez pas de vous engager dans des sentiers arides et risqués. Les choses changent, mais pas seulement dans la mauvaise direction.
La neige est douce, la neige est chaude
A ce propos, parmi les DVD incontournables, achetez "Rêves de Kurosawa", le plus beau film que j'aie jamais vu, et qui a eu si peu d'audience. Une des séquences du film : tempête de neige, montre une cordée prise dans le brouillard, les vent hurlants, la neige meuble comme des sables mouvants. La nuit tombe et le bivouac, on n'en retrouve plus la route. Et soudain comme par magie (car c'est de la magie) les vents tombent, la neige scintille de cristaux, le ciel est d'un tendre bleu de paradis. Apparaît alors la fée des neiges; souriante, apaisante. Elle dit " La neige est douce, la neige est chaude" elle caresse délicatement les soldats qui s'abandonnent au sommeil. Mais le chef, le héros hargeux et pugnace, les secoue, les incite à ne pas se laisser aller, de ne pas s'abandonner à ce sommeil qui ressemble fort à un coma. Furieuse, la fée de transforme en un démon furieux et s'envole dans les airs. On est sortis de l'oeil du cyclone, et la sorcière a déclenché les vents hurlants. Mais infatigable, le chef oblige les sémicomateux à mettre un pas devant l'autre, à résister au mortel engourdissement, à s'arracher de l'emprise de la neige collante. Et voici. Soudain, les nuages disparaissent, le ciel s'éclarcit, le soleil du couchant illumine le camp. Car il était là le camp ! A quelques pas, et on allait se laisser mourir aussi près de la salvation ! Exultation des hommes sur fond de musique militaire claironnante et joyeuse. Quelle leçon, pour vous peut être, pour moi sûrement. Continuer à lire "Le journal du 4 décembre 2007" Lundi, 3 décembre 2007Le prince venu de l'OcéanDédicace
Mon cher Océan,
c'est un grand risque qu'ont assumé pour toi tes parents, en t'octroyant le nom le plus difficile à porter entre tous. Dès lors, te voici voué à l'impossible, au destin le plus vaste, le plus primordial, le plus essentiel, synthèse grandiose des forces contradictoires qui gouvernent un univers éclaté.
Depuis cinquante ans, c'était le temps où je rencontrai pour la première fois le professeur Isak Borg, mon prédécesseur dans la route d'une vie, l'Océan ne cesse de me hanter. Il ouvre les portails de mon travail le plus essentiel, la première de ses centaines de séquences. Le thème de l'Océan ne cesse de faire surface dans le flot de 40 000 pages manuscrites destinées à la BNF, sysmographe de nos délires collectifs.
Continuer à lire "Le prince venu de l'Océan"
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Jeudi, 29 novembre 2007Le journal du 29 novembre 2007Chronique Billet corrigé et réactualisé le 2 decembre 2007 Les images de Frédéric Bonnet étaient impossibles à ouvrir, en dépit de leur format JPEG. J'ai dû passer quelques heures pour les enregistrer sur les billets, car je suis tenace. Vous dire comment j'y suis parvenu, est impossible. certaines fois j'ai désobéi aux instructions, d'autres, j'ai modifié le profil colorimétrique, les plus rebelles, je les ai imprimées et scanné le feuillet, le plus irritant est le refus du Bowser de m'inscrire sur le billet des images chargées parfaitement sur la banque d'images et qui généralement ne posent pas de problème.
Lunettes sémantiques Lorsqu'on va acheter des lunettes chez Auchan, on vous fait un vulgaire escompte, rien de comparable avec les merveilles promises par les lunettiers industriels du style VOZIEUBO ou Affreuxloup. Ceux-là y vont fort : pour toute lunette achetée, on vous en offre une seconde à votre vue. Quelle aubaine ! Le problème est qu'il s'agit d'un piège sémantique particulièrement pervers. Admettez en effet que la paire acheté soit à verres progressifs. La seconde ne donnera qu'un seul foyer. Vous ne pourrez l'utiliser qu'une fois de temps en temps, mais elle sera alors à votre vue ! De même on laisse à entendre que la paire additionnelle est identique à la paire achetée. Mais rien de tel n'est garanti. La prestation est minimale : pas de verres filtrants, verre de dernière qualité fabriqué Dieu sait où et comment, monture squelettique prête à se fendre, et tout à l'avenant. En faisant le calcul on trouve qu'on est en présence d'une véritable fraude qui pousse à l'inflation et ruine un peu plus la SECU et les gens sans moyens. Alors que faire? Allez chez votre lunetier du coin qui vous connaît, et qui tous comptes faits vous coûtera moins cher que ces escrocs pour gogos.
Continuer à lire "Le journal du 29 novembre 2007"
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Ci -contre baise-mains comme il faut.



Journal du 4 juillet 2008
Commentaires
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]