Bouillon de culture
Un décodage de l'Art Contemporain
ARTISTES DE L'APOCALYPSE
Une spectrographie de l'Art du XXIe siècle
Introduction
La scène de l'art contemporain se présente sous le signe de l’extrême. Extrême par les événements qui agitent la société et qui orientent les travaux des artistes, extrême par les prises de positions idéologiques affichées, extrême par la babélisation planétaire entraînée par la perte des repères. Ce travail s’efforce de clarifier la situation des artistes au XIXe siècle et de donner des clés de compréhension que quelques œuvres majeures. Afin d’éviter tout malentendu, il convient ici de définir ses limites. En effet le terme d’art et d’artiste est pris dans un sens très restrictif : celui qu’interrogent ceux qui fréquentent les musées, visitent les galeries, et lisent les revues et les ouvrages sur l’art contemporain. Bien que la plupart des artistes et des théoriciens se plaisent à affirmer qu’il n’existe aucune frontière définissable entre l’art populaire et la « mass Kultur », comme la BD et les documentaires, ou encore les productions des taggueurs et des agitateurs politiques, dans la pratique, ils forment un club très spécialisé, très fermé, ouvert uniquement à quelques initiés et à de riches collectionneurs. Alors que n’importe quel passionné pouvait rencontrer Picasso à la Coupole, et encore naguère on pouvait, comme moi-même, discuter avec Miro, Dali ou Dubuffet, aujourd’hui ce serait un rêve impossible. Tachez d’aborder un Jeff Koons, un Richard Prince, où n’importe quel ténor de l’avant-garde, tous ouvertement opposés à l’élitisme et aux puissances de l’argent !
Aujourd’hui, comme au temps de la Renaissance Italienne, les grands artistes sont des stars, des personnalités richissimes et inaccessibles, mais au contraire des génies des âges d’or, ils s’opposent à tout élitisme et revendiquent leur appartenance à l’humanité, sans distinction de valeur. Ce travail, loin de proclamer que n’importe qui est artiste et que c’est le spectateur qui fait le tableau, prétend que tous les artistes ne se valent pas, que dans leurs œuvres, il en est de bonnes et de moins bonnes, et que n’importe quel discours à leur sujet est moins important que celui du créateur lui-même, qui généralement sait fort bien ce qu’il fait et n’apprécie guère que l’on détourne son message.
Si l’on suit cette piste, on se trouve face à une interrogation insoluble : qui sont les grands artistes ? Comment trouver l’aiguille dans une motte de foin ? Car, on ne saurait assez le répéter, si le nombre des artistes autoproclamés s’est étendu vertigineusement, il n’est pas sûr que celui des grands maîtres et des créateurs importants ait suivi. Or les critères qui permettent d’évaluer une production sont cachés, implicites et flous. Nul critique n’ose s’aventurer à émettre la moindre opinion sur un classement hiérarchique, ni proposer la moindre sélection, dans les ouvrages offerts au Grand Public. Bien au contraire ils fustigent vertueusement cette démarche rétrograde qui consiste à vouloir, comme Socrate, distinguer les bons, des moins bons et des mauvais. Mais dans la réalité du milieu de l’art, cette sélection existe, souvent du fait de ceux qui prétendent la condamner. Elle est effectuée par les Galeries, les Expositions, les Musées, les historiens et les experts, interagissant avec les richissimes collectionneurs et les grands leaders d’opinion. Rien de changé depuis quelques siècles, sinon l’hypocrisie.
Nous sommes pris dans un dilemme : nous sentons bien que tout ne se vaut pas, qu’il est de fausses gloires et des génies méconnus, mais il nous est impossible de dégager des critères objectifs, chaque mouvement, chaque école, proposant ses dogmes. Le seul juge qui ait fait ses preuves, est le temps. Les bonnes œuvres sont inoxydables, les autres ne sont que des témoins archéologiques. Nous distinguons donc la conception ethnologique de la culture de la conception socratique.
Pour la première, est important l’objet témoin de son temps : la bouteille de Coca Cola, le Manga, Dallas ou le préservatif.
Pour la seconde au contraire, c’est celui qui se détache de la banalité anthropologique qui importe, celui qui se tient sur les lignes de crête des grandes réalisations culturelles, et il n’y a aucun mal à déclarer qu’elles sont le fait d’êtres d’exception, se tenant à distance par la dérision ou la sublimation de la « mass cultur », comme Paul McCarthy, Richard Prince, ou Jeff Koons.
Aujourd’hui, comme au temps de la Renaissance Italienne, les grands artistes sont des stars, des personnalités richissimes et inaccessibles, mais au contraire des génies des âges d’or, ils s’opposent à tout élitisme et revendiquent leur appartenance à l’humanité, sans distinction de valeur. Ce travail, loin de proclamer que n’importe qui est artiste et que c’est le spectateur qui fait le tableau, prétend que tous les artistes ne se valent pas, que dans leurs œuvres, il en est de bonnes et de moins bonnes, et que n’importe quel discours à leur sujet est moins important que celui du créateur lui-même, qui généralement sait fort bien ce qu’il fait et n’apprécie guère que l’on détourne son message.
Si l’on suit cette piste, on se trouve face à une interrogation insoluble : qui sont les grands artistes ? Comment trouver l’aiguille dans une motte de foin ? Car, on ne saurait assez le répéter, si le nombre des artistes autoproclamés s’est étendu vertigineusement, il n’est pas sûr que celui des grands maîtres et des créateurs importants ait suivi. Or les critères qui permettent d’évaluer une production sont cachés, implicites et flous. Nul critique n’ose s’aventurer à émettre la moindre opinion sur un classement hiérarchique, ni proposer la moindre sélection, dans les ouvrages offerts au Grand Public. Bien au contraire ils fustigent vertueusement cette démarche rétrograde qui consiste à vouloir, comme Socrate, distinguer les bons, des moins bons et des mauvais. Mais dans la réalité du milieu de l’art, cette sélection existe, souvent du fait de ceux qui prétendent la condamner. Elle est effectuée par les Galeries, les Expositions, les Musées, les historiens et les experts, interagissant avec les richissimes collectionneurs et les grands leaders d’opinion. Rien de changé depuis quelques siècles, sinon l’hypocrisie.
Nous sommes pris dans un dilemme : nous sentons bien que tout ne se vaut pas, qu’il est de fausses gloires et des génies méconnus, mais il nous est impossible de dégager des critères objectifs, chaque mouvement, chaque école, proposant ses dogmes. Le seul juge qui ait fait ses preuves, est le temps. Les bonnes œuvres sont inoxydables, les autres ne sont que des témoins archéologiques. Nous distinguons donc la conception ethnologique de la culture de la conception socratique.
Pour la première, est important l’objet témoin de son temps : la bouteille de Coca Cola, le Manga, Dallas ou le préservatif.
Pour la seconde au contraire, c’est celui qui se détache de la banalité anthropologique qui importe, celui qui se tient sur les lignes de crête des grandes réalisations culturelles, et il n’y a aucun mal à déclarer qu’elles sont le fait d’êtres d’exception, se tenant à distance par la dérision ou la sublimation de la « mass cultur », comme Paul McCarthy, Richard Prince, ou Jeff Koons.
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Bouillon de culture devient brouillon d'inculture
Le déclin de la culture
Phénomène caractéristique de la civilisation occidentiste (pour utiliser le néologisme de Zinoviev), l'écart se creuse entre les culturellement pauvres (qui ne sont pas forcément les économiquement pauvres, bien au contraire) et les culturellement riches, entre culture de masse et culture érudite. En France, la manifestation télévisée de ce phénomène a été désigné par François de Closet, courageux pourfendeur des privilèges de toute sorte,par "et puis m...). Il dénonçait l'aridité et le snobisme triste de Arte, dernier refuge d'une culture élitiste, qui précipitent le grand public vers le tout à l'égoût des chaînes grand public.
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Introduction à la psychologie de l'Art
L'art contemporain, entre génie innovateur, spéculation et fumisterie
Elucider une oeuvre d'Art, exige deux démarches complémentaires.
D'une part la connaissance du processus de perception artistique : qu'est-ce que comprendre? Faut-il comprendre ou aimer? Qu'est-ce que la fidélité à une oeuvre? Qu'est-ce qu'un malentendu artistique (non seulement rejeter une oeuvre valable, mais aussi aimer pour de mauvaises raisons).
D'autre part la définition des critères de valeur en jeu. Certains retiennent le plaisir que procure la contemplation, d'autres sa valeur sociale, ou encore la rigueur de son développement formel. Les notions de "beau" et de "laid" ne sont plus des concepts évident à l'ère où l'immonde ou le détritus peuvent être admis au panthéon des chefs d'oeuvre. (L'exploitation de cadavres humains, ou des manifestations scatologiques).
On s'intéressera à des domaines très différents, du paysage chinois à l'hyperréalisme américain, de la musique polyphonie de
la Renaissance au rap. La psychologie de l'art traite aussi bien de la genèse dans l'esprit du créateur, que l'aboutissement de l'oeuvre achevé. Notamment les performances provocatrices de McCarthy, ou les mises en scène iconoclastes d'opéras, réclament un travail d'élucidation, où sont requises des qualités antagonistes d'empathie et d'esprit critique.
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Introduction
Razzia sur un musée
L'histoire des instruments d'écriture est intimement liée à celle de transmission des textes, des calames arabes, des pinceaux chinois et des stylets romains, à la plume d'oie, à la "sergent major" et à la plume calligraphique parallèle, chef d'oeuvre de haute technologie, conçue par le leader des instruments d'écriture, le japonais "Pilot".
En 1990, encouragé par Kymiasu Tatsuno, l'un des meilleurs connaisseurs mondiaux en matière de stylos de collection, par Rafaella Simoni Malaguti, qui fabriquait la Rolls Royce des instruments d'écriture sous la marque OMAS, et sous le parrainage de Pilot, le leader mondial, créateur des stylos en laque NAMIKI, chefs d'oeuvre dominant toute la production de tous les temps par des pièces signées par les plus grands maîtres japonais, je fondai le musée du Stylo et de l'écriture.
Le premier site se trouvait au Centre Culturel des Capucins, à Montfort l'Amaury. Lors du rachat du Centre par l'Oréal, il fut transféré rue de Chaillot, puis au 3 rue Guy de Maupassant, à Paris. Il était composé de quatre sections : la préhistoire du stylo, aboutissant au premier stylo fiable créé par Waterman en 1883, le premier âge d'or du Stylo , de 1900 à 1930, le deuxième âge d'or, de 1989 à 2000, enfin les grandes innovations grand public comme le stylo à bille, le gel, les stylos calligraphiques.
Le musée présentait la seule collection couvrant de manière presque exhaustive et équilibrée toutes ces sections. Il fut victime d'un hold-up en l'an 2001 qui vit disparaître la quasi-totalité des pièces les plus précieuses, mais il en subsiste quatre publications en couleur, et surtout une connaissance et une expertise qui dépassent le simple champ du collectionneur mais projettent un éclairage passionnant sur l'évolution esthétique et technique d'un objet qui a perduré pendant des millénaires.
La rubrique contiendra un survol sur l'évolution des instruments d'écriture, le récit du hold-up et les péripéties qui ont émaillé la recherche des pièces volées, véritable polar, nous transportant du milieu des trafiquants yougoslaves de Saint Denis, aux maffiosi de Biélorussie, et dévoilant les agissements douteux d'une compagnie d'assurance et de la justice de Hanovre.
Ci dessous l'affichette d'une très belle exposition sur les stylos exécutés en or, platine, laque de chine et autres matières précieuses. Le musée était assez important pour organiser les expositions sans faire appel à des collectionneurs extérieurs. L'adresse du musée était alors rue de Chaillot, en face du musée Galliera.
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Introduction
Le musée du Stylo et de l'Ecriture
J'ai ouvert voici quinze ans un musée du stylo et des instruments d'écriture, sans conteste le plus important du monde. Lors de son transfert d'un local rue de Chaillot à Paris, au site actuel, 3, rue Guy de Maupassant, il fut victime d'un Hold Up sanglant, et la plus grande partie de la collection fut volée. Au cours d'une enquête digne du "code Vinci", on retrouva à Hanovre le recéleur, mais les autorités allemandes interdirent aux policiers de
la Brigade Criminelle
de se rendre sur les lieux, en dépit d'une commission rogatoire internationale. Ce n'est que deux ans plus tard que le feu vert fut donné, et il apparut que le recéleur benéficiait d'une indulgence étrange au sein de la justice allemande qui s'opposa à l'investigation des français, en dépit de témoignages accablants. Cette histoire policière rocambolesque sera divulguée dès que le procès des coupables sera terminé.
Le musée se tourna alors vers la calligraphie et l'écriture, sous le parrainage d'un des plus grands calligraphes mondiaux, peintre de talent : Claude Mediavilla, président de l'association des amis du musée. J'ai été son modeste élève et j'essaie de délivrer dans cette rubrique des bribes de l'enseignement reçu. Je me suis attaché notamment à mettre en contexte les relations entre un texte et sa forme : calligraphie, écriture formalisée, tapuscrit, SMS ou calligraphie reconstituée par un logiciel.
Introduction
Bouillon de culture est le titre d'un livre édité par Fayard en 1987 et qui a fait l'objet d'une émission d'Apostrophes. Par la suite Bernard Pivot a utilisé le titre pour une série d'émissions, sans d'ailleurs prendre la peine de me demander mon autorisation. L'émission ainsi que le livre, firent l'objet d'un tollé général de la part de l'intelligentsia et me valut un ostracisme général. En effet il était du début à la fin politiquement incorrect. Quelques unes de ses propositions furent déclarées inconvenantes et rétrogrades. La principale contestation porta sur la différenciation socratique établie entre haute culture et culture dégradée, alors que le relativisme et le "tout se vaut" triomphaient. Une autre, fut la prédiction qu'avec la multiplication des chaînes de télévision, le niveau culturel baisserait au lieu d'augmenter. Enfin on déclara mes propos élitistes car je prônais le nivellement par le haut, la fréquentation des grands génies du répertoire mondial et de tous les temps, plutôt que l'exaltation snob du banal et du pire. Mai 68 y était décrit comme une régression plutôt qu'une libération. Aujourd'hui, les prévisions de Bouillon de culture, devenu un "Brouillon d'inculture", se sont tristement réalisées. Il suffit de lire l'ouvrage très documenté de Paul Ardenne (Extrême) pour s'en convaincre. Alors que, suivant l'exemple des instructeurs d'autrefois, je recommandais la diffusion des chefs d'oeuvre du patrimoine auprès des masses populaires, je fus taxé d'élitisme. Cette rubrique approfondit la notion de différenciation culturelle. Si tout ne se vaut pas, quels sont les critères de valeur valides?
Introduction
L'"AC" est la frange la plus actuelle de l'Art, et suit le post moderne. Ses particularités: confusion et pléthore, dépassement des limites, prépondérance du facteur financier.
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Mercredi, 2 juillet 2008
CHRONIQUE
Chronique
Ce n'est pas la première fois que dans ce blog je fais référence à Kaffka, mais lorsque cela vous touche et met en jeu votre survie, cela vous blesse plus intensément.
Ce message est personnel mais jette un éclairage sur ce qui peut nous arriver dans un hôpital, même des meilleurs.
De tous les médecins la seule personne joignable et accessible a été le Professeur P*** dont je veux saluer la profonde humanité, reconnue de tous. Pendant mon séjour il m'a été impossible de joindre mon médecin traitant, celui censé s'occuper de moi, Lui, en revanche était toujours là..
La première fois j'ai subi le choc de l'anésthésie et j'en suis sorti amnésique. Ils ont fait attention cette fois-ci et tout semble s'être passé pour le mieux- pour le moment du moins.
Malheureusement ce qui devait être une simple opération de contrôle a été une véritable opération. Le bas de l'oesophage était couvert de varices qu'il a fallu juguler, triturer, meurtrir, tordre. Sans cette exploration je ne serais plus vivant sans doute. Dans un mois, Hôpital à nouveau pour un contrôle. Ce que je vous en dit, il m'a falu un travail harassant de déductions pour le découvrir. Il faut ajouter à cela des difficultés administratives et des négligences. Par exemple je leur ai rappelé que comme tous ceux qui n'ont plus de rate, je dois impérativement me faire vacciner. (iJ'a déjà souffert d'une septicémie pour avoir négligé cette précaution). Il a fallu que j'insiste pour me faire vacciner!
Le retour ne m'a pas laissé le loisir de faire l'inventaire de mon état mental. Les gens me trouvent normal et plein d'énergie. Le problème lancinant et de se nourrir. Menu imposé : glace au chocolat, yoghourt glacé, boissons réfrigérées, glaçons, tout ce qui est liquide et glacial, dont des glaçons. C'est tout !
Cela tombe au plus mauvais moment, celui où mes négociations avec de puissants personnages, décideront de mon sort : j'en sortirai à l'aise ou ruiné !
Un fol optimisme m'a entraîné, à l'épouvante de mon comptable, de parier pour le succès et acheter des pièces d'un intérêt culturel exceptionnel pour une fondation qui ne verra peut-être jamais le jour. Je viens ainsi d'acquérir le plus beau stylo du monde : le Bernini, taillé en vingt faces (vingt millénaires) serties de nacre. Un tout de force impossible. Cette pièce m'a été volée pendant que j'étais à l'höpital et je n'ai eu de cesse de la remplacer. J'aurais bien voulu vous la montrer, mais il faut que j'apprenne à charger de photos en provenance du cool-pix. J'ai aussi acheté un oruba,de la poterie en grès datant du XIVe siècle, la harpe de Marie Antoinette, le premier chef d'oeuvre de Naderman, le plus fameux facteur de harpes encore à vendre chez l'Oréal.
Vous excuserez cette chronique très personnelle. A propos j'ai été tancé par des collègues universitaitres qui me coneillent de ne pas parler de politique, ne pas citer même en sous-entendu des compagnies, d'adopter un style impersonnel, Le fait que ceux dont je parle sont ravis, comme la comtesse par exemple, ne les émeut pas. Je leur dis poliment que je n'ai que faire de ces rumeurs (car ces censeurs se gardent bien de décliner leur identité !
Mardi, 24 juin 2008
CHRONIQUE
Canicules
Les grandes métropoles ont chaud, bien d'autres sites aussi, à commencer par la Provence. Certes, pour ceux qui peuvent se le permettre il y a l'air conditionné. Mais dès qu'on l'arrête, la chaleur revient, pire qu'avant. Par ailleurs il est inefficace pour les appartements où les murs des voisins gardent la chaleur. Ce n'est que dans de grands établissements:hôtels, bureaux, administrations, que tout l'environnement est air conditionné. et puis, à l'exemple des Américains, l'intérieur est réfrigéré alors que l'extérieur est une fournaise. De quoi attraper la crève, sans compter les germes véhiculés par des tuyaux mal entretenu, véritables nids à poussière et à germes.
Hier j'ai voulu visiter l'exposition de Hokusai au musée Guimet. Elle se trouve au sous-sol et elle est assez exiguë. A la caisse on m'a vivement dissuadé d'y pénétrer. L'air y est irrespirable à cause de la chaleur véhiculée par les visiteurs trop nombreux, et vers la fin, ils laissent dernière leur passage eux une véritable étuve. Le seul remède : y aller à dix heures, dès l'ouverture. Derrière moi, un bruit de sirène, le SAMU. Un des visiteurs vient d'avoir une attaque. Ainsi périodiquement on doit véhiculer d'urgence des imprudents qui affrontent la canicule interne plutôt que de se sauver, pour ne pas perdre le bénéfice de la queue interminable et le montant de leur billet.
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Lundi, 23 juin 2008
CHRONIQUE
Grandes promesses et petites vexations
Le milieu professionnel et même amical (c'est moins vrai pour une vraie famille) est plein de gens puissants, comme d'agents d'influence qui se disent vos obligés et qui vous promettent, qui une recommandation auprès d'un personnage influent ou utile ( un bon dentiste, le fonctionnaire qui déverouillera votre dossier, un électricien ou un plombier) qui, leur appui en cas de pépin grave : "je serai toujours là dans l'adversité". Si vous avez quelque argent, il se feront inviter dans un restaurant réputé, car ce sont généralement des amateurs de vins fin et de cuisine délicate. S'ils se piquent de culture, c'est chez Lipp qu'ils se feront inviter, ou encore qu'ils vous inviteront, pour s'apercevois qu'ils ont oublié leur portefeuille. Il est facile de les voir , allez à midi dans un restaurant huppé, ils sont là, escrocs et parasites, avec leur victime. Relisez aussi (je suis poli car vous ne l'avez sans doute pas lu) Les Facheux de Molière, ou Volpone.
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Dimanche, 22 juin 2008
CHRONIQUE
Une promenade au Musée Guimet
Elle s'impose. En ce moment il y a une exposition des oeuvres, estampes et dessins, du plus prodigieux génie que le Japon ait enfanté. Le dessinateur fou de son art, mort dans la misère à l'âge de 95 ans, pauvre moineau déplumé, vieillard déchu... Mais il y a aussi bien des chefs-d-oeuvre des colections permanentes qui méritent le détour : sans compter la statuaire khmère, trois statues japonaises de sages et bienheureux, la collection Granddidier de porcelaines, le paravent d'Ogata Korin...
Mais quelqu'un a été oublié ainsi que son oeuvre majeure, et ne figure dans aucun guide, il n'est même pas honoré par une mention. C'est l'architecte qui a refait le vieux musée sombre et poussiéreux en un miracle d'équilibre, de noblesse, d'imagination, d'emploi des couleurs et des matières. Les éclairages sontparticulièrement étudiés. Par exemple les vitrines ne sont pas éclairées par de multiples spots. Elles sont surmonées d'un voile translucide, et c'est lui qui reçoit les rayons d'un fort projecteur. La lumière ainsi diffuse, montre, sans ombres, l'objet également éclairé de toutes parts, sans ombres ni reflets.
Lorsqu'ils y vont mes amis emportent un coolpix (une caméra c'est trop voyant) en essayant d'échapper à la vigilance maussade des cerbères. Ils ne sont pasà pour vous aider, mais pour appliquer le règlement, un point c'est tout.
Oui, allez en vitesse au Guimet. (Place d'Iena)
Pour ceux qui veulent emporter avec eux un objet de qualité, continuez le billet.
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Dimanche, 15 juin 2008
CHRONIQUE
Des goûts et des couleurs
Tous croient l'avoir.
Le goût.
Surtout ceux qui n'en n'ont pas et qui justifient leur choix les plus kitsch par la phrase-bateau : des cadeau : des goûts et des couleurs...
Certes il y a des gens qui de manière innée ont le sens des proportions, de l'harmonie, de la distinction, du raffinement, bref tout ce qui permet de séparer le goût de la barbarie. Mais des connaissances sans cesse approfondies sont nécessaires pour développer cette aptitude qui se cultive comme une rose au lieu de proliférer comme du chiendent, cas de la barbarie. Fuyons l'ignorance glorieuse. Ignorants et fiers de l'être! N'en connaissez-vous pas dans votre entourage.
Le goût s'affine et se développe au contact des musées, des châteaux, du grand patrimoine qui nous été légué par des maîtres. Un exemple :le musée Guimet, qui abrite des laques et des netzuke, des porcelaines et des paravents destinés à embellir la vie, mais où l'artisanat confine le génie créateur. Au musée Guimet visitez (s'il est exposé) le chef d'oeuvre des grands parmi les plus grands, Ogata Korin, destiné au plaisir des yeux, mais allant aussi loin qu'un chef d'oeuvre de la statuaire grecque.
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Jeudi, 12 juin 2008
CHRONIQUE
Monumenta
En ce moment Paris, sur le plan des expositions muséales accomplit de hauts faits : Louise Bourgeois, les dessins et eaux fortes de Goya ou encore, au musée de la ville de Paris, un artiste encore supérieur à Keith Harring.
Mais actuellement deux expositions dominent tout : Richard Serra au Grand Palais, qui succède à Anselm Kiefer et le dépasse d'une certaine manière, et au Musée de la Ville de Paris une retrospective Peter Doig, considéré à juste tritre par l'ensemble de la critique (mais non du public) comme l'équivalent contemporain de Van Gogh. Les deux rendent indispensables un détour par Paris. Quand à ceux qui négligent ces événements, ils sont sigulièrement indifférents à l'Art de notre siècle.Ces deux expositions monumentales, allez y de ce pas.
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Mercredi, 4 juin 2008
CHRONIQUE
Des plantes et des hommes
Parmi les choses stupides on peut compter les agendas, les modes d'emploi, les recettes distribuées par les spécialistes et appliquées avec zèle. (C'est un pro qui me l'a dit). Ainsi on dessèche des plantes qui meurent faute d'eau parce qu'on suit les doses prescrites aux temps indiqués par les paysagistes pro, on tue les hommes par un surdosage de médicaments sans se préoccuper du passé, des allergies spécifiques ou du poids du patient, on envoie chez le radiologue, un type qui boite parce qu'un clou est ressorti de sa chaussure...
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Lundi, 2 juin 2008
CHRONIQUE
L'authentique et ses copies
Pour ne pas parler des imitations. Quelque fois la différence est si subtile que les meilleurs experts s'y laissent prendre. C'est surtout le cas dans la peinture chinoise de paysage peu familière à l'oeil occidental, comme de la statuaire nègre. Comment les experts n'en profiteraient pas? J'ai connu Jacques K... qui m'a ébloui par sa compétence et sa passion. Il m'a montré la différence entre un masque mort et un masque "qui a dansé". Sous son influence j'ai commencé à comprendre que la variété et le génie de ces témoins d'une civilisation tribale perdue sont bien supérieurs à la plate statuaire grecque, déclinée à un style unique et tournée totalement vers la beauté et la perfection. Même La Victoire de Samothrace serait un produit commercial, n'ayant jamais dansé, en dépit de son envol apparent. Certes il ne faut pas tomber dans le piège, certaines oeuvres de la civilisation grecque, indubitablement authentiques portent la main et la marque du génie. Roger Peyrefitte qu'a bien connu ma soeur était justement amoureux de sa statue de Phidias (je crois), admirable miracle d'expression, égalant le David de Michel-Ange (lui-même issu de cette civilisation grecque dont je déplorais la monotonie). On peut en dire autant pour les magnifiques déca-drachmes frappés par Euinatos et par Kimon, chefs d'oeuvre de numismatique grecque-sicilienne, dépassant l'ampleur de la numismatique pour atteindre le génie.
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Commentaires
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]
ven 18/07/2008 à 21:03
"L'homme ne saurait tomber tou t à fait tant qu'il est tenu p ar le travail, cette forte et solide attache au bien". [...]