Théories des systèmesMercredi, 28 novembre 2007Le journal du 28 novembre 2007. Minuit.
Du lointain Vint me voir en cette fin de soirée le père Oleg Borodine. Il m'était recommandé par le père Slotine, patriarche de l'Isola Quadrata; associée au couvent des arméniens de San Lazzaro, au large de Venise. Cet homme ascétique arborait une barbe très noire et des yeux passionnés qui regardaient en dedans, comme les prophètes. Il m'expliqua sa vision eschatologique du monde et nous fumes tous deux surpris par l'identité de nos conclusions. Mon langage m'étant plus familier, je l'adopterai pour synthétiser notre conversation en fond de constat.
A la fin du siècle ignoble dont parle Conquest, enfanté par la Révolution Française, le monde perdit définitivement le sens de ses valeurs. Le livre du bien et du mal s'enroula dans le ciel et disparut. Il resta le néant axiologique dont se flattent les élites.
Quatre continents sémantiques se partagèrent l'esprit et la terre. Les deux premiers, OUEST et EST se livrent aujourd'hui un combat à mort pour la domination matérielle du monde. Le leader : l'Amérique, le challenger, l'Asie, divisée entre elle, unie contre l'occident. La conquête de la technologie est un atout encore favorable à OUEST, mais la lèpre économique ronge tout, sape les fondations et détruit les emplois. Elle est mise en oeuvre par EST avec ses millions de zombies nourris au riz et fanatisés contre les barbares occidentaux, qu'on attire par des sourires et l'appat du gain. Car GREED est le mot d'ordre universel, le moteur qui anime les riches financiers de l'OUEST. Le reste n'est qu'hypocrisie.
EST et OUEST ont appris que le développement technologique, seul à assurer l'emploi de l'OUEST, et le développement industriel, nécessaire à la survie des zombies nourris au blé, sont tributaires de l'Energie et de l'Eau. L'Amérique a compris cela depuis le début et fonde sa stratégie immuable sur les postulats suivants :
2. Les européens, ont les aime... Mais comme ancêtres, pas comme concurrents. 3. De toute façon on ne doit rien à ces salauds qui manipulés par les communistes; nous crachaient à la face : US Go Home! Ils ont passé par profits et pertes les gars qui sont venus de notre pays pour se faire massacrer pour eux. 4. Lorsque l'Europe va mal les Etats-Unis vont bien. Il se produit un afflux de cerveaux et de riches, qui viennent féconder les élites de notre pays. Pendant ce temps, ils importent des congolais et des tchadiens ! La politique Européenne est du pain béni pour nous. Et c'est la France qui prend la tête du mouvement panurgique. Il n'y a que des énarques et des arrogants pour suicider leurs compatriotes en toute légitimité. 5. Mais voilà, il ya le pétrole irakien et le gaz russe. Jadis la France avait de bonnes relations avec Saddam Hussein et Bouyges en profitait. Cela aurait débouché sur des approvisionnements dangereux pour nous. Grâce à Bush l'Irak est devenu un mess. On nous accuse, alors qu'on s'en fout. En attendant bas les pattes pour les européens sur le pétrole et les investissements en Irak. 6. Et l'energie russe? Pour couper des russes les européens trois moyens : a- Le canal Nord : se servir du cheval de Troie polonais dont les flancs antirusses, sont aux ordres de l'Amérique. b - Le Caanal SUD : Mettre la pagaille en Bosnie et en Croatie et démoniser les Serbes alliés des chrétiens orthodoxes russes. c - Le coup de grâce. D'ici une décennie, la Russie deviendra l'acteur incontournable de développement pour les européens. Un courant suicidaire, idéologique et moralisateur, s'ingénie à nous monter contre Poutine et la Russie. Y participent les bureaucrates et les élites politiques de l'UE. Mais c'est la France qui est en tête et entraîne les autres. (Alors que les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Autrichiens, ont malheureusement compris ce qu'un enfant de quinze ans découvrirait tout seul.) Heureusement la France fait un excellent travail et on l'aide comme on peut. C'est si facile ! Continuer à lire "Le journal du 28 novembre 2007. Minuit."
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Vendredi, 23 novembre 2007Les fraises sauvages VL'Argus aux mille yeux Big Brother
Images restaurées le 23 novembre à 19h21
Photo Cassou, 91, Villiers-sur-Orge. Inauguration de la chaire de TSO (Théorie des systèmes organisés) (Chaire d'Etat)
Le titulaire de la Chaire d'état, fut le plus jeune à accéder à ce poste. Il y restera jusqu'à l'âge de 68 ans, battant tous les records de longévité.
On notera la différence de maintien et de physionomie des deux concurrents. Le premier, ne peut se départir d'une profonde tristesse contrastant avec l'autosatisfaction du bel Amédée. Une profonde et incurable solitude, le minait. Le conservateur Amédée de Gerfanion, lui, n'était pas seul. Il se fendit des centaines de visites à l'Académie des Sciences, prit la tête d'une association pour le don de l'épée d'académicien de Louis Fourastié afein d'obtenir sa voix et mille autres bassesses marketing. Il l'emporta par une voix sur son concurrent qui dut subir toutes les railleries de ses bons amis ("voici qui va vous rabattre le caquet. Vouloir à votre âge, petit émigré mi-italien, l'emporter sur un homme sérieux, français de souche et la cinquantaine rassurante, voici qui mérite une bonne leçon ! Mais il y avait aussi les fans, et lorsque le Professeur Saint Paul vint apprendre la mauvaise nouvelle, Rond Point des Champs Elysées, à celui qui était quand même directeur du département organisation à HEC, il pleurait. Le jeune, perdu dans on ne sait quelle rêverie, demeurait absent.
Le lendemain, IBM, Philips, la Shell, l'Oréal, et les autres clients du jeune homme, firent campagne et persuadèrent le Président Pompidou de créer pour le "révolutionnaire" une Chaire d'état, avec toute liberté d'enseigner ce qu'il voulait, comme il le voulait, sans aucun contrôle, et d'imposer des programmes à tous les établissements de France et de Navarre. Un régime d'exception. Les bons amis du nouveau titulaire eurent du mal à cacher leur hargne, non point qu'ils eussent à gagner de sa défaite,mais parce que ce théoricien visionnaire et péremptoire avait le don d'agacer tous les politiquement corrects comme celui à qui vous pensez peut-être. Il était foncièrement anti-establishment, et il représentait plus que ses détracteurs l'establishment! Plus tard cet ermite solitaire et dédaignant les soirées en ville, et hommes politiques se mit à dos Giscard d'Estaing, les Télécoms et qui vous savez. On le donnait pour socialement mort. Mais à quarante ans, Beullac obtint pour lui la légion d'honneur, comme plus tard Beregovoy. Il est vrai que celui-là fut plus ou moins assassiné, et celui-ci le fut plus que moins. Et le voici, tantôt nommé commandeur, un comble pour un Ovni culturel.
Inauguration, le lendemain, de la chaire jumelle OST (Organisation scientifique du travail). Au pupitre Monsieur Louis Armand, à côté le titulaire de la chaire de l'éducation nationale : M.Amédée de Gerfanion de Castet la Boulbène. Dans le même régistre Thierry de Montbrial lui succèdera. M. De Gerfanion, selon l'expression consacré par les mathématiciens, ne se prend pas pour son cologarithme. Les deux concurrents se livreront bataille d'une chaire à l'autre, Amédée reprochant à son concurrent d'être un révolutionnaire, appuyé par les grandes multinationales et pas tout à fait français, son adversaire ne cessant de faire rire à ses dépens et adorant le faire tourner en bourrique.
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Dimanche, 11 novembre 2007Masterclasses sur le LuxeLuxe, qualité, culture, goût et excellence Le cas de la valise "Carbone" de Hermès Voici vingt ans je venais d'ouvrir mon Deuxième Centre culturel: Les Capucins, au sommet de Montfort-L'Amaury. Je tenais beaucoup alors à illustrer par des objets que l'on puisse palper et caresser, les concepts trop abstraits liés à ce que l'on vantait alors sous le terme prétentieux de "Qualité Totale". IBM était en tête du peloton avec le slogan attribué à Watson, l'ex. patron de Big Blue et ambassadeur des Etats-Unis en France.
Cette recommandation était de la même veine que les conseils d'un publicitaire reconnu, Scemamamouchi de Créativité et Publicité, prodigués tous les Dimanches autour d'un échiquier, a Babarossa, le patron de la Samar. Il lui dit :
C'était vrai. Scemamamouchi ne toucha pas d'honoraires pour son intervention. L'argent alla uniquement à Créativité et Publicité (dont il n'était pas actionnaire je crois, mais seulement patron interessé au ventes). Malheureusement, le dispositif ne marcha pas et la qualité fut aussi mauvaise qu'auparavant. Quel était le secret de ce fantastique motivateur d'excellence? Une affiche placardée sur tous les ateliers. .
On y voyait un gigantesque éléphant armé d'une grosse trompe flexible et agressive. Le slogan imprimé en gros caractères mous disait :
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Le mauvais espritLa justice sociale, le chauffeur et la vieille dame Solidarité à la française Karim, un vieil ami qui me conduit occasionnellement me raconte le dernier avatar du mauvais esprit qui infecte la société française, et qu'on ne me dise pas que c'est la faute "à Sarkozy". Une vieille dame, bien mise et proprette, perclue de rhumatismes mais tâchant de rester digne, appele un chauffeur de taxi pour la conduire chez son médecin. Comme elle a du mal à s'extraire de la voiture elle demande poliment au chauffeur : excusez-moi Monsieur, pourriez-vous m'aider à sortir de votre véhicule? Je n'y parviens pas toute seule. Vous seriez bien aimable... Le chauffeur, un grand gaillard hirsute, la fixe méchamment et lui dit d'un air glacé : la prochaine fois n'appelez pas un taxi. Appelez une ambulance !
L'esprit vipérin Continuer à lire "Le mauvais esprit"
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Samedi, 10 novembre 2007Le journal du 11 novembre 2007
Billet du Canada. Kevin Bronstein Sr. parle. Kevin Bronstein est le chef de file du L'institute for Systems and Development de Genève, un Think Thank dont les travaux les plus importants ont été l'introduction à la Microinformatique (en 1974) et Eight Lessons on Desinformation. (Aujourd'hui, Virus).
Kevin travaille à la synthèse des travaux de L'ISD d'Août 2007 et les prémices sont tirées de la vision géopolitique des quatre continents et des deux failles techtoniques. Il faut y ajouter l'utilisation du concept de pôle sémantique.
On ne peut manquer d'être stupéfait lorsqu'on compare l'enthousiasme provoqué lors de l'état de grâce du président français avec la déception générale qui provoquera une base fertile à toutes les manoeuvres les plus haineuses de ses adversaires. Ce qui se prépare pour demain est un tsunami, et nul ne peut prédire la gravité de l'issue, sinon que la France poursuivra son déclin d'une manière accélérée et contribuera à l'affaiblissement de l'UE.
L'erreur majeure j'en ai parlé en citant Le Prince. C'est pendant les trente premiers jours de l'état de grâce que toutes les réformes importantes doivent être accomplies,par la force, dans l'impopularité assumée, et les sanctions très dures prises contre les adversairer attachés à ruiner le pays et pour des raisons idéologiques à l'empêcher de se ressaisir.
Pendant ces trente jours, on n'entendra que des cris, des vociférations, des accusations contre le tyran. Ces gens-là on prendra contre eux les sanctions les plus dures et les 30 jours suivants de la réforme se passeront à intimider les adversaires voyous. Les 30 jours terminaux, des hommes nouveaux auront remplacé les ennemis et n'auront de cesse que de collaborer et d'éviter de trops se signaler au pouvoir. L'ordre étant ainsi établi, le Président-tyran, multipliera tous les jours des signes d'aménité, de mansuétude, distribuera des miettes de reconnaissance honorifique. C'est le temps de donner à manger aux Jack Lang et aux DSK, tout en les compromettant. Tous les jours, relayés par les journaux d'état ou contrôlé par l'Etat, on chantera les louanges du tyran bonasse, pas si méchant que ça au fond... Ce que Roosevelt disait du petit père des peuples, Staline à la grand rage de Churchill. Mais ce fut Staline qui gagna.
Or qu'a fait Nicolas Sarkozy? Le contraire. Il a mangé son blé en herbe, avide de popularité, de reconnaissance, de pacification universelle, d'ouverture envers l'ennemi. Dans son besoin de consensus, il revient en arrière sur ses promesses : 'interdiction de l'entrée de la Turquie" par exemple. On reviendra plus tard sur les trois contre-mesures qui démentent ses promesses électorales.
Pis encore, il confond deux classes de population : les classes moyennes, les artisans et les entrepreneurs, ceux qui avec leur capital, leur imagination , leur initaitive ont besoin dêtre soutenus contre la machine à broyer planétaire mondialiste. Ces travailleurs modestes et industrieux, qu'on écrase sous les charges sociales dont on exempt des bourreaux d'enfants qui leur font impunément une concurrence meurtrière. Ces gens-là n'interessent pas Nocolas Sarkozy qui n'est faciné aue par les grands capitaines d'industrie, ceux qui le fascinent par leurs yachts, leurs jets, leurs palais. Il croit compenser ce manque en serannt la main et en tutoyant les pêcheurs. Il ignore une règle essentielle du pouvoir suprême qu'il est le seul à violer : entre le Président de la France et le citoyen, doit s'instaurer une distance mythique, un respect inhérent à la fonction. J'ai connu bien des chefs d'entreprises richissimes et populistes, qui croyaient fraterniser avec les ouvriers en les tutoyant et en s' habillant avec de viellies blouses de cuir avachi. Cette démagogie de bas étage ne fonctionne qu'un temps et détruit durablement le prestige de la fonction présidentielle.
Un article ignoble du Guardian traitant Nicolas Sarkozy de clown, a été commenté avec une satisfaction maligne par mes collègues. On critique le président comme "le grand diviseur" alors que "Ségolène Royal" est la grande rassembleuse. Cette mauvaise foi montre à l'évidence que tous les gages d'ouverture ménagés envers les adversaires, sont de l'anti-Machiavel, retournés à l'envoyeur, l'homme plein de bonne volonté, soucieux de "siphonner" l'adversaire. Nicolas Sarkozy méconnaît Machiavel Continuer à lire "Le journal du 11 novembre 2007"
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Mercredi, 7 novembre 2007Masterclasses pour Alexandre. Fin
Billet terminé ce 7 novembre 2007
Le Ring derrière le Ring Le grand public ne perçoit de l'intrigue du Ring que la structure de surface. On peut la résumer comme suit : Wotan a touché à l'anneau maudit, il devra expier comme tous ceux qui affrontent l'interdit et défient l'anathème. Tous ceux qui ont touché à l'or fatal seront voués à la mort. C'est la loi des contes de fée et des légendes.
Mais cette interprétation est totalement fallacieuse. Si tout ceux qui s'emparent de l'anneau doivent mourir, c'est qu'ils ont transgressé le système de transactions. Alberich est le seul qui se soit acquitté du payement, et c'est pourquoi il sera le seul personnage qui restera vivant.
Réfléchissons un instant : Wotan vole l'anneau et s'en sert pour payer le château. La propriété de ce dernier est donc illégitime. Elle transgresse la loi de la Lance qui assure le pouvoir des dieux qui dès lors est menacé dans ses fondements. Il a violé la constitution.
Fafner également s'est emparé de l'anneau par le vol et viole les lois. Tôt au tard il devra payer la transgression. Pour l'éviter, il se transforme en dragon et couve l'or le protégant contre toute intrusion menaçante.
L'or appartient légitimement aux filles du Rhin qui demandent justice à Wotan.Mais celui-ci au lieu de le leur restituer; a conservé pour s'acheter le château.
Il n'est donc pas question de maléfice, mais de vol, de tricherie, de rupture de contrats. Wotan devra payer tôt ou tard, mais comment?
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Samedi, 3 novembre 2007Masterclass : la folie Matrix, études de casL'argent rend fou Le pouvoir, le sexe, le shox biz, la drogue, la violence, le massacre collectif, aussi. On peut ajouter aux causes de la folie ordinaire la pauvreté, l'anonymat et la solitude, la privation sexuelle, la frustration du drogué inhibé, la haine non assouvie... En bref, tout le monde il est fou, tout le monde il est méchant. Dans le passage ci-dessous, Wagner décrit les ravages de l'argent fou, (ici symbolysé par un anneau d'or) chez un psychopathe frustré qui ne pouvant conquérir l'amour le remplace par l'obsession de l'argent illimité, l'argent comme but unique de l'existence. Et cette frénésie est contagieuse...
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Mercredi, 31 octobre 2007Initiation à l'astrologie humaniste. Marina Fédier. 1Rythmes et interférences
Ci-dessous, extrait de la couverture du livre de Solange de Mailly-Nesle. L'Astrologie. Nathan.
Continuer à lire "Initiation à l'astrologie humaniste. Marina Fédier. 1" Mardi, 30 octobre 2007Le journal du 30 octobre 2007Domaine public Jusqu'où faut-il taire la vérité? Cette question-bateau pose cependant un casse-tête pour le rédacteur de ce blog. En effet celui-ci est tenu depuis quelque temps à une certaine discrétion étant donnée sa position de juge et de partie, et ne doit ni apparaître comme un de ces insupportables parasites toujours prêts à faire valoir leurs relations, ni se dissimuler derrière un masque qui ne trompe personne. J'ai d'autant plus réfléchi à ce dilemme, que ce qui est écrit sur un blog, l'est pour l'éternité (même si c'est celle des tombeaux). On peut ajouter de l'information, mais non en retrancher.
Plusieurs de mes amis, dont mon fils, m'ont rappelé le devoir de discrétion. "Si tu divulgues des informations confidentielles sur ton blog, plus personne ne voudra se confier à toi, me dit-il et tu perdras la confiance d'hommes sérieux et puissants. Il faut donc changer noms et situations, et déjouer ainsi les moteurs de recherche."
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C'est mon métier. J'entends mon vrai métier. C'est ce qui fait de moi ce que l'on entend par professionnel. Je ne suis sans doute pas le meilleur de la planète, selon certains critères je serais même plutôt insuffisant,mais je suis quand même un pro. Qu'est ce qu'un pro? Prenons l'exemple des philosophes. Certains puristes considèrent que no Aristote, ni Spinoza, ni Descartes ne sont des philosophes professionnels. Ils sont des physiciens, des géomètres, de litterateurs, de psychologues, et osons le dire, des amateurs, qui s'essaient avec bonheur à philosopher. Le premier philosophe professionnel a été Kant. (cf. J.F.Revel, Pourquoi de philosophes?). Il répond aux critères officiels d'un philosophe patenté. 1. Il gagne sa vie de sa discipline et rien que de sa discipline. Un pro sérieux doit donc tirer sa subsistance de sa profession, comme un dentiste, un plombier ou un professeur de lycée. 2. La discipline est truffée de mots de jargon qui établit un barrage entre amateurs et pros. Kant établit ainsi un répertoire de mots spécifiques exigeant un approfondissement du code philosophique et évitant la langue courante. 3. La discipline vise la cohérence interne et doit être portée par un groupe de personnages respectables et autoproclamés professionnels, comme les psychanalystes, ou les neuroscientifiques. Hors de ce cénacle qui veille à la défense du titre, pas de salut. 4. Il est parfaitement inutile que la "science" professionnalisée corresponde à une réalité quelconque. Il suffit que ses membres, mêmes sujets aux pires divagations, puissent prouver qu'ils maîtrisent le jargon. 5. Le pro écrit des articles plutôt que des livres, et ces articles doivent être truffés de notes bibliographiques renvoyant aux travaux de pros admis par la communauté. L'auto-citation générale est mal vue et les indications telles que : "la psychanalyse admet l'existence d'un conscient " sont des signes d'amateurisme. Il faut les remplacer par une liste exhaustive de tous les ouvrages de psychanalyse sérieux 'admis par la communauté) où l'on parle de l'nconscient, dût-il y en avoir plusieurs centaines dont un grand nombre inaccessibles.
Continuer à lire "Le journal du 28 octobre 2007" Mercredi, 24 octobre 2007Le journal du 25 octobre 2007Sur les traces d'Arthur Koestler Correspondances et couplages ou quoi de commun entre la phénoménologie, la graphologie, le tarot, l'astrologie et le manège génétique?
Le grand psychologue Jean Piaget était taraudé par une obsession. Il avait reconnu en même temps que Sr Karl Popper, que le conscient n'est pas réductible à son substrat neurologique ou hormonal. Le conscient n'a pas de masse, pas d'énergie, pas de temps (Niels Bohr a montré qu'il était "plat" et qu'il générait le présent. Cette observation avait échappé à Piaget qui s'enlisait sur la psychologie du temps, égaré par son collègue Paul Fraisse. (cf. Traité de Psychologie expérimentale vol I, PUF et Fraisse, PUF. ). Dès lors se posait le problème insoluble du couplage entre les deux univers. Dans la thèse interractionniste, les représentations du réel, sont des particules dépourvues de masse et de matiérialité. Comment pourraient-elles interagir avec des décharges de neurocepteurs et hormones ou des impulsions électriques neuronales dotées d'une masse et d'une énergie. On est conduit à supposer l'existence d'un tiers inclus (selon la terminologie des contradictoires de Stéphane Lupasco) à la fois matériel et immatériel Ce qui à l'époque paraissait une absurdité, à la notre nous est familiarisée par le double statut du réel : onde immaterielle ou particules discrètes.
Il existe une seconde explication nommée le parallélisme. Les deux mondes matériel et immatériel, ont en commun une communauté de structures. Le conscient serait ainsi un modèle du cerveau. On en vient à supposer que lorsqu'on modifie un des paramètres d'un système, le paramètre correspondant serait également modifié, sans masse et sans énergie. Il suffirait que deux systèmes soient homomorphes (en correspondance structurelle) pour qu'ils aient même comportement.
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Jeudi, 30 août 2007Masterclass pour Alexandre 5Le Paradigme Necromonte. Au delà de la masse critique Cinquième livraison Necromonte
L'approche micro, c'est le comportement concret, imprévisible, des investisseurs pris un à un, au moment ou ils prennent leur décision. Avant qu'ils prennent leur décision, et dans l'incertitude, tous les scénarios sont possibles. Pour réduire celle-ci, les mathématiciens bancaires utilisent des modèles statistiques orientés vers le passé et faisant totalement abstraction des propriétés spécifiques de chaque investisseur et de chaque décision qu'il prend. Or le comportement global prédit par les mathématiciens est composé de l'agrégation des comportements individuels tout en étant d'une nature totalement différente, irréelle, abstraite.
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Mercredi, 29 août 2007La dernière séance de l'ISD sur les discontinuitésVEINES DE DRAGON Continuer à lire "La dernière séance de l'ISD sur les discontinuités"
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Masterclass pour AlexandreLes fondamentaux géopolitiques Voir ci-dessus, les veines de Dragon
Continuer à lire "Masterclass pour Alexandre " Samedi, 25 août 2007Masterclass pour Alexandre 4
Le paradigme Necromonte, niveau d'abstraction Quatrième livraison Bessie la vache, et ses amies (D'après Hayakawa)
Armin Necromonte Le grand public a compris qu'une des raisons de la desaffection des épargnants pour les actions, tient à l'opacité et à l'extrême sophistication des outils boursiers.
Alexandre A quoi est-ce dû?
Necromonte A un phénomène qu'on nomme l'abstraction au point mort. En général lorsqu'on remplace la réalité par des mesures, des indices de qualité, des coefficients, des chiffres d'affaires, des mètres carrés, on est capables de retransformer - au moins par l'imagination - ces données abstraites par une image de la réalité qu'ils représentent. La carte permet de retrouver le territoire, et d'en donner une idée qui permette de nous orienter. Mais il arrive des cas où les manipulateurs de signes afin de distiller les données, de les triturer, d'en évaluer les probabilités d'occurrence, ne sont plus capables de retrouver la voie qui leur permettrait de revenir au réel. C'est comme un avion monté à une très haute altitude et qui ne pourrait ni redescendre sur terre, ni rattache ce qu'il voit à une expérience concrète. C'est cela qu'on appelle l'abstraction au point mort;
Alexandre J'ai entendu dire que les gens qui manipulent les modèles économétriques, et qui prévoient par exemple si un fonds classé AAA va donner du B, n'ont pas la moindre idée des réalités qu'ils notent. Ils ne font pas la différence entre une usine agroalimentaire tchecoslovaque et un atelier de designers situé dans la silicon valley.
Necromonte C'est tout à fait exact. Ils manipulent des chiffres comme les physiciens quantiques ce qu'on suppose être le réel. D'ailleurs leurs modèles, comme les paquets d'ondes de la physique quantique, sont probabilistes. Plusieurs scénarios incompatibles peuvent être simultanément admis, lisez n'importe quelle prédiction sur le futur et vous verrez que souvent c'est un événement imprévisible qui oriente le trigger, l'embranchement du rail dans telle ou telle direction. Par ailleurs, lorsque nos mathématiciens formulent un prévision sur un paquet de créances sur l'immobilier, certaines informations sont superbement ignorées : la vue, la tranquillité, l'effet de masse, le voisinage etc... Et pourtant ce sont ces données qualitatives qui décident qu'un bien sera acheté ou ne trouvera pas preneurs. On voit des quantités de programmes immobiliers dont l'architecture reflète l'idéal qui les sous tend et qui a nom "greed".Mais lorsqu'on passe des ondes de probabilités à l'échelle humaine, qu'on réduit le paquet d'onde à une particule et que le chat de Shroedinger finit par mourir ou rester vivant, on se trouve dans un univers dense, concret : celui de la transaction. Et on s'aperçoit que ce ne sont par les données économétriques qui l'emportent, mais la certitude de ne pas se tromper due à l'intuition, l'instinct et la deserendipity. Ainsi, les modèles probabilistes prétendent refléter une réalité dont les constituants individuels leur échappent complètement; La réaction psychologique des acheteurs en fait partie.
Bessie la vache et ses mystères Hayakawa, le grand sémanticien, introduit Bessie la vache pour expliquer la notion de niveau d'abstraction.
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Dans La société de l'Esprit, Marvin Minsky montre que plusieurs personnalités distinctes se partagent notre terrain psychique. Nous sommes comme une maison habitée par des locataires pas toujours conciliants.