Musique et drameJeudi, 3 janvier 2008Initiation culturelle pour Alexandre.La mort en filigrane Révision du 10 janvier 2008
La version que j'ai choisie en référence, vient de paraître. Bien que sa distribution n'ait pas le prestige de celle de Ponnelle à Salzburg, de Levine, au MET, ou encore celle d'Ingmar Bergman, en suédois, elle présente une réalisation équilibrée, fusionnant à merveille les différents aspects de l'opéra, de l'operette populaire aux formes les plus sublimes et les plus impressionnantes de dramaturgie. C'est faux : la partie lumineuse, ludique féérique est déformée dans un sens cauchemardesque, il y a par exemple deux monstres, les charmants nounours et tigrons qui dansent au son de la flûte, sont des figures de cauchemar difficile à supporter, et d'un style qui a bien pris de rides car alors il était à la mode et passait pour contemporain.
Il est indispensable de la voir et de la revoir pour qui voudra comprendre ce billet. Il s'adresse à des connaisseurs très cultivés en dépit de ses souvenirs d'enfance. Les autres pourront se faire une mince idée de la subtilité presque machiavélique du compositeur; cachée sous une fausse simplicité. Auparavant je tenterai un bref survol des versions les plus célèbres et de la différence de leur esthétique. Ajoutons que les chanteurs étaient accomplis et célèbres en 1971 et que Horst Stein est un excellent kapellmeister traditionnel. Lieberman était au mieux de ses talents de producteur. Malheureusement la pâte un peu grossière des nuances est contraire à la texture diaphane, féérique et irréelle qui fait le mystère du son orchestral et vocal de la Flûte.
LEVINE. MET, New York. Un pur enchantement qui grâce à l'imagination picturale de David Hockney évoque pour les amateurs d'art contemporain et pour les enfants, un monde magique et inquiétant de cryptes et de hiéroglyphes. Levine hilare comme une baleine, infuse la pêche aux musiciens. Je ne pense pas que dans quelques années les compositions picturales de Hockney se démodent. Il y a toute la différence entre un acteur majeur del'Art contemporain et un décorateur parisien à la mode. Les défauts résident dans les qualités. L'Ouverture montre un pot-pourri pictural des symboles les plus mystérieux de l'Opéra et les thèmes pictureaux fusent comme la double fugue de la musique tantôt jubilatoire, tantôt franchement inquiétante. Je passerai sur les licences politiquement correctes qui polluent l'équilibre Yin (noir, mal, féminin) Yang (blanc, bien, masculin)pour échapper à l'accusation de racisme, la blanche colombe Pamina, devient noire et le méchant noir Monostatos, devient un "homme de couleur différente".
Continuer à lire "Initiation culturelle pour Alexandre. " Le journal du 3 janvier 2008Chronique Le nouveau "joke" de Richard Prince Un médecin de famille, vient d'apprendre que son cousin vient d'être admis à l'hôpital à la suite d'un accident et lui remonte le moral. .
Clôture russe.
Reportons-nous aux différentes moutures de Montagnes russes et lisons l'interprétation correcte. Non, c'est Setchine, l'autre est la femme de ménage de Setchine. Ils se maneuvrent tous d'eux. . Non il n'est pas en bons termes avec Poutine, ils se détestent. Setchine tient tout l'appareil policier, militaire, administratif des vétérans de l'ex KGB. C'est une force incontournable mais sans projet et dont le but est pouvoir et argent. Mais rêvant à la gloire passée de la Russie concrétisée par l'énergie.
Entre Setchine et du KGB et Medvedev. Le premier obéit au noeud sémantique Force de la terre régressif et autel, le second à Matrix. Non. Le premier recherche l'argent et la grandeur de la Russie à condition qu'ils coïncident. Le second l'argent et l'argent, avec une touche libérale. Medvedev est moins dangereux que l'autre pour un Poutine à moins qu'il se crée une alliance avec Setchine, auquel cas on verra mordre l'ancien président. L'alliance entre Setchine et Medvedev est instable. Poutine est le plus fort.
FRIEDMANN Essaye de compenser son inculture. Il a déjà compensé, plus riche que Bill Gates.
Faux raisonnement. Putine croît qu'il conservera le pouvoir il le gardera.En dépit de ses lacunes (mais n'oublions pas de quelle situation il a hérité) c'était l'homme de la situation : ordre, fermeté, équilibre entre les factions). Il lui reste à accomplir toutes les réformes essentielles. Au moindre faux pas de ses adversaires il sortira du bois. Il pense donc conserver toutes les cartes de la popularité et le contrôle efficace. La politique de l'Europe. Continuer à lire "Le journal du 3 janvier 2008" Mercredi, 2 janvier 2008Polémique sur Tristan à la ScalaDialogue avec madame Gallais Hamonnot. Encore une mélomane qui pourrait rendre des points à Monsû Eusèbe taille fine. Contrairement à ce dernier elle a détesté ce Tristan. Pourquoi? Chéreau, passe, les chanteurs hors pair, mais voilà, il ya a Baremboïm qui donne de l'urticaire à Madame Gallais. Pourquoi cette détestation? (que je ne puis m'empêcher de partager). Parce qu'il est laid, il est gras, il es moche. Il s'aggrippe à son siège comme un vieux bourgeois, il fait bourgeois, il joue comme un bourgeois. Alors ça gâche le plaisir de MAdame Gallais : elle ne supporte pas Baremboïm.
Ma soeur, elle dit que c'est la première fois qu'elle entend une direction qui l'enthousiasme. C'est doux, c'est sensible, c'est musical.
Je ne suis pas capable d'entrer dans cette discussion, j'ai vu à la télé l'ensemble qui a fusionné et dont je ne puis dissocier les composantes du drame. Elle emportent tout, elles exaltent Waltraud Meyer et magnifient la vision grandiose de Chéreau, respectueuse et innovante. Il est vrai qu'à ce propos, Monsù Eusèbe Taillefine nous accuse d'avoir osé ingurgité une aussi mauvaise pitance. Il fallait aller sur place, sur le vif, ce qu'il fait, comme Madame Gallais, des centaines de fois. Il a certainement raison, mais à défaut de grives, on prend des merles
Tout ceci nous montre que lorsqu'il s'agit de question d'interprétation, on se perd. la seule référence est la partition et le grand chef essaie de lui donner vie. Mais qu'est ce que cela sgnifie? Mme Gallais déclare que le grand chef envoie des ondes, électrise fascine. Madonna et Aznavour, Stokowsky l'emportent dès lors sur Boulez ou Scherchen.
Lundi, 31 décembre 2007Initiation culturelle pour AlexandreUne trilogie initiatique La Flûte Enchantée, (Mozart) La Tempête, Shakespeare) Le Deuxième Faust. (Goethe)
Ces trois chefs-d'oeuvre ont marqué durablement ma sensibilité pendant toute mon existence. Il m'a fallu une lente décantation pour en dégager les racines communes. Il serait beaucoup trop long pour n'en donner qu'un aperçu et une vie n'y suffirait pas. Pour épargner un laborieux travail d'approche à Alexandre et à ceux qui sont curieux d'en frôler la surface, je vais, au hasard, en évoquer quelques traits communs et les traces profondes qu'ils ont imprimé dans les tréfonds de mon inconscient. Je renverrai l'internaute aux très nombreux ouvrages et traductions. disponibles.. Nombreux, à l'exception de Faust I dont il n'existe aucune traduction potable bilingue autre que la prétentieuse adaptation de Malaplate (Flammarion).
La Flûte Enchantée J'avais quinze ans lorsque j'assistai pour la première fois à Die Zauber Flöte à l'Opéra de Paris où elle faisait partie du répertoire. Le chef était Louis Forestier, qui tous les jours prenait son train à Asnières, pour aller au boulot (le chef de luxe était Georges Sebastian) la flûte c'était de la routine. Cela me permit de la voir vingt sept fois de suite. La Reine de la Nuit était Mado Robin, et tout était chanté en français. Les décors dataient d'avant guerre et portaient de forts signe d'usure et des trous qui n'étaient en rien des étoiles. Mais pour l'enfant que j'étais, s'ouvrait devant moi un univers onirique de légende. J'adorais les transformations à vue, le feu, l'eau, le dragon en carton pâte, et par dessus tout le son du glockenspiel. Je crois même que c'est ce son argentin, ces clochettes adamantines qui expliquent ma fascination... Que je partageais avec Mozart lui même.
L'histoire est celle d'un basculement inattendu : la bonne devient la méchante, le méchant le bon etc. Il y avait de quoi se perdre.
LE PREMIER BASCULEMENT
Un prince japonais est attaqué par un méchant dragon qui fait hurler de rire tous les enfants de quatre ans. Les psy disent que ce sont les démons refoulés de notre inconscient. Trois dames en noir sauvent le héros, Tamino et le présentent à la gentille reine de la Nuit dont le méchant monstre Sarastro a kidnappé la ravissante fille : Pamina. Tamino contemple le portrait de la jeune fille, blonde et rose (dans les versions médusa, elle est noire et métisse), et tombe instantanément amoureux. Il jure de la délivrer.
La dolente Reine de la Nuit, se réveille et d'un air conquérant, déclare la guerre au monstre Sarastro, Tamino le vaincra et se mariera avec Pamina.
Tamino a une doublure : l'homme oiseau Papageno qui fait commerce d'oiseaux. Tamino est un homme d'idéal, prêt à mettre en jeu sa vie pour une noble cause. Papageno, hâbleur et menteur, aime la boustifaille, les filles et voudrait bine trouver sa femme-oiseau idéale Papagena. Les trois dames en noir lui remettent deux talismans : une flûte enchantée pour Tamino, symbole de la musique (celle de Mozart, bien entendu, pas celle des Rolling Stones!),le fameux carillon pour Papageno. Trois jeunes génies portant une plume d'oie montrent le chemin. Pour la petite histoire, notons qu'autant Mozart aimait les clochettes, autant il détestait la flûte!
LA TRANSITION Le méchant Monostatos, noir libidineux (évidemment censuré par Médusa qui en fait un blanc. C'est Pamina la blonde qui vire au noir) essaie de violer la fille.. (Censuré) Ceci est conforme au récit de la Reine de la Nuit. Un serviteur d'un monstre (Monostatos) est un monstre lui même. La fille est sauvée par Papagena qui insiste dans le politiquement incorrect : elle a les cheveux blonds, les yeux bleus, les lèvres roses, le teint de pêche. Le texte est carrément désinformé par le libréttiste Médusa : on insiste : les yeux sont devenus marrons. Les fugitifs se sauvent, ils fuient le méchant Zarastro. De son côté Tamina arrive à trois pyramides et interroge.
LE SECOND BASCULEMENT A la suite de sa quête auprès des prêtres des Pyramides, Tamino a une révélation : Zarastro est le sage, le vertueux, c'est la Reine de la Nuit qui personnifie le mal et manipule Tamino pour s'emparer de sa fille. L'ambiguïté atteint son comble, quand Pamina intercède auprès de Zarastro en faveur de sa mère "Elle est quand même ma mère! " "Ce n'est qu'une femme" déclare préemptoire Zarastro. Le politiquement incorrect s'aggrave, voici promu un sage sexiste!
LA VOIE MAÇONNIQUE Jacques Chailley a accumulé les arguments et les détails les plus infimes, pour démontrer que la Flûte est un Opéra Maçonnique dans toute sa rigueur. Ce travail laborieux est contesté par des experts, mais nul ne met en doute la nature maçonnique de l'oeuvre. (On sait que Mozart était franc-maçon). D'ailleurs ce que l'on critique n'est pas le décodage maçonnique mais le fait de tout réduire à cet angle unique. Non seulement le scénario est maçonnique mais toute la musique porte l'empreinte symbolique non déguisé du rituel. Par exemple la suite de trois accords ne s'explique pas sans ce décodage.
Tout le scénario jusqu'à la fin montre les épreuves subies pour mériter le couple idéal, celui-ci seul pouvant porter la sagesse et digne de regner. Mais à côté de cet apologie du couple on trouve bien des propos racistes et misogynes candidats à la censure.
LE YIN ET LE YANG L'opposition du noir (la Reine de la Nuit, Monostatos, la nuit et les ténèbres) et du jaune solaire éclatant (Sarastro) baigne toute l'oeuvre, mais elle n'établit aucune transcendance du mal. Le mal est le mal, c'est la barbarie, l'ignorance, et il s'oppose aux lumières et à la science.
La Tempête. (à suivre).
Dimanche, 30 décembre 2007Initiation culturelle pour Alexandre 2Beethoven et le jeune Breuning Introduction Les années 1817 furent une épouvantable épreuve pour le pauvre Beethoven, à ce point qu'après d'une période d'une exceptionnelle fécondité, quelques pièces arides virent le jour. On peut y adjoindre deux fruits vénéneux et monstrueux: les sonates Hammerklavier Op.101 et Op. 106 bien décriées. La vie sentimentale était un désastre, après le suicide manqué de son trop aimé neveu, et les attaques de son ennemie "la Reine de la Nuit". Mais il y avait aussi les ennuis domestiques : impossibilité de trouver un domestique, un logement, un soutien. La solitude ponctué par la souffrance qui déboucha sur une double pneumonie. La surdité totale aggravait le sentiment de solitude extrême. Enfermé dans cet univers imaginaire les structures se développaient comme des arborescences autonomes dans l'air raréfié de son esprit. Il en vint pour assurer sa survie, à vendre à ses amis de Londres, des oeuvres encore inexistantes, dont la Xème Symphonie qu'il jouait quotidiennement et dont il subsiste des esquisses; mais qu'il n'eut pas la force de mettre au clair. Les londoniens généreux feignirent de croire aux livraisons fantômes et firent la quête pour subventionner son opération. Mais cela aggrava les angoisses du compositeur. "Si je survis à l'opératio, d'où vais-je tirer mes moyens de subsistance? se disait-il ? C'est qu'il n'était plus à la Mode à Vienne. Goethe ne voulait pas de son accompagnement qu'il destinait à Mozart. Mais celui-ci était mort et ce fut Rossini qui le supplanta dans le coeur des Viennois. Tous ses amis étaient morts ou dipersés. Un jour Hummel (un compositeur très réputé de l'époque, auteur des pièces très brillantes) vint en pélerinage pour le revoir, en dépit de sa chaise roulante. Lorsqu'il le rencontra il éclata en sanglots, ne pouvant que répéter: Ach! le pauvre homme! Ach, le pauvre homme !. En fait le pauvre homme n'avait que peu de visiteurs. Le plus affectionné était un jeune de quinze ans, fils de Stefan von Breuning, qui avait pitié du vieil homme. Il venait le voir tous les jours muni souvent de confitures et d'une bonne bouteille de vin du Rhin. Stefan en dépit de son admiration pour le maître n'était pas trop enchanté de la nouvelle fréquentation de son fils, ce vieux, certes célèbre, mais peu joué, mal mis de sa personne, rude et excentrique. Ce n'était pas là un compagnon idéal pour un jeune homme de bonne famille. Mais Beethoven était si content, et des confitures, et de l'amitié de l'adolescent. Ce fut une petite lumière dans sa vie. Lorsqu'on pense au combat titanique que l'immense génie livrait aux vieilles structures de la forme sonate, sa lutte indomptable pour ses visions déchirantes, où la souffrance se trasmuait en joie, ma gorge se serre. J'entends l'adagio del'Op.106, et surtout les esquisses de la Xeme Symphonie et le chant de désolation sur les malheurs du monde emplissent tout mon être. Certes, j'ai joué toute ma vie durant l'Op.106, exploré dans les coins le labyrinthe, mais la clé se trouve là, cachée von Herzen zu Herzen.
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Samedi, 15 décembre 2007Le journal du 16 décembre 2007La France honore Bill Viola.
Ci-contre, Bill Viola, Kira Perov, Bruno Lussato, Marina Fédier, Sergei Pugachev.
C'est une de mes obsessions. Ma conviction est que c'est le Président de la France, représentant le pays tout entier, qui doit honorer les plus grands génies du temps. La France a toujours été un véhicule de culture et de raffinement, et récompenser officiellement les grands artistes, peut susciter par mimétisme des vocations à tous les niveaux de la population et des jeunes. Malheureusement les honneurs étant réservés aux foot-balleurs ou aux débiles incapables de chanter sans micros, on ne voit que trop les résultats. Le mimétisme joue à contre-culture.
Mais le Président idéal qui voudrait retourner le situation, devrait proposer que l'on récompense et qu'on donne en exemple les grands génies de notre temps, ceux dont les oeuvres seront encore exemples du patrimoine mondial dans les dictionnaires futurs, alors qu'on aura oublié les oeuvres inquafiables qui entraînent l'audimat. Mais quel courage pour le chef de l'Etat que d'accepter de sacrifier sa popularité en promouvant ces grands hommes ignorés par le brouillon de culture populaire! Il sera taxé d'élitiste, s'il le fait, de plouc s'il ne le fait pas.
C'est pourquoi en accord amical avec des proches de Nicolas Sarkozy je me suis mis à la recherche d'artistes incontestés par leurs pairs. Le projet Newwave (Elkann, Bonnet, Marina Fédier) a servi de support par sa solidité théorique qui rejette les phénomènes de mode et de snobisme. On ainsi filtré parmi les artistes majeurs qui font l'Art de demain, Bill Viola, Richard Serra, Matthew Barney, Bruce Neuman et Daniel Richter. Malheureusement il est trs difficile de les atteindre, et ils sont peu enclins à perdre du temps dans un pays d'ignorance et declin.
Je me suis mis en chasse et le plus respecté d'entre eux a finalement accepté de faire un crochet de la côte Ouest et pour atteindre Madagascar. La date définie a été le 15 et j'ai dû me livrer à des trésors de persuasion pour que tous les horaires soient maintenus, menaçant de me faire hara-kiri. Heureusement, j'avais le soutien convaincu de Claude Guéant, serviteur de l'Etat unanimement respecté et humaniste de grande culture, et de Cédric Goubet, chef de cabinet du président. On ne peut apprécier cet acte fort, si l'on oublie que "Force de la Terre" auquel appartient Nicolas Sarkozy, a toutes les qualités qui font la prospérité d'un pays, mais qui par son indifférence à la culture des cimes, s'attire le mépris et les moqueries d'un establisment culturel arrogant et hagneux. Le président essayera je l'espère à contnuer dans cette voe : rapprocher de notre nation autrefois protectrice de arts, des artistes et des compositeurs qui assurèrent notre gloire.
Bill Viola, sa femme et collaboratrice Kira Perov, et leur deux gosses ont été accueilli avec tous les honneurs et ont même reçu en cadeau une vénérable bouteilles d'un cru exceptionnel de l'ELysée. Un même cadeau avait été offert à Poutine pour son anniversaire, par un chef d'Etat Poutine et s'est perdu en cours de route! Le menu était d'un raffinement extrême bien que léger faisait honneur à un des artisanats majeurs de notre pays. Et quels vins! Je vous donne une recette : le beurre Verneuil, utilisé dans le menu, le goût de vrai beurre que je croyais avoir oublié depuis mon enfance.
Aucun formalisme, pas de snobisme dans cette journée qui s'est terminée chez moi en présence d'un des convives qui désirait connaître l'artiste.
En Novembre, on donnera Tristan à l'Opera dans la fantasmagorie de Viola et je crois bien que tout le staff suivra Nicolas Sarkozy à la représentation. Pourquoi pas vous? Pour les internautes qui sont vraiment accrochés j'ai envie de ménager un contact sympathique avec Bill Viola. Attention, anglais indispensable. Mais c'est sans doute un rêve utopique.
Continuer à lire "Le journal du 16 décembre 2007" Samedi, 8 décembre 2007Le journal du 9 décembre 2007Une soirée avec un (vrai) connaisseur. Le journaliste De Remigis, (Il Foglio) qui a déjà à plusieurs reprises interviewé Nicolas Sarkozy, et votre serviteur pour son blog, est un pianiste qui a dû abandonner la carrière pour des raisons bassement matérielles. Il se bat pour trouver un local à Rome où il puisse s'exercer sur son Yamaha. Naguère quand il jouait une ou deux heures de Bach ou de Chopin, les voisins venaient le complimenter. Aujourd'hui, leur successeurs, des jeunes rappeurs, le menacent de papier bleu. Le rap, la télé, la vidéo, c'est parmis, c'est de la culture populaire qui est un droit acquis. La musique classique c'est pour les riches et les élitistes, et on n'a pas à se plier à leurs caprices.
Je racontai à Remigis ma détestation pour le public des concerts, ces gens qui vont aux antipodes pour écouter leur idole : Gergiev ou autrefois, Karajan. Un de ceux-ci, Eusébe Tartefine me dit qu'il n'avait pas eu le temps de voir l'émission d'Arte sur Tristan à l'exception du troisième acte qui était bon. Il assistait en effet à un concert d'une jeune violoniste à la mode qui devait jouer un florilège exquis. Je me souvins des heures pendant lesquelles je pleurai toutes le larmes de mon corps, où j'eus le sentiment d'un insondable mystère qui provenait de la prise en masse de tous les facteurs que Wagner avait pesés à la nanoseconde. L'émotion provenant de la tragédienne Waltraud Meyer, et du langage des corps de Chéreau aurait frisé la grandiloquence et le sentimentalisme, n'était la richesse de la composition et la structure musicale fortement intégrée. Mais en entendant juxtaposés ces morceaux instrumentaux de concert voués à la délectation, comme préparation au plus sublime des monuments du XIXe siècle, on ruinait irrémédiablement les liens les plus raffinés de la toile intégrée. Continuer à lire "Le journal du 9 décembre 2007" Tristan et Isolde à la Scala de MilanDeux conceptions divergentes Viola - Chéreau J'ai toujours observé la plus grande parcimonie dans le choix de mes concerts et mes opéras, afin de garder toujours en mémoire les grandes voix et l'emprise des chefs, et je ne le regrette pas. L'exploration d'une oeuvre comme Tristan ne peut se passer d'une étude très détaillée de la partition d'orchestre, et la représentation est la récompense de celui qui a pris la peine de jouer la transcription de paino. (Dans ce cas, celle de Hans de Bulow).
Les représentations que je garde ainsi vivaces sont celles de Kirsten-Flagstad, Max Lorenz, au pupitre, Georges Sebastian, de Kna, avec Martha Mödl ou Astrid Varnay, puis Carlos Keiber-Ponnelle et Ligendsa. Les autres ne pouvaient se comparer. Et puis, j'ai vu la version de Bill Viola, et cela été un véritable choc. J'ai écrit dans ce blog, qu'on ne peut en aucun cas la considérer comme une représentation d'une oeuvre de Wagner mais comme un création originale à mi-chemin entre la plus haute création de notre plus grand vidéaste, Viola et le monstre qui devait révolutionner l'histoire de la musique.
J'ai failli manquer sur Arte la représentation de Tristan pour l'ouverture de la Scala, avec Baremboïm, Waltraud Meyer et ... Patrice Chéreau. S'il est un metteur en scène que j'admire profondément c'est bien Chéreau que François Regnault son dramaturge m'a fait apprécier, et dont le Ring reste pour moi "le plus beau spectacle du monde". Ma soeur m'a tiré de mon ordinateur pour me signaler la retransmission et elle-même a été émue par la direction de Baremboïm et la mise en scène de Chéreau. Sans elle j'aurai manqué, outre le premier acte, les actes II et III.
La comparaison entre la création géniale de Viola (avec Gergiev au pupitre, et qu'on aura la chance de revoir en 2008 à Paris) et la recréation de Chéreau, était passionnante. Après voir entendu et vu avec la plus grande intensité, ces monuments dramatiques, ma religion est faite : c'est Wagner qui l'emporte. Wagner, décodé par Patrice Chéreau, bien entendu. Baremboïm était tellement plongé dans la partition que les applaudissements, lui ont arraché une rapide grimace d'agacement, vitre réprimée. Chéreau qu'on a interviewé était lugubre. On a l'impression que cet homme ne peut sourire. Pourquoi? Parce qu'il ne considère pas son travail sur les corps, comme quelque chose de futile. Parce qu'avec le déroulement du spectacle c'est un peu de sa vie qui s'écoule.
Par exemple à la fin, lors de la mort d'amour, Isolde dont la pureté du profil, l'intensité tragique et souriante de l'expression, et les pianissimi déchirants qu'elle émet nous ménage une surprise. Un filet de sang s'écoule du front, comme un accident crânien et finit par couler et ensenglanter toute la moitié du visage, toujours souriant, transfiguré. A côté l'oeuvre de Viola semble abstraite. Les amants rejoignent le cosmos, ils perdent leur matérialité et cette vision est à l'unisson des associations mystiques du poème qui prennent tout leur sens.
Alors que l'interprétation de Bill Viola exige une exégèse poussée du poème, et une sensibilité à l'art contemporain, celle de Chéreau exerce un effet immédiat, irresistible, résistant à toute explication : elle est là, sans le moindre arbitraire, la moindre licence, le moindre chi-chi. Cette simplicité est magnifiée par le jeu d'acteurs dignes des vidéos religieuses de Bill Viola, par un jeu de noirs et blancs dignes d'une tragédie grecque... mais ce qui emporte tout, est la passion des acteurs, invisibles chez Viola.
Continuer à lire "Tristan et Isolde à la Scala de Milan" Mardi, 4 décembre 2007Le dernier des musicalement incorrectsAlfred Cortot, musicien démodé
La quintessence de l'art de Cortot vous le trouverez dans deux interprétations irremplaçables : les Etudes et les Préludes. Contrairement au politiquement correct qui préfère toujours les disques les plus anciens, (1932 par exemple), je donne la préférence qu contraire aux derniers, édité au lendemain de la guerre chez His Master's Voice. Je vous exhorte à commander les Préludes Op.28 (1943, RCA Victor, EMI records.) et l'édition de travail parue en 1957 aux éditions Salabert, mais qui est inusable et toujours potassée par tous les étudiants de conservatoire. Avant de vous expliquer pourquoi ces Préludes et l'édition de travail sont un des documents les plus précieux,, même pour de non-musiciens voulant progresser il faut vous assener le tombereau d'injures déversés par les critiques musicaux, sur le plus illustre des pianistes, triste privilège partagé avec Wilhelm Backhaus, traité on le sait par Clarendon, (alias Gavoty) et par d'autres cuistres prétentieux, de maître d'école besogneux. Ce dernier, offensé, ne remit jamais les pieds en France en soliste. Ce qui est assez piquant, est que l'ostracisme qui a frappé Cortot est dû à des raisons diamétralement opposées à celui qui frappe Toscanino et Backhaus. Voici donc les lieux communs anti-Cortot.
Continuer à lire "Le dernier des musicalement incorrects" Lundi, 3 décembre 2007Le journal du 3 décembre 2007Les fraises sauvages 6 Retour sur le film d'Ingmar Bergman
Cela fait exactement cinquante ans que j'ai vu Les Fraises Sauvages, lors de sa parution dans une salle parisienne, en 1957. J'avais donc vingt-cinq ans et je venais de décrocher mon diplôme d'ingénieur du CNAM,où j'enseignai sans interruption jusqu'à l'âge de soixante huit ans.
Depuis, j'ai dû revoir le film une ou deux fois, au approches des années soixante. J'ai donc eu largement le temps de l'effacer de ma mémoire. Ce n'est que récemment (lors de mes billets sur les Fraises Sauvages), que, je ne sais pourquoi, ce film est surgi de mon inconscient et s'est violemment emparé des tréfonds de mon être. J'ai alors essayé de m'en souvenir et j'ai enregistré dans mon billet, ce qui m'en était resté. Je viens aujourd'hui, après ce demi-siècle d'absence de visionner le DVD récemment doublé en français. Les distorsions opérées dans mon inconscient au cours de ces années d'oubli, me paraissent aujourd'hui significatives.
Le vieux professeur, a trois ans de plus que moi, il ne s'apprête pas à recevoir le prix Nobel, mais plus modestement une médaille de jubilé pour les cinquante ans d'enseignement de la médecine. Il se nomme Isak Borg, on l'appelle "professeur" et il est chargé d'honneurs. La scène du rêve ressemble comme je l'imaginais à "La Maison du Docteur Edwards" et aussi impressionnante. Et puis, tout le reste y est. Les personnages de sa jeunesse, une mère rigide morte-vivante, une vie sentimentale ratée, un fils qui lui témoigne respect et reconnaissance tout en le détestant silencieusement. Une belle-fille ravissante, Marianne qui lui donnera un peu de tendresse. Et surtout, ce que j'avais oublié tout en étant impregné, la terrifiante scène du tribunal, où toutes les actions du professeur sont scrutées, jugées, sanctionnées. Actes de condamnation : 1. Incompétence. Oui, incompétence ! 2. Insensibilité envers les autres. 3. Rigidité et égoïsme, mesquinerie.
Le professeur est dêchu. Il n'est plus qu'un vieil homme sans qualités. Sa vie conjugale, ses rapports familiaux, ont été marqués par le repli et la lâcheté.
Ce qui sauve cette fin de vie, c'est la reconciliation avec Marianne et de son fils dont il est l'artisan, cette vie florissante qui finit par arracher à la mort son mari et se penche sur lui avec tendresse.
La fin du film nous montre le vieillard au lit, bercé par les souvenirs de son enfance. Réapparition récurrente des étranges rêves venus de l'enfance et envahissant comme des nappes de brouillard, le champ désolé de sa conscience retrouvée. Mais la fin que j'avais reconstituée, était plus belle peut-être. La fenêtre s'ouvre, laissant pénétrer la gaie lumière matinale, pendant que la fidèle gouvernante débarrasse le lit. Cela se termine, comme les autres films Giulietta, Le Satyricon et Rêves, par des points de suspension.
Références On trouvera une excellente analyse du film, utile vu sa complexité à
dvdclassik-.com/critiques/fraises -sauvages - dvd.htm le DVD est disponible chez amazon ou fnac.com avec un second film.
J'avais alors estimé que Les Fraises Sauvages étaient avec Giulietta degli Spiriti de Fellini et Rêves de Kurosava étaient parmi mes préférés, et certainement les plus proches de ma sensibilité. Après avoir vu le DVD, mon point de vue s'est modifié. Ce film est désolant, terrifiant, désespérant. Par ailleurs il me semble incompréhensible pour qui n'a pas une sensibilité très particulière. Mais en le visionnant, je me suis trouvé face à une terrible confrontation, qui m'a confirmé et approfondi, ce que j'avais écrit dans les billets antérieurs sur Les Fraises Sauvages. Tout d'abord, après avoir renoué avec le film, je ne trouve pas une ligne à changer dans mes commentaires, bien au contraire. On peut dire que bien des situations du film original se retrouvent dans ma vie ratée, et ont fini de m'ouvrir les yeux sur l'étendue de l'échec : doutes sur l'incompétence, le coeur, la réussite affective, l'amour.
Ceux qui verront le film seront frappés par sa similitude avec les billets antérieurs, la place du titre de "Professeur",notamment décliné par sa femme de chambre et ses clients, ce respect et cette confiance glacée et surfaite sans doute. Et le professeur Isak Borg, le voici lui aussi, dès la scène du rêve, transformé en un être frêle, et déplumé, un simple raté, un mendiant, un moineau en quête de bribes de croutons, ... Le vieillard errant. Continuer à lire "Le journal du 3 décembre 2007" Dimanche, 2 décembre 2007Masterclass pour AlexandreLundi, 19 novembre 2007le journal du 19 novembre 2007Une toute simple dynastie du Nord Casadesus à Lille J'aime les familles du Nord. Il en est que je connais depuis des dizaines d'années, et dont les membres pourraient à l'instar de la jet set, tirer vanité de leur pouvoir qui est considérable et de leur fortune, chèrement acquise à force de travail et d'économies de bon père de famille. Une tradition s'y est établie, qui fête mon anniversaire à Lille avec les enfants et les parents. Ils m'invitèrent aujourd'hui à un concert de ce chef admirable de désintéressement qu'est Casadesus, issus de la célèbre dynastie. Ce serviteur humble et infatigable de son art, a été jusqu'à jouer pour les démunis et les prisonniers. Sa popularité auprès de la population lilloise qu'il initie à la musique classique, se révéla à la chaleur frénétique des applaudissements à tout rompre. Les bons bourgeois lillois, plutôt prosaïques découvraient le prestige et la magnificence d'un grand orchestre et de bons pianistes. Le programme n'était pas particulièrement ésotérique. Le deuxième concerto de Beethoven n'a pas révolutionné la musique et le premier de Tchaïkowsky est devenu la bête noire des membres du jury. L'écouter plusieurs fois, c'est le détester... A l'exception du 2eme mouvement d'une poignante nostalgie. Mais enfin, les auditeurs qui le découvraient étaient éblouis par la richesse des rythmes et des mélodies. Il étaient aux trois quart conquis à la cause de la musique classique et c'est ce qui compte. Reste à inciter les lillois d'ouvrir largement leur escarcelle pour aider une trésorerie endémique. Se doter d.un Grand Orchestre quand on se veut pôle culturel, ça se mérite.
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Les indications : andante mouvementé, expressif. Au soprano la ligne de chant enveloppante, coulante. L'accompagnement est à trois temps (3/4) c'est à dire divisé pour chaque mesure par trois groupes de deux. Pourquoi Michelangeli a-t-il changé le rythme. En visualisant la partition on tient peut-être un élément de réponse. Le pianiste a réparti les six croches en deux fois trois notes : trois correspondant à la main droite (en clé de sol) trois à la main gauche (en clé de fa), et il utilise le pouce de la main gauche pour séparer les deux groupes. (le pouce est placé sur la quatrième croche) ; auditivement cela sonne bien, bien mais faux.
Estivalezes est un homme d'un courtoisie et d'une tolérance à nulle autre pareilles. Il est venu ce soir me rendre visite, notamment parce qu'il est un des hommes qui m'ont porté un respect et une indulgence sans doute excessifs. Cest un excellent mélomane qui ne manque jamais un événement et qui passe son temps à courir d'un concert à un opéra, de Moscou à New-York, du Japon en Australie. Un vrai puit de science, doté d'une mémoire infaillible, capable de distinguer la dernière version de la Sonate VIII de Mozart, au dernier concert de Dinu Lipatti, celui où il se mourait à Besançon, de l'avant dernier où il avait encore un peu de force. Et c'est avec cet homme que je me suis disputé, ou plus exactement que j'ai agressé, car de sa part de dispute point, un sourire tenace agrippé à ses convictions, dont vous devinez qu'elles ne sont point les miennes. Opposition de postulats incompatibles. Continuer à lire "Une dispute estétique"
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dans Musique et drame par Bruno Lussato
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Mercredi, 7 novembre 2007Masterclasses pour Alexandre, entrée dans le Ring 2La structure transactionnelle du Ring la mécanique juridique de l'Or du Rhin, chronique d'une catastrophe annoncée Ring peut se décrire comme une suite de transactions et d'équations formalisables.
Ces transactions sont des "assertions" complexes comprenant les composants suivants : - Un ou des objets de l'échange (ou du troc, ou de l'équivalence) Les objets peuvent être matériels (la lance) ou conceptuels (l'amour). - Un à deux personnages ou actants, profitant de l'échange. - Un catalyseur qui par sa seule présence permet le passage à l'acte de ce qui n'était qu'une idée d l'échange. - Les lieux de l'échange. - Des transformations et des mutations qui opèrent un changement dans un objet, par exemple le pouvoir se transforme dans l'argent, la menace dans l'appétit de revanche.
LES ASSERTIONS
1. Les filles du Rhin et leur père Rhin, possèdent l'OR (la richesse potentielle de la nature) afin d'en jouir. Elle craignent que des étrangers le volent et font tout pour les séduire afin de distraire leur attention de la vision de l'OR.
2. Le nain repoussant Alberich, convoite la possession sexuelle des filles du Rhin. Celles-ci, l'allument et l'humilient cruellement. Le nain plein d'une rage impuissante montre son poing dressé (la menace). Mais son attention est alors distraite par l'OR. Les filles du Rhin ont désobéi au père.
3. Les filles du Rhin énoncent l'équation ; Or + Renoncement à l'Amour = Anneau. L'anneau symbolise la richesse illimitée. Elles ne se méfient pas car elles confondent SEXE et AMOUR.
4. Alberich se dit "puisque je ne puis avoir l'amour, autant m'acheter le plaisir sexuel illimité avec l'argent infini de l'anneau". Il passe à l'acte, maudit l'amour et forge l'anneau.
5. Le roi des Dieux, Wotan a bu l'eau de la source du savoir technologique et juridique. Il y gagne la LANCE qui lui donne le pouvoir sur l'humanité ... mais il ne peut se soustraire aux lois qu'il a gravées sur sa hampe. Il perd alors l'oeil gauche, celui de l'intuition et se marie avec Fricka, conventionnelle et raisonneuse, en délaissant Freia, la Vénus humanitas. Ce choix est logique : il a renoncé à l'oeil de l'intuition.
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dans Wagner par Bruno Lussato
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00:11
Commentaires (3) | 1776 visites Tags pour ce billet: échange., initiation, ring, structure formelle, transaction, transformation, wagner
Mardi, 6 novembre 2007Le journal du 07 novembre 2007Introduction aux masterclasses sur le Ring J'ai eu plusieurs fois Alexandre au téléphone et j'ai l'impression qu'en dépit des difficultés il en a retiré un apport qu'il n'oubliera pas de sitôt. Ce qui a été cependant hautement significatif pour son job de dirigeant, a été la découverte du "problem solving" qui empêche Wotan de dormir à la fin de L'Or du Rhin. C'est qu'il aborde de front les deux problèmes qui assaillent ceux qui ont atteint le pouvoir suprême ou le contrôle sur des masses d'argent illimitées. Le premier de ces problèmes est la difficulté de créer au sein de l'organisation des êtres courageux, motivés et autonomes, alors que la prise de risque devient de plus en plus lourde. Le second est de susciter un contre-pouvoir nécessaire pour éviter la sclérose. Or les dirigeants ne cessent de prôner l'autonomie de leurs cadres, mais dès que ceux-ci essayent d'en manifester des velléités, le cien bureaucratique s'écroule sur leur tête, et les manitous qui les incitaient à la désobéissance, se font curieusement invisible dès qu'il s'agit de les défendre contre les conservateurs les plus rétrogrades qui tiennent les rouages de l'entreprise.
Tel est le sujet de L'Or du Rhin, qui fait appel on le voit à une connaissance profonde des entreprises et des organisations, mais aussi à la perception fine du mécanisme musical de la partition qui raconte à sa manière cette aventure conceptuelle.Mais même cette connaissance est superficielle et ne touche qu'au structurel de surface, et non au structural profond. Ce dernier ne peut être abordé par l'analyse grammaticale et sémantique des séquences des scénarios entre-mêlés.
Ci-dessus, la formalisation sous forme de grammare formelle du début du Ring. Aucun élément du scénario n'est passé sous silence, ce qui montre l'absence totale d'abitraire dans le poème. Ce dernier se réduit à un enchevêtrement de propositions mathématiques formelles et rhétoriques, ainsi que l'a montré avec son logiciel, Madame Gallais-Hammonaud.
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dans Wagner par Bruno Lussato
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23:14
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Autant les jugements dictés par une partition abstraite ou purement musicale sont relativement stables, autant ceux qui concernent les mises en scène et les interprétations résonant avec des connotations subjectives, sont sujettes à discussion. Il en est ainsi du jugement que j'ai émis le 3 janvier 2008. Je procède ici à des rectifications, les unes objectives, touchant l'oeuvre elle-même, les autres plus subjectives. .jpg)

Cette affirmation peut surprendre étant donnée la célébrité de celui qui a été considéré comme le plus grand interprète de Chopin. Mais comme avec Arturo Toscanini et, jadis Wilhelm Backhaus, tout en feignant de louer ses qualités, on ne cessait de lui chercher toutes sortes de poux dans les doigts, pour avoir l'excuse de lui préferer, qui Samson François, qui Arthur Rubinstein ou d'autres qui ne lui arrivent pas à la cheville.

