Introduction
Ce blog explore les differentes formes de désinformation, c'est à dire les distorsions et altérations intentionnelles qui affectent un message, le long du chemin qui prend son origine dans une oeuvre d'art, un roman, ou le compte-rendu d'un évènement, pour aboutir à ce que l'on veut que le recepteur en perçoive.
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Vendredi, 5 mars 2010
Chers amis,
Vous regrettez sans doute l'inactivité du blog depuis de nombreuses semaines. Soyez rassurés. D'ici quelques jours le programme d'un blog régulier et complet sera mis en place.
Il aura sans doute fallu cette période pour faire le deuil d'un professeur trop brillant pour des héritiers trop novices.
Bien entendu, nous parlerons de questions inhabituelles. La première - elle me taraude depuis des mois - est incroyablement simple et compliquée à la fois : qu'est ce que la vie ? pourquoi la défendre ? comment la défendre ?
Nous reviendrons également sur les grands manuscrits du Professeur Lussato : cet espace deviendra le forum des chercheurs et des décrypteurs de l'oeuvre de l'auteur disparu de ce blog.
Nous sommes d'ailleurs en train de numériser certains des meilleurs manuscrits du Professeur.
Troisième thème de discussion : l'actualité vue sous le prisme de la complexité et des systèmes.
Quatrième et dernier thème : la culture, encore et toujours, et notamment la vie des fonds culturels légués par Bruno Lussato.
Il n'est pas inutile d'espérer encore que cet espace soit plus interactif et que l'on se manifeste pour participer à ce travail.
Bien cordialement,
Sasha
Dimanche, 31 janvier 2010
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C'était le 24 janvier dernier. A l'occasion d'une soirée offerte par son Excellence, Alexandre Orlov, Ambassadeur de Russie en France, en mémoire du Professeur Bruno Lussato, son fils Pierre prononçait le discours suivant :
Je tiens tout d’abord à remercier son Excellence et son épouse pour leur accueil chaleureux dans ce lieu magnifique et chargé d'histoire. Pour l’organisation de cette soirée en l’honneur de mon père, le Professeur Bruno Lussato, je tiens à vous dire « Spasiba Balchoi ». Je tiens aussi à remercier de tout cœur Maestro Valery Gergiev qui a été à l’origine de notre réunion d’aujourd’hui. Mon père vous portait une admiration rare tant pour votre incroyable talent mondialement reconnu que pour le courage et la détermination qui vous définissent auprès de tout ceux qui vous connaissent. Il admirait plus que tout les hommes fondamentalement dévoués à leur mission et leur art et je pense que vous étiez devenu pour lui un ami cher avec qui il partageait un lien indéfectible puisé dans votre amour commun de la musique. Un grand merci également à l’Association française des amis du théâtre Mariinsky et à Catherine Barré qui a tant fait pour le rapprochement de nos deux pays. Vous êtes de ces personnes exceptionnelles qui ont contribué à faire grandir chez mon père sa passion pour la Russie et l'avez encouragé à devenir ce passeur entre nos deux univers qu'il était devenu.
Lorsque à l'école on me demandait qui est mon père, je ne savais pas très bien comment répondre. Etait-il conseiller d’entreprise ? Écrivain ? Professeur en théorie de l’information et des systèmes ? Musicien ? Collectionneur ? Il etait un homme unique et tout ceux d’entre vous ici qui l’ont connu –clients, élèves ou amis- étiez familier avec une ou plusieurs de ses nombreuses facettes et comme moi étiez sans nul doute fasciné par la profondeur de ses connaissance et de ses réflexions sur de multiples sujets.
Je l’ai souvent comparé à un homme de la renaissance, un cliché certes, mais dans son cas une description des plus juste. Il s'intéressait tout simplement à tout ce qui était beau, complexe ou mystérieux. Sa vie durant, il se consacra corps et âme à assouvir sa curiosité sans borne pour synthétiser et puis enseigner à d’autres les chemins qu’il venait de découvrir. En plus de quarante ans d’enseignement et d’activité professionnelle dans le domaine du management, il a touché de nombreuses personnes et leur a laissé un souvenir saillant. Son aptitude à créer des ponts entre toutes ces aires de connaissances combinée à une logique implacable lui permettait d’analyser les situations les plus complexes en un instant.
Fasciné par les systèmes, il plaçait néanmoins l’homme au milieu de tout et déplorait la marginalisation actuelle de la culture humaniste. Justement, dans le domaine de la culture il se battait contre le nivellement par le bas, contre ce qu'il appelait les « armes de distraction massive » et le relativisme du « tout ce vaut ». On lui reprocha parfois d’être élitiste – bien au contraire. Je ne l’ai jamais vu refuser son enseignement à qui que se soit et le centre culturel qu’il créa avec Auchan, L’Oreal et d’autres sociétés françaises en 1988 avait pour mission unique d’enseigner la culture à tous dans l’entreprise - de la caissière au PDG- pour éveiller en eux une intelligence et une sensibilité autre que celle qui domine un monde hyperspécialisé.
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Mardi, 15 décembre 2009
A l'heure où les médias nous reparlent d'écologie, je voudrais souligner un triste paradoxe. Souvenez-vous. Il y a quelques décennies et précisément dans les années 70 et 80, les verts passaient pour de doux rêveurs, amis des animaux, ennemis des corridas, pacifistes idéalistes en peace and love incorrigibles, utopistes égalitaristes sous perfusion communiste, faibles natures ne supportant ni la chasse ni la bonne chaire, baba cools versant dans le naturisme et le communautarisme... on les voyait doucement refluer de leur Larzac, décidés finalement à se faire soigner comme les autres, à travailler comme les autres et à consommer comme les autres. Tout cela faisait au mieux 5% aux élections et tout le monde s'en moquait. Et soudain, très précisément avec la brutale apparition du risque climatique et des grandes catastrophes comme Katrina, les verts se sont transformés : ils sont devenus des hommes d'affaire, parlant de développement durable avec les entreprises. Ils sont devenus des hommes d'Etat perturbant les plus grandes campagnes électorales avec de simples pétitions (N. Hulot). Ils sont devenus le centre de l'attention mondiale avec leurs conférences, leurs sommets et leurs films catastrophe (Gore, Arthus-Bertrand).
Comment comprendre cette immense transformation ? L'émergence du risque climatique, dont on parle tant en ce moment, suffit-elle à expliquer ce brutal renversement ? La réponse affirmative semble s'imposer à celui qui raisonne car on n'en voit pas d'autres raisons. Une telle analyse reste pourtant à la surface des choses. Elle ne pose pas la donnée fondamentale du problème et il suffit pour découvrir l'origine profonde du renversement de s'entretenir quelques heures avec un militant écolo de longue date. Au fil de son discours vous comprendrez ce qui brutalement a changé sa vie, comment du statut de frustré de la société de consommation, il est passé à celui de visionnaire avant gardiste.
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Mercredi, 9 décembre 2009
The life of Bruno Lussato - 1960's - 1970's
By Kevin Bronstein

Dear Friends,
The following post is the next installment of The life of Bruno Lussato. In the first blog I recounted my initial encounters with the Professor and left us at the begining of the 60’s. At that stage he had already gotten himself his professorship at the CNAM and started professing the benefits of American management theory. His activities as a researcher and professor allowed him to apply this theoretical framework to the very real situations he started to face with his clients.
Bruno and I shared many of the same values when it came to management. The following principles were at the centre of his work in the 60’s and 70’s but stayed core to his beliefs as long as I knew him: Decentralisation; Manage through goals, not procedures; Simplify workflow.
It was a time where American enterprise, supported by the contemporary academics, thrived in a virtuous balance between stakeholders shareholder value, respect of the clients, employees and the host countries to these newly emerging multinational outfits. It was a time where there was a genuine desire to preserve the prestige and the quality of the products, not the brand, and the religion of work ethics was pervasive throughout the enterprise. Having lived through these days myself, I can assure you that there was no cynicism, no demagogy nor naïveté on behalf of the companies contrarily to today’s vacuous mission statements implemented by short termist professional CEO’s. T
hese principles were defended by the likes of Professor Lussato and organisations such as the AFAP (l'Association Française pour l'accroissement de la productivité), the CNOF (Le comité national pour l'organisation française) but in particular the OST(Organisation Scientifique du Travail) at Lussato’s CNAM (Conservatoire National des arts et Métiers). This benevolent vision of enterprise, emboldened by the technical knowledge of the likes of the Professor and myself (often did I participate alongside Bruno in AFAP or OST events), allowed Europe to graduate in a near miraculous timeframe –although China seems to be making new time here- from a arts and craft post war societies to fully industrialized nations.
I visited Bruno in Paris in 1962, a trip I vividly remember. He was working at the BHV in the service of a visionary of the time, Georges Lillaz. He had a truly human approach to retailing allowing for unheard of autonomy to the so called “Chef de Rayon” (department manager in a store) who were both buyers and sellers. He despised the “other” model that most Wall Mart like chains follow: Bureaucratic, centralized decision-making subjected to the illogic language of IT Systems of the time and self centred agendas of HQ managers.
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Mardi, 17 novembre 2009
The life of Bruno Lussato - The early years - 1950's
by Kevin Bronstein

It is with a certain emotion that I write my first Blog in honour of our friend and mentor Professor Bruno Lussato. Whereas it is my firm intention to contribute to this blog in a manner similar to the spirit of the Professor I believed it appropriate to start my series of blogs with posts about him. Specifically I shall aim to retrace his voyage through life that brought him to the broad array of themes and emotions presented in this blog. I will gradually describe my relationship with him but also involve the people who knew him best to add yet another layer of understanding to this extraordinary character. All this of course will solely be in an effort to continue along the path of learning he has traced for us all and I wholeheartedly encourage you to share with us your comments or anecdotes as you see fit.
I met the Professor in 1955 in Paris, I was 23. He was at the time following the classes of the famous Raymond Boisde at the CNAM where he would later teach for almost 50 years. I had travelled to France intrigued to see how systems theory would be applied in a country in the process of rebuilding. It was the defining “trente glorieuses” the thirty grand years where a battered Europe managed to rebuild itself out of its ruins with undeniable help of American market theory. For that reason, and at that time only, theory and systems meant more than a mere academic exercise but truly represented the way forward - in an applied fashion. Knowing theory, embracing it meant seeing the future and helping to define it. Soon enough Bruno and I connected around the topic of centralized vs. decentralized organisations and systems. His fiery personality and stern determination already let his extraordinary ability to convince and organise transpire. From the start he was anchored in the camp of decentralization and believed in the human being. At that time this view was starkly opposed to the predominance of the mainstream desire to centralise and computerise the planet. We were all so mesmerized by the beauty of these 300ton machines, these super computers that had the groundbreaking processing ability of up to 256kb, that the Professor’s early message of human first, machines second was about as welcome as a parent at a teenager road trip.
I returned to Canada and did not see the Professor until the fall of 1960, by complete coincidence at a conference in Dayton, Ohio. He had joined the BHV (a curiously French hybrid of a department and a hardware store) as an organisational engineer and had managed to secure himself a teaching position at the CNAM and HEC, the famous business school. We attended Trujillo’s brilliant Modern Merchandising Methods (MMM) seminar coaching modern retailers across the world through his International Seminars at the NCR headquarters. Together we met Gerard Mulliez (his future client) and
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Commentaires
lun 15/03/2010 à 03:44
This is really great that you do a king of great theme relat ed to this topic. Thus I opine that this can be great [...]
dim 14/03/2010 à 15:20
I will make effort to write an thought on how hot college is and perhaps some resources we re students can pursue [...]
sam 13/03/2010 à 13:23
It requires a long time to lea rn essay writing skills. But o ftentimes, different people ar e lack of time. If you w [...]
ven 12/03/2010 à 06:13
Monsieur Lussato, Je ne conna issais pas Wagner, je n'écouta is pas Wagner, et puis... J'a ime la musique et les on [...]
jeu 11/03/2010 à 07:44
We could debate for a long tim e about the chronicle of term paper writing, but will tell t hat the purchase essays [...]
mer 10/03/2010 à 23:10
It's not so easy to cope with several things one at time, pa rticularly when you must creat e the academic essay. Th [...]
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